posts dans la catégorie 'Un coup d’œil dans le rétro … et dans ma discothèque'


Black Rebel Motorcycle Club – Howl – 2005

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Pour cet album, « Howl« , en 2005, nos rockeurs débranche leurs amplis, laissent entrer la lumière dans leur musique et effectuent un retour aux sources du blues, de la country, de la folk et même du gospel. Guitares acoustiques, harmonica, claviers discrets illuminent un disque qui sent bon les grands espaces et vieillit comme un bon vin. Un exemple avec le très beau « Promise » ci-dessous:
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Black Rebel Motorcycle Club – B.R.M.C. – 2001

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On a oublié qu’en 2001, date de la sortie de « B.R.M.C. » premier album du Black rebel Motorcycle Club on vivait un revival du rock à guitare crades, les enfants du grunge sans doute. Donc ici, le format est rock basique avec guitare, batterie, basse, chant. L’album, sans rien inventer, déroule un rock sombre plutôt plaisant qui, dans ses meilleurs moments, lorgne du côté de Jesus and Mary Chain sans toutefois en égaler le venin. Le ténébreux « Rifles » est sans conteste un des meilleurs moments du disque ci-dessous:
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Black Mountain – In the future – 2008

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Avec « In the future » et sa très belle pochette en 2008, Black Mountain reste bloqué dans les 70’s puisant ses riffs lourds chez Led Zeppelin, ses claviers chez le Pink Floyd psychédélique des débuts, ses ballades chez les Stones et n’hésite pas, comme sur l’envapé « Bright lights », à balancer un titre de 16 mn comme on n’en fait plus. Mais le groupe sait aussi alterner les moments calmes, presque folk et la voix de la chanteuse, magnifique, apporte toute la douceur nécessaire à cet album en rappelant les trips du Jefferson Airplane de la même période. Curieux titre donc pour un album résolument tourné vers le passé mais qui sait aussi s’en extraire comme sur le merveilleux et hallucinant « Wucan » ci-dessous:
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Black Mountain – Black Mountain – 2005

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En 2005, la pochette mystérieuse et le nom du groupe « Black Mountain » m’attiraient irrésistiblement avec ce premier album éponyme. Ce groupe canadien à deux têtes pensantes, mixtes, puise indéniablement son inspiration dans les 70′s. Si les trois premiers titres sont sous influence Led Zeppelin (ce n’est pas un défaut) avec leur riffs puissants, c’est après que l’album impressionne le plus. Avec le plus pop « No satisfaction » puis avec de longues plages quasi hallucinogènes comme les 7 minutes exceptionnelles de « No hits » ci-dessous chantées à deux voix qui ne laissent aucun doute sur le talent de ses concepteurs:
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Black Lips – Arabia Mountains – 2011

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C’est certainement sur la foi d’une critique (comme souvent) que je me procure en 2011 « Arabia Mountains » le sixième album des Black Lips, groupe pour moi inconnu jusque-là. Je découvre alors 16 titres, quasiment tous largement en-dessous des 3 minutes d’un groupe qui a fait de l’esprit garage un mode de vie. Le rock que joue les Black Lips est à la croisée des Clash, pour les tubes hyper accrocheurs, des Ramones, pour la brièveté et l’urgence, des Cramps, pour le côté foutraque, débridé et rockab de l’entreprise mais aussi parfois des Stranglers première manière quand le ton se fait un peu plus sombre. Voilà un disque que j’aurais adoré en 1984/85, que j’écoute aujourd’hui avec un peu plus de recul, un sourire aux coins des lèvres. « Modern art » en guise d’échantillon ci-dessous:
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The Black Keys – El camino – 2011

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En 2011, Dan Auerbach et ses Black Keys décrochent le gros lot avec « Lonely boy« , énorme tube qui ouvre l’album « El camino« . Ce dernier est un condensé de rock vintage, aux chansons accrocheuses et enlevées qui font taper du pied. J’avoue que ce n’est pas complètement ma tasse de thé mais que reprocher à cette entreprise en tous points réussie, à écouter en voiture cheveux au vent? Pas grand-chose en fait si ce n’est peut-être son aspect futile. Mais c’est un disque pour ne pas se prendre la tête, monter le volume et grimper aux rideaux. Dont acte avec ce « Sister » au riff immédiatement reconnaissable et aux airs presque disco ci-dessous:
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Frank Black – Teenager of the year – 1994

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Oui Frank Black est bien le « Teenager of the year » en 1994. En 22 titres et avec une facilité déconcertante, il dégoupille cette bombe à multiples fragmentations digne du meilleur des Pixies. Bien plus homogène et constant dans l’inspiration que dans le précédent disque, il virevolte d’un titre à l’autre, sans qu’aucune graisse ne vienne alourdir l’ensemble. Il ne fera jamais mieux par la suite. Un exemple parmi tant d’autres avec « I want to live (in an abstract plain) » ci-dessous:

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Frank Black – Frank Black – 1993

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En 1993, alors que nous pleurons la séparation des Pixies, Charles Thompson alias Black Francis devient Frank Black et publie son premier album solo « Frank Black ». Le disque console tous les fans éplorés des Pixies en 15 titres qui rappellent évidemment l’univers du groupe avec une pop rock qui part dans tous les sens, aux relents 60’s et surf rock (Frank Black y reprend le « Hang on to your ego » des Beach Boys), aux mélodies accrocheuses, alternant les moments calmes et énervés qui ont fait leur succès. Même si l’album « bûcheronne » un peu trop avec une batterie mastoc, même si les titres ne sont pas tous du même tonneau, il faut reconnaître la qualité du disque qui passe encore la rampe 25 ans après. Je succombe toujours à ce « Los Angeles » (prononcer « Loss Angueless ») qui alterne le chaud un peu lourd et la légèreté sublime dans sa deuxième partie ci-dessous:
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The Black Angels – Death songs – 2017

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Rien n’a fondamentalement changé avec cet album de 2017 des Black Angels et intitulé « Death songs« . On retrouve la pochette façon illusion d’optique hallucinogène et ces chansons sombres, souvent torturées puisant dans la source d’un psychédélisme 60′s. Et pourtant petit à petit, comme c’était déjà le cas sur « Phosphene dream« , la musique des Black Angels s’allège, s’épure (c’est un grand mot). Les guitares sont moins prégnantes, moins nombreuses, moins distordues et les mélodies s’en retrouvent comme révélées. Ici, moins de boucan mais encore plus de tension et d’intensité pour ce qui est à mon goût leur meilleur album. On retrouve parfois quelque chose de la fièvre d’Echo & The Bunnymen comme sur cet « Estimate » débranché et pourtant Ô combien puissant ci-dessous:
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The Black Angels – Phosphene dream – 2010

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La recette n’a pas beaucoup changé sur cet album de 2010 des Blacks Angels intitulé « Phosphene dream« , la pochette en témoigne. On y trouve toujours un rock d’inspiration psychédélique, aux guitares superposées que je trouve finalement assez ennuyeux à la longue même si fréquemment, le tempo, l’atmosphère changent au cours d’un même titre. Un exemple de la tonalité du disque avec ce « River of blood » bien envoyé ci-dessous:
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The Black Angels – Directions to see a ghost – 2008

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Et voici que commence la période des groupe en « Black… ». En 2008, les Black Angels d’Austin – Texas sortent « Directions to see a ghost » leur deuxième album. Ayant emprunté leur nom à une chanson barrée du Velvet Underground, on ne peut s’attendre à une musique saine d’esprit. En effet, leur rock psychédélique doit autant au Velvet, au 13th Floor Elevator (d’Austin également) qu’aux Doors. Empilant, torturant, vrillant, difractant les guitares sur une rythmique métronomique et lourde, le groupe vise à la transe. La voix caverneuse et incantatoire du chanteur renforce cette ambiance noire à souhait. On est loin de la Lambada donc! J’ai du mal j’avoue à rentrer en transe avec cette musique qui, sur la longueur, est assez pénible même si les architectures soniques du groupe sont parfois passionnantes. un exemple avec « Doves » ci-dessous:
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Björk – Vulnicura – 2015

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En 2015 dans l’album « Vulnicura« , Björk raconte en musique l’histoire de sa rupture amoureuse depuis ses prémices jusqu’aux mois qui l’ont suivie. Comme seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, je dois dire que j’ai mis 3 ans à apprécier ce disque qui m’avait rebuté à sa sortie. Sûrement est-ce dû au fait de m’être replongé dans la discographie de l’islandaise, de m’être en quelque sorte préparé à le réécouter d’une oreille nouvelle. Comme quoi il faut toujours revenir sur les disques qu’on a un temps pu ne pas apprécier. Musicalement le disque est à la frontière de l’ultra moderne et expérimental, avec les rythmes extraterrrestres du musicien électronique Arca, et du classique, avec des arrangements de cordes très présents. Dans cet environnement, Björk pose des mélodies souvent mélancoliques, loin de l’ennui de « Biophilia« , très belles. Bien sûr, le format pop n’est plus, depuis longtemps d’actualité chez Björk et « Vulnicura » n’est pas toujours simple d’accès, comme souvent chez les artistes qui ne se contentent pas de répéter encore et toujours la même formule. Le très beau « Lionsong » ici en live donne une très bonne idée de l’album et montre à quel point Björk est une artiste unique.
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Björk – Biophilia – 2011

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En 2011, Björk sort « Biophilia« , une espèce de concept album en partie composé sur Ipad, dont chaque chanson, consacrée à la Nature, comporte une extension sous la forme d’une application pour que chacun puisse composer de la musique à partir de « Biophilia« , le tout dans un univers 3D appelé « Cosmogony ». Vous avez compris quelque chose à ce gloubi-boulga pour bobos new age? Moi non plus. Et la musique dans tout ça? Dépassée par son concept, Björk semble pour la première fois de sa carrière en panne d’inspiration. S’il n’est pas foncièrement mauvais, certains titres pris séparément présentant un réel intérêt, l’album ennuie sur la distance et peine à faire naître quelque autre émotion que ce soit. Sa voix, jusque là ensorcelante, irrite, prenant beaucoup de place devant des arrangements assez pauvres pour interpréter ce que l’on a bien de la peine à appeler mélodies. Björk est devenue une artiste contemporaine qui recherche l’art total et cette fois-ci elle semble avoir vu un peu trop grand. Mais il y a de beaux moments dans « Biophilia » comme par exemple ce très réussi « Mutual core » au clip étonnant qui alterne le calme et la tempête ci-dessous:
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Björk – Volta – 2007

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Après « Medulla« , un album quasi exclusivement composé de voix humaines, voici que sort en 2007 « Volta » à la pochette d’une laideur incommensurable. Mais le contenu en est passionnant même si depuis « Vespertine » Björk ne carresse plus le public dans le sens du poil et continue d’expérimenter à chaque nouvelle livraison. « Volta » ne fait pas exception. Il est marqué par de nombreuses collaborations (Timbaland, Anthony) et la prédominance des percussions, des cuivres et d’instruments issus de la world music (Kora, luth chinois). Il en résulte un album qui varie les atmosphères passant des rageurs « Earth intruder » et « Declare independence » aux soubresauts d’ »Innocence » jusqu’aux cuivres majestueux de « Vertebrae by vertebrae« . On ne s’ennuie jamais dans ce disque fourmillant d’idées où Björk, à l’instar de Radiohead, prouve que l’on peut toucher le public sans jamais cesser d’avancer, d’ouvrir des horizons nouveaux parfois destabilisants. Ci-dessous terrible version live d’ »Earth intruder« :
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Björk – Vespertine – 2001

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Après la consécration mondiale d’ »Homogenic« , Björk ne se repose pas sur ses lauriers et publie en 2001 « Vespertine« . Et c’est à nouveau une expérience sonore d’une originalité folle. Pénétrer dans « Vespertine » c’est parcourir un monde de cristal, de dentelles de glace, fragile et délicat. On y entend des rythmes électroniques liquides, démultipliés, semblant provenir de stalagtites dans une cathédrale, une harpe limpide, et Björk qui chante divinement des mélodies souvent complexes comme ci-dessous dans l’immense « Pagan poetry« :
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Björk – Homogenic – 1997

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En 1997, Björk met tout le monde d’accord avec l’album « Homogenic« . Si les deux premiers, « Post » surtout, manquaient parfois de ligne directive, Björk trouve ici sa voie personnelle et originale. « Homogenic  » est d’une grande cohérence avec ses rythmes électroniques vrillés, hachés, destructurés concoctés avec l’aide de Mark Bell de LFO, ses arrangements de cordes absolument somptueux et ses 10 chansons qui ne montrent pas le moindre signe de faiblesse. Par-dessus ces gouffres, ces crevasses, Björk survole de sa voix incroyable des paysages d’une beauté stupéfiante, ne ressemblant à rien de connu alors. Du somptueux « Hunter » introductif jusqu’à un « All is full of love » en apesanteur, Björk ouvrait la voie aux 2ème millénaire de la pop dans ce chef d’oeuvre incontournable. On la retrouve ci-dessous lors d’un passage live à Nulle Part Ailleurs pour des fantastiques versions avec cordes de « Bachelorette » et « Joga« .
http://www.dailymotion.com/video/x9khtb

Björk – Post – 1995

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Après un « Debut » fracassant, Björk remet le couvert en 1995 avec l’album « Post« . À l’image de sa pochette façon patchwork de couleurs, l’album surprend encore par sa diversité. On passe de rythmes industriels au trip hop ouaté et enrobé de cordes, sans oublier le jazz (le pénible « Oh It’s so quiet« ) et l’électro pop. Moins homogéne que « Debut » et au final moins convaincant, « Post » brille tout de même de mille feux dans la production musicale de l’époque et la voix de Björk semble n’avoir plus de limites, s’aventurant dans tous les genres musicaux, capable de dominer un orchestre jazz comme de sussurer à notre oreile dans le merveilleux « Headphones« . Écoutez donc « Isobel« , un sommet de l’album, modèle de construction et truffé d’idées d’arrangements fantastiques ci-dessous:
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Björk – Debut – 1993

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Nous étions quelques uns à avoir repéré Björk Guðmundsdóttir au sein de ses Sugarcubes, pétillant groupe pop islandais de la fin des 80′s. Mais en 1993, la chanteuse se sentant à l’étroit, publie « Debut » son premier album solo, et c’est le carton absolu. Bjork révèle son immense talent au monde entier, et sa voix, reconnaissable entre mille, capable d’aller chercher des notes stupéfiantes, devient familière. Le disque est une réussite totale, à la fois accessible avec ses immenses tubes dance mais également très varié, explorant des registres plus sombres, des atmosphères particulièrement fouillées, et n’a pas pris une ride 25 ans après. Il suffit d’écouter ce sublime chant d’amour qu’est le langoureux « Come to me » ci-dessous pour comprendre que l’avenir ouvrait ses bras à Björk.
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Andrew Bird – Armchair apocrypha – 2007

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Violoniste de formation, Andrew Bird sortait en 2007 son 9ème album solo. « Armchair apocrypha » est une collection de pépites indie folk/rock de très grande qualité. On y entend du violon donc mais aussi des sifflements sur des mélodies  d’une grande subtilité. Idéal pour les soirées d’hiver au coin du feu, l’album se déguste, infuse lentement, petit à petit pour se révéler finalement comme ce qu’il est: un très bon disque. Pour s’en convaincre on écoutera ci-dessous par exemple le très beau « Scythian empire » qui n’aurait pas juré chez Radiohead:

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Benjamin Biolay – Vengeance – 2012

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En 2012, après le succès critique et public de « La superbe », Biolay fait désormais partie du cercle restreint des artistes qui resteront. Avec « Vengeance« , il bouscule encore ses habitudes avec un album où souvent les guitares sont en avant, où les rythmes électro cognent et où les textes sont toujours aussi forts. Album d’une puissance émotionnelle immense, qui peut passer de la douceur au coup de poing, « Vengeance » impressionne. L’extraordinaire « Ne regrette rien » en duo avec Orelsan, compte parmi ce que Biolay a fait de mieux, ci-dessous:
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Benjamin Biolay – La superbe – 2009

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Avec « La superbe« , en 2009, Benjamin Biolay fait définitivement taire les dernières critiques qui lui reprochaient d’être trop ci, pas assez ça, trop frimeur, pas assez chanteur, trop Gainsbourg, trop antipathique, … on s’en fout. « La superbe » l’installe définitivement au sommet, double album hyper ambitieux et magnifique, condensé de tout ce qu’il sait faire, aux mélodies ensorcelantes, aux arrangements qui s’autorisent tout, aux textes souvent bouleversants dans lesquels il se met à nu. Je ne me lasse pas de cette fantastique « Brandt rhapsodie » dans laquelle, en duo avec Jeanne Chéral, à coups de post it, sms et messages griffonnés au coin d’une table, défilent toutes les étapes d’une histoire d’amour. C’est superbe et c’est juste là dessous:
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Benjamin Biolay – Trash yéyé – 2007

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En 2007, Biolay sort ce « Trash yéyé » impressionnant de maîtrise et pose une pierre de plus dans l’édifice de sa carrière déjà immense en terme de qualité. Disque très pop, contenant plusieurs tubes, Biolay y chante comme souvent ses fractures, ses blessures, ses pertes comme sur le superbe « Laisse aboyer les chiens » ci-dessous et ses envolées de cordes.:
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Benjamin Biolay – À l’origine – 2005

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En 2005, Biolay pour son troisième album « À l’origine » casse sa barraque. Dans ce disque d’une densité extraordinaire, il brise ses jouets, prend tous les risques et signe son meilleur album jusque là, un immense album. Le ton se fait sombre, les textes brillent comme des diamants noirs, les arrangements fusent dans tous les sens, de la ballade au piano en passant par une pop flamboyante et des passages électro tordus. Les refrains claquent, les couplets caressent et Biolay prend une dimension qui le place définitivement dans la lignée des plus grands, pas si loin du roi Bashung. Bashung à qui on pense d’ailleurs dans cette fantastique version live et dark de la chanson qui ouvre et donne son titre à l’album « À l’origine » ci-dessous:
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Benjamin Biolay – Négatif – 2003

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En 2003, Biolay passe avec « Négatif » haut la main le cap du toujours difficile deuxième album. Sous sa pochette fleur bleue, on trouve pourtant 14 titres d’une maitrise ahurissante dont il est difficile d’extraire l’un ou l’autre. Des guitares folk apparaissent, évoquant une Amérique en noir et blanc et au ralenti. Si l’album semble plus dépouillé que « Rose Kennedy« , on retrouve pourtant ces somptueux arrangements de cordes, voire de cuivres sur un grand nombre de titres. Dire que Biolay n’a pas de voix est un non sens. Il est de la famille des Gainsbourg, des Cohen, des Daho qui par leur interprétation font sonner les mots à la perfection, bien plus que tous les gueulard(es) qui ont envahi les ondes. Je préfèrerais toujours cette sublime « Je ne t’ai pas aimé » qu’il chante avec sa compagne d’alors, Chiara Mastroianni, à toutes les Céline Dion et autre Adèle imbuvables du monde. 4 minutes de beauté et de grâce ci-dessous:
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Benjamin Biolay – Rose Kennedy – 2001

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Coup d’essai, coup de maître pour Benjamin Biolay et son premier album de 2001 « Rose Kennedy » qui prend place directement dans le haut du panier des productions made in France. Compositeur, auteur, arrangeur, Biolay sait tout faire et livre une merveille d’album. Les paroles sont ciselées et très cinématographiques, les arrangements de cordes somptueux rappellent Gainsbourg et ses chansons mélancoliques prennent aussi bien leurs racines chez Trenet et Salvador que du côté de chez Mc Cartney pour la perfection pop. Cet album annonçait un futur grand de la chanson, l’avenir ne fera que le confirmer. Je l’avais découvert à l’époque avec le magnifique « Les cerfs-volants » et son intermède « River of no return » signé Marylin of course ci-dessous, qui n’a pas pris une ride.
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Big Star – Radio city – 1974

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Plus culte que ce « Radio City » de Big Star de 1974 tu meurs. Le groupe d’Alex Chilton fut à l’époque couvert de louanges pour ce disque mais boudé par le public. Pourtant il n’y a pas que sa pochette qui soit géniale et l’album, avec ses guitares racées et affutées, ses titres pop irrésistibles, influencera une grande partie de la pop anglaise des 90′s. Comparez avec Teenage Fanclub pour vous en convaincre. On a peine à croire que la fantastique « You get what you deserve » ci-dessous ne soit pas devenue un hit. Le temps a heureusement rattrapé l’oubli de l’époque:
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The Bewitched Hands – Birds & drums – 2011

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The Bewitched Hands contrairement à ce que son nom laisse penser est un groupe français et « Birds and drums » en 2011 est son premier album. Couvert de louanges à l’époque, sa réécoute me laisse pourtant perplexe. Bien vite annoncés comme les Boo Radleys français par des journalistes en mal de nouveautés, Les BH souffrent cruellement de la comparaison. Oui on sent chez eux l’ambition de construire aussi des cathédrales pop, de s’inspirer des Beatles, des Beach Boys mais ces mille feuilles sonores que sont leurs chansons, plutôt taillées pour le live avec ces guitares éruptives, peinent à convaincre malgré quelques lueurs ça et là. La voix du chanteur est un des points faibles de ce disque ambitieux mais inégal et au final décevant. D’ailleurs que sont-ils devenus? Tout n’est pas indigne loin de là, en témoigne ce « Hard to cry » bien troussé ci-dessous:
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The Beta Band – The three EP’s – 1998

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Ce n’est même pas un album que ce « The Three E.P.’s » du Beta Band mais la compilation de leurs trois premiers EP sortie en 1998. Groupe culte par excellence, adoubé sur le tard par Radiohead, Beta Band est une machine à expérimenter, à trifouiller, à bidouiller les sons. Leurs influences viennent du folk, du hip hop, du psychédélisme pour un résultat étonnant et détonnant. On ne se lasse pas de ce « Dry the rain » intemporel et tant de fois copié. Ci-dessous:
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The Besnard Lakes – The Besnard Lakes are the roaring night – 2010

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« The Besnard Lakes are the roaring night » sorti en 2010 ne peut qu’impressionner. À l’image de sa pochette apocalyptique, l’album semble un impitoyable rouleau compresseur. À la fois sombre et profond, il arrive la plupart du temps à éviter l’emphase et l’ennui, trop souvent au rendez-vous de ce genre d’entreprises. Grâce à une production riche qui superpose les guitares façon My Bloody Valentine, fait décoller les voix vers l’espace, on n’en ressort pas indemne. Il suffit simplement de s’allonger, de fermer les yeux et de se laisser emporter par l’extraordinaire « Like the ocean, like the innocent (pt.1+2) » ci-dessous:

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The Besnard Lakes – The Besnard Lakes are the dark horses – 2006

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Malgré la pluie d’éloges que cet album du groupe canadien The Besnard Lakes, composé de Jace Lasek et de son épouse, avait recueillie en 2006, je n’avais pas été entièrement convaincu. Avec le recul il faut reconnaître que ces 8 titres sont assez impressionnants. Fait d’un mur du son, aux guitares qui ne sont pas sans rappeler  My Bloody Valentine sans la sauvagerie, ou encore Mogwai, à la production d’une richesse et d’une complexité passionnantes, sur lesquelles des voix célestes viennent se greffer, enrobé de claviers, de cuivres, de cordes, l’album est très ambitieux et convainc. Il y a bien ça et là quelques lourdeurs héritées du rock progressif mais dans l’ensemble, le disque plane, insensible à la gravité. Il suffit de jeter une oreille sur le fantastique « Disaster » ci-dessous:

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George Benson – Shape of things to come – 1968

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Après avoir débuté avec Miles Davis, le guitariste George Benson vole de ses propres ailes. En 1968, sur « Shape of things to come« , il est épaulé par Herbie Hancock et Ron Carter sur cet album constitué principalement de reprises, d’Aretha Franklin ou des Monkees par exemple. Mais « Footin’ in » est bien une composition originale signée Benson et c’est so cooool. Ci-dessous:

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Belly – Star – 1993

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Toute une époque que ce « Star » de Belly, groupe fondé par Tanya Donnelli, ex Throwing Muses, ex Breeders, l’année 1993 exactement. Année où je prolongeais déjà mes études au-delà du raisonnable et allait écouter Belly au Globe à Lyon en première partie des Boo Radleys. Finalement, l’album a bien passé la rampe des années, avec ce son caractéristique de la première partie des 90′s, fait de pop songs à guitares noisy et accrocheuses et de plages plus calmes. La voix mutine de Tanya fait du charme sur ce disque éternellement adolescent comme sur ce « Gepetto » tubesque. ci-dessous:
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Belle And Sebastian – Write about love – 2010

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Peut-être un poil plus inégal que son prédécesseur « The life pursuit », « Write about love » en 2010 reste une pétillante collection de chansons pop, radieuses et enjouées. Si certaines ballades ne sont pas impérissables, il suffit d’écouter ce « Come on sister » ci-dessous pour retrouver le sourire:

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Belle And Sebastian – The life pursuit – 2005

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Avec « The life pursuit » en 2005, Belle And Sebastian passe enfin à la vitesse supérieure. Comme si après une série de films à petits budgets en noir et blanc, un réalisateur découvrait le technicolor et les effets spéciaux. La production de l’album donne à ces chansons leur véritable dimension sans les étouffer. Le disque respire le soleil et enchante du début à la fin avec ses orchestrations luxuriantes et inspirées. Comme dans ce « Another sunny day » au titre on ne peut plus adapté ci-dessous:
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Belle And Sebastian – Dear catastrophe waitress – 2003

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Je suis à l’époque passé à côté de ce « Dear catastrophe waitress » de 2003. Peut-être parce que Belle And Sebastian ne pouvait plus que décevoir après ses débuts tonitruants, sans jamais pourtant sortir un mauvais album. Celui-là déçoit peut-être un peu plus que les autres tout en contenant quelques très bonnes chansons pop bien tournées, aux envolées de violons radieuses.  Plus que jamais Belle And Sebastian devait se renouveler. Cela sera bientôt le cas mais je ne me lasse pas de cette merveille qu’est « Piazza, New-York catcher » que n’auraient pas renié Simon & Garfunkel ci-dessous:

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Belle And Sebastian – Fold your hands child, you walk like a peasant – 2000

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Avec « Fold your hands child, you walk like a peasant » en 2000, Belle And Sebastian réussit un joli 3ème album plein de chansons délicates, aux mélodies fragiles mais en même temps on commence à comprendre qu’ils ne rééditeront peut-être jamais le chef d’oeuvre « If you’re feeling sinister« . Ce n’est pas grave l’album contient suffisamment de bonnes chansons pour satisfaire l’auditeur comme cette magnifique balade nocturne à deux voix appelée « Waiting for the moon to rise » ci-dessous:
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Belle And Sebastian – The boy with the arab strap – 1998

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« The boy with the arab strap » sorti en 1998 a un peu de mal à soutenir la comparaison avec « If you’re feeling sinister« , son intouchable prédécesseur. Cependant, la formule est quasiment la même avec une pop radieuse, légère et aux mélodies toujours inventives. En lui-même ce disque reste bien au-dessus de la production pop moyenne comme le prouve le tube « Sleep the clock around » ci-dessous:
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Belle And Sebastian – If you’re feeling sinister – 1996

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Miracle d’album, « If you’re feeling sinister » va illuminer l’année 1996 et mon entrée dans la vie active (!) et ouvrir les portes de la reconnaissance à Belle And Sebastian. Je ne me lasse toujours pas de ces perles de pop délicates et ciselées où les arpèges de guitares et le piano cristallin tissent un écrin aux mélodies parfaites de Stuart Murdoch. Plus de 20 ans après le disque n’a pas pris une ride, taillé qu’il est pour la postérité. Un chef d’oeuvre de raffinement et de subtilité dans un monde de brutes. « Seeing other people » ci-dessous possède toujours la force de l’évidence, comme au premier jour:
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Belle And Sebastian – Tigermilk – 1996

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En 1996, une poignée d’étudiants écossais fait presser un vinyle en guise de projet de fin d’études. Ce sera « Tigermilk » le premier album du groupe Belle And Sebastian emmené par Stuart Murdoch. Le disque est un miracle de pop fraiche, enjouée, aux mélodies évidentes, fines et ciselées portées par la voix de petit oiseau de Murdoch. Les arrangements subtils et fragiles convoquent trompettes et violons pour notre bonheur. Confidentiel à l’époque, « Tigermilk » sera redécouvert quand, avec l’album suivant, le groupe mettra tout le monde d’accord. Comment résister à des classiques pop tels que ce « Expectations » ci-dessous?
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Bertrand Belin – La perdue – 2007

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Sur « La perdue » deuxième album de Bertrand Belin datant de 2007, on entre dans un monde quasi fantastique où l’onirisme des mots fait planer une étrangeté permanente. Curieusement, les riches orchestrations ne peuvent empêcher ces titres de se départir d’une austérité tenace. L’album n’est pas facile et pourtant abordable dans la forme, semblant intemporel. J’avoue avoir du mal à succomber sur la longueur de l’album mais il comporte pourtant des moments de grâce pour qui sait les dénicher. La chanson-titre ci-dessous:
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Beirut – March of Zapotec / Realpeopleholland – 2009

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Zach Condon est un personnage mystérieux qui apparait puis s’éclipse comme il est venu, sans flonflons ni trompettes. C’est pourtant bien une fanfare qu’il est allé chercher au Mexique sur le premier des deux Ep que constituent « March of Zapotec / Realpeopleholland » en 2009. Plus exactement il est allé enregistrer avec un orchestre traditionnel de la province d’Oaxaca, spécialisé dans les marches funèbres et c’est somptueux. Ces 6 titres sont empreints d’une mélancolie impressionnante. Le deuxième Ep « Realpeopleholland » est beaucoup plus conventionnel et finalement assez quelconque mais sur « March of Zapotec » vous entendrez des merveilles comme « The Akara » ci-dessous:

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Beck – Midnite vultures – 1999

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1999, Beck découvre les choses de la vie! Avec « Midnite vultures » et sa pochette flashy à souhait, il surprend son monde avec un album dégoulinant de sueur, suintant la luxure, empruntant son funk moite à Prince et Sly & The Family Stone voire au « Emotional rescue » des Stones. On ne l’attendait pas sur ce terrain mais le blondinet s’en tire avec les honneurs et plus que ça. Suite à ce dépucelage en règle, il peut voler de ses propres ailes, désormais tout lui est permis. Malheureusement il ne profitera de cette liberté acquise qu’à demi car la décennie suivante ne sera pas aussi impressionnante que celle qui s’achève le concernant. Il reste ces titres enthousiasmants tel ce « Mixed bizness » endiablé ci-dessous.

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Beck – Mutations – 1998

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1998. Entre deux albums, au sommet de sa période la plus créative, Beck sort « Mutations« . Censé être un disque de transition, il se révèle être une petite merveille, certainement mon album préféré du blondinet. Son écriture est toujours aussi irréprochable et les arrangements ont gagné en simplicité, en sobriété. Les chansons sont toutes réussies dans une veine laid back, sans les débordements parfois brouillons et irritants des premiers albums. Et puis c’est là que l’on trouve cette merveille de samba pop qu’est « Tropicalia » ci-dessous:
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Beck – Odelay – 1996

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Le chien de la pochette est à l’image de « Odelay » l’album de Beck de 1996, à la fois très apprêté et pourtant totalement décalé et foutraque. Sur ce disque, certainement le meilleur de son auteur, les chansons sont beaucoup mieux produites et maitrisées qu’auparavant sans perdre toutefois le grain de folie qui les caractérisent. Les tubes s’enchaînent au même rythme que les idées originales, témoignant d’un élan créatif sans faille. Beck continue à mélanger différents styles, du blues au hip hop en passant par le folk et la pop pour au final, ne ressembler qu’à lui-même. Même si je suis pas toujours transporté, il faut bien reconnaître que l’album se pose là, incontournable au milieu des 90′s. « Lord only knows » ci-dessous, n’a rien à envier au meilleur des Stones période « Beggars banquet » et ce n’est pas peu dire.

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Beck – Mellow gold – 1994

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Pour son premier album « Mellow gold » en 1994, Beck Hansen frappe un grand coup. L’album est un véritable chaudron de sorcier en ébullition dans lesquels tous les ingrédients - folk, rock, hip-hop, noise, country, hardcore, blues – distillent leur venin. Porté par le tube « Loser » et son rythme hip-hop mâtiné de guitares slide, le disque est encore aujourd’hui une pierre de touche de l’indie rock folk. Parfois en surchauffe brouillonne cependant, l’album a du mal à garder un niveau élevé tout du long. On ne peut s’empêcher souvent de penser au maître Tom Waits dans ses moments les plus barrés d’expérimentations bruitistes. J’avoue ne pas être totalement client d’un album fatigant sur la longueur mais le talent et la folie sont au rendez-vous surtout dans ses moments les plus posés comme sur ce « Pay no mind (snoozer) » ci-dessous.

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Alex Beaupain – Après moi le déluge – 2013

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Avec « Après moi le déluge » en 2013, pas de doutes, Alex Beaupain fait du Alex Beaupain. Il livre encore une collections de chansons bien écrites, bien troussées mais quelque part bien peu surprenantes. On commence à voir les ficelles, les tics, les redites,les arrangements sont on ne peut plus conventionnels, lorgnant vers une variété, certes de qualité, mais désormais l’émotion n’est au rendez-vous qu’épisodiquement. Allez Alex, un peu de risques, du renouvellement! Il reste encore de beaux moments comme ce « Aimer pour deux » ci-dessous:
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Alex Beaupain – Pourquoi battait mon coeur – 2011

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Auréolé des succès incontestables de ses deux premiers albums, Alex Beaupain sort « Pourquoi battait mon coeur » en 2011. Si les thèmes abordés – l’amour, le sexe, le temps qui passe – sont toujours les mêmes, le son s’étoffe quelque peu avec l’introduction de sons électroniques dans ces chansons aigre-douces. Peut-être plus inégal, l’album installe son auteur dans le paysage de la chanson française. Un extrait avec « De tout sauf de toi » ci-dessous:
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Alex Beaupain – 33 tours – 2008

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Sur ce « 33 tours » publié en 2008 dans la foulée des « Chansons d’amour« , Alex Beaupain reste dans la même veine de ces chansons aux mélodies subtiles, aux arrangement classiques mais d’une sobriété exemplaire mettant en valeur ses mots qui brassent toujours les amours déçues, les ruptures mais aussi le désir, les étreintes sensuelles. C’est toujours aussi réussi et le disque n’a pas pris une ride comme dans le superbe « Novembre » ci-dessous:
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Alex Beaupain – B/O du film « Les chansons d’amour » – 2007

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Je découvre Alex Beaupain comme beaucoup avec la sortie du film de Christophe Honoré « Les chansons d’amour » en 2007 dont il est l’auteur-compositeurs des chansons qui en constituent la bande originale. Le film est un miracle d’équilibre,porté par des acteurs en état de grâce et des chansons fantastiques. On peut penser que Beaupain, plus jamais, n’atteindra un tel niveau. Les acteurs Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Coltilde Hesme entre autres sont tous rayonnants et interprètent les mots et les musiques de Beaupain. L’album sera récompensé à juste titre par le césar 2008 de la meilleure musique de film. L’incroyable fraicheur de ces chansons n’a pas pris une ride, je ne m’en lasse pas. Les jeux d’amour à 3 sont au programme de « Je n’aime que toi » ci-dessous:
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The Beatles – Let it be – 1970

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La pochette façon « split screen » de l’ultime album des Beatles annonce l’imminente séparation. D’ailleurs l’album sera produit par Phil Spector en l’absence des Beatles. Mc Cartney en désaccord avec le son choisi par Spector donnera son aval, 33 ans plus tard, à une version dite « naked » de « Let it be » débarrassée des effets Spectoriens. On y entend, entre autres,  les chansons jouées lors du fameux « Rooftop concert » sur le toit de l’immeuble d’Apple à Londres. Ce sera la dernière fois que les Fab four se produiront en live. Le film du concert en est donc particulièrement émouvant. « Let it be » n’est pas un mauvais album évidemment, loin de là mais il souffre de la comparaison des 4 immenses chefs d’oeuvre qui l’ont précédé. Très inégal, il marque un retour à un son plus épuré, plus direct souvent à tonalité blues rock et loin des expérimentations des années qui viennent de s’écouler. Outre la célébrissime chanson titre, on trouvera ci-dessous, pour l’éternité, deux extraits du « Rooftop concert »: « Don’t let me down » finalement écartée de l’album et la dernière chanson de la dernière face du dernier album des Beatles, « Get back« . Et merci pour tout.

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The Beatles – Abbey Road – 1969

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Y’a-t-il plus mythique qu’ »Abbey Road« ? Sa pochette, mille fois parodiée, mille fois interprétée, est la plus célèbre de l’histoire du rock. L’album, sorti en 1969, reste aujourd’hui le plus grand succés commercial des Beatles et truste les podiums pour le titre de meilleur album de tous les temps … comme ses 3 prédécessseurs, ce qui témoigne de l’hallucinante créativité du groupe sur ces 4 années. Ce sera pourtant le dernier album à être enregistré, les tensions au sein du groupe l’ayant dévoré de l’intérieur. Le contenu est tout simplement magistral de bout en bout; de « Come together » en passant par l’exceptionnel « Here comes the sun » signé Harrison qui ouvre ce qui reste pour moi le sommet de la discographie des Beatles, à savoir la fantastique face B de l’album et son fameux medley de 16 minutes. On y trouve aussi les extraordinaires harmonies vocales du chef d’oeuvre « Because« . Jusqu’au bout, les Beatles auront profondément transformé la musique populaire et la musique tout court, signant avec « Abbey Road » un chant du cygne (« Let it be » bien que sorti après fut enregistré avant) phénoménal, quittant la scène au sommet. Depuis ils traversent sur ce passage piéton pour l’éternité.
 

The Beatles – The Beatles – 1968

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1968 est l’année de l’album « The Beatles » universellement connu sous le nom de « double blanc ». Après avoir tutoyé les sommets comme l’on fait les Beatles sur « Revolver » et « Sergent Pepper » et inventé la pop des 50 années à venir, n’importe quel groupe aurait connu un creux, un moins bien, pas les Beatles stratosphériques de l’époque. Voici sans discussion le meilleur double album de l’histoire et un des meilleurs albums tout court. Les 30 extraordinaires morceaux, quasiment autant de classiques, reflètent l’incroyable créativité de chacun des membres. Moins homogène que les albums précédents, le double blanc explore mille pistes, revient parfois à des arrangements plus bruts et flingue la concurrence pour toujours. Même Charles Manson puisera dans « Helter skelter » la source de sa folie. Le talent de compositeur de George Harrison éclate également enfin au grand jour avec « While my guitar gently weeps » bien sûr mais aussi sur le plus méconnu et pourtant fantastique « Savoy truffle« . Impossible encore d’isoler un titre de ce chef d’oeuvre alors va pour « Sexy Sadie« , pefection faite pop:

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The Beatles – Sergent Pepper’s lonely heart club band – 1967

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Que dire qui n’a pas déjà été dit à propos de « Sergent Pepper’s lonely heart club band » l’album de 1967? Qu’il a révolutionné la musique pop, les techniques d’enregistrement, les effets,qu’il intègre des éléments de musique classique, indiens, tout ça est vrai. Quand on pense que des titres tels que « Penny Lane » et « Strawberry fields forever » ont été écartés de l’album, ça laisse pantois. Ce n’est pourtant pas l’album des Beatles que je préfère mais à un tel niveau de qualité cela n’a pas grande importance. Quand on entend un OVNI aussi génial que « A day in the life« , un des plus grands titres de tous les temps formé de deux chansons de Lennon et McCartney rassemblées par ce fameux orchestre symphonique, toutes les critiques restent lettres mortes:
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The Beatles – Revolver – 1966

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Si il restait des gens pour douter de l’importance des Beatles dans la musique moderne, ceux-ci dégainèrent « Revolver » en 1966 et mirent tout le monde d’accord. Album incontournable dans toute discothèque qui se respecte, « Revolver » est sans aucun doute un des 10 plus grands disques de tous les temps. Libéré des carcans de la scène, le groupe va faire subir à la pop music la plus foudroyante accélération de son histoire en l’espace de 3 ans. « Revolver » est entièrement conçu en studio où les Fab Four, George Martin et Geoff Emerick, les producteurs, vont tout oser, et tout réussir. Ils inventent de nouvelles techniques de prises de sons, de nouveaux effets, passent les bandes à l’envers, inversent un solo de guitare, introduisent des instruments jamais utilisés auparavant dans le rock, ouvrent 50 pistes à la fois pour les décennies à venir que l’on n’a toujours pas fini d’explorer. Combien de groupes se damneraient pour n’avoir composé qu’un seul des 14 chefs d’oeuvre absolus de « Revolver »? Impossible de choisir un titre dans ce coffre aux trésors entre l’immense « Eleanor Rigby » et son quatuor à cordes, ou le nerveux « Taxman« , ou encore le radieux et ensoleillé « Good day sunshine » j’en passe et des meilleures. Alors allons-y pour un extraordinaire « Tomorrow never knows » sous acides, sommet de la pop psychédélique:
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The Beatles – Rubber soul – 1965

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En 1965 avec « Rubber soul« , les Beatles entrent définitivement dans l’âge adulte de leur musique et signent un album bien supérieur à « Help! » Les expérimentations se multiplient et la qualité des compositions est ahurissante. Ils osent tout, même le sitar sur la fantastique « Norvegian wood », balancent des classiques instantanés comme « Drive my car » ou « Michelle » que 50 ans plus tard, le monde entier connait. Sous l’influence des drogues, le groupe invente la pop psychédélique et ouvre une nouvelle ère. L’album, de très haut niveau, annonce déjà le suivant, un des plus grands albums de tous les temps: « Revolver« . Je tiens pour ma part, « Girl » ci-dessous comme une des plus grandes chansons pop qui soit:

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The Beatles – Help! – 1965

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En 1965 avec « Help! » les Beatles signent un album majeur de la pop des sixties. L’extraordinaire chanson titre est un véritable appel au secours d’un groupe dépassé par son succès. Tout le monde connait « Ticket to ride » et « Yesterday« , classiques incontournables. Ce dernier titre est magnifié par des arrangements de cordes et annonce les splendeurs à venir. Pas une seule fausse note sur cet album comme sur le plus méconnu mais excellent « The night before » ci-dessous:
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The Beatles – Beatles for sale – 1964

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En 1964, en pleine Beatlemania, enchainant les concerts, les Beatles sont tenus par leurs producteurs d’enregistrer deux albums par an. Ce qui est le plus réussi dans « Beatles for sale »‘est peut-être la pochette. L’album comporte à nouveau 6 reprises et marque un certain essouflement dans la créativité du groupe. S’il n’est pas mauvais, ce disque peine à proposer des titres marquants exception faite de « Eight days a week » ci dessous. On sait que cette phase de surplace précède de peu ce qui reste aujourd’hui la plus formidable série d’albums de l’histoire de la pop music.

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The Beatles – A hard day’s night – 1964

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« A hard day’s night« , bande originale du film éponyme, le 3ème album des Beatles date de 1964. Il marque un saut qualitatif impressionnant et fait accéder le groupe à une notoriété planétaire qu’aucun musicien n’a jamais connue auparavant. Pour la première fois on ne trouve aucune reprise et le duo Lennon/Mc Cartney fait déjà des étincelles. Outre la chanson titre et « Can’t buy me love« , tubes intemporels, l’album recèle nombre de trouvailles mélodiques et d’arrangements beaucoup plus élaborées. Le groupe grandit, progresse en maturité comme sur le superbe « And I love her » ci-dessous:
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The Beatles – With the Beatles – 1963

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Enregistré seulement 4 mois après le premier album, « With the Beatles » est composé de 8 chansons originales et de 6 reprises. Malheureusement il ne contient pas les tubes de l’époque, ceux-ci étant sortis en singles. On note peu d’évolution par rapport à « Please, please me » et il est assez difficile en l’écoutant aujourd’hui d’y déceler les prodiges qui vont suivre. Se démarquent cependant certains titres dont le nerveux « It won’t be long » ci-dessous:

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The Beatles – Please, please me – 1963

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Si les Beatles sont déjà un groupe rodé sur scène, « Please, please me » est leur premier album enregistré en 1963 dans les conditions du live. Si le disque témoigne déjà d’une belle osmose entre les musiciens, ses singles vont déclencher la fameuse Beatlemania. Le disque est certainement celui qui témoigne le mieux de ce qu’étaient à l’époque les Beatles en concert: deux guitares, une basse et une batterie pour un album frais et simple. Le classique « I saw her standing there » ci-dessous:
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Beastie Boys – Anthology – The sound of science – 1999

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Ce best of des Beastie Boys date de 1999. Il retrace la carrière d’un groupe caractéristique des 90′S. Sur une base hip-hop, le trio prend parfois des accents punks, ou bien sur d’énormes basses envoie d’énormes riffs de guitares lézardés de scratches. Ils évolueront ensuite vers des contrées plus électro. Ce n’est pas toujours ma tasse de thé et c’est assez usant à la longue mais il faut bien avouer que des titres incisifs de la trempe de ce « Shake your rump » ci-dessous extrait de l’album de 1989 « Paul’s boutique » sont des sacrées tueries.

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Beach House – Thank you lucky stars – 2015

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Il est tout de même très rare qu’un groupe sorte son nouvel album seulement deux mois après le précédent. On pouvait craindre le pire après l’exceptionnel « Depression cherry » dont je ne suis toujours pas revenu: fonds de tiroir, rebuts, démos? … il n’en est rien, bien au contraire, et ce « Thank your lucky stars » est aussi réussi sinon supérieur à son grand frère. On peut même considérer que les deux albums forment un ensemble cohérent même si ce nouvel opus est plus dépouillé, plus près de l’os que le précédent. Résultat, il ne reste plus que les chansons, toutes fantastiques et sublimes, qui planent très très haut sur une batterie réduite au strict minimum, des claviers discrets mais toujours inspirés. « She’s so lovely » est candidate pour être la BO parfaite d ‘un film de David Lynch, la beauté de « All your yeahs » semble suspendue comme en apesanteur et ne tenir qu’à un fil, « The traveller » a sa place sur n’importe quel album des Cocteau Twins avec son orgue d’église en appui d’une voix d’ange, « One thing » et « Elegy to the void » balladent l’auditeur sur fond de guitares légèrement noisy et détraquées, … on peut en dire autant de TOUTES les chansons de cet album dont le sommet est sans conteste « Rough song« , somptueuse ballade sur fond d’orgue et de batterie famélique, à elle seule supérieure et plus porteuse de frissons que l’intégralité du dernier album d’Adèle qui malgré le renfort d’une armada de compositeurs, producteurs et autre communicants ne véhiculera jamais rien d’autre que l’ennui de l’objet formaté.
« Depression cherry » / « Thank your lucky stars« , deux facettes d’un immense talent, albums incontournables de l’année 2015 qui se termine. Oui Beach House peut remercier sa (ses) bonne(s) étoile(s)!

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Beach House – Depression cherry – 2015

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Etonnante pochette en velours rouge mais qui a le mérite de donner une idée assez précise de ce 5ème album de Beach House. Je précise que les supporters de l’OM et autres raffinés personnages peuvent déjà passer leur chemin. En effet comme à son habitude, le groupe entraîne son auditeur dans un écrin cotonneux qui n’est pas sans rappeler les formidables Cocteau Twins des 80′s et le groupe de filles Lush des 90′s. De la mélancolie douce comme son titre l’indique donc! Le tout dans un cocon de guitares translucides, de voix éthérées, d’orgues planants. C’est un disque parfait pour l’automne, pour les feuilles qui tombent et les jours qui décroissent. Dès l’ouverture on entre en « Levitation » et on n’en redescendra qu’après « Days of candy » le bien nommé. Entre les deux, un voyage en apesanteur ouatée à peine chahuté par les guitares noisy de « Sparks« . « Space song; PPP; Wildflower; Bluebird » sont autant de pierres précieuses dans leur écrin de velours rouge. Un groupe unique qui creuse son sillon.

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Beach House – Bloom – 2012

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Avec « Bloom » en 2012, Beach House franchit incontestablement un palier pour accoucher d’une merveille absolue. La pop rêveuse et évanescente du duo a gagné en amplitude, en profondeur et en complexité pour atteindre la quasi perfection. Comment ne pas rendre les armes devant tant de beauté, devant ces dentelles sonores, ces strates complexes, ces mélodies parfaites? « Bloom » est un chef d’oeuvre à l’image de ce « The hours » renversant ci-dessous:

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Beach House – Teen dream – 2010

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En 2010, Beach House en est déjà à son troisième album quand je les découvre avec ce « Teen dream » de toute beauté. C’est une musique spectrale, fragile, comme une procession de fantômes par une nuit d’automne que l’on y entend. Des mélodies somptueuses, sur des arrangements à la fois sobres et riches d’émotions. L’étonnante voix de Victoria Legrand donne vie à ces titres mélancoliques et parfois décharnés. Ci-dessous, le magnifique « Walk in the park« :

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The Beach Boys – California Gold

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Je n’ai que ce « California gold » des Beach Boys qui est un best of. Il faut bien sûr aller se plonger plus avant dans les albums studio pour découvrir l’immense oeuvre du génie torturé qu’est Brian Wilson et appréhender la complexité de ces cathédrales sonores que sont les chansons des Beach Boys. Ci-dessous l’extraordinaire « God only knows » extraite du chef d’oeuvre « Pet sounds » de 1966:

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Bauhaus – In that flat field – 1980

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En 1980, sur les braises encore chaudes du punk, le groupe anglais Bauhaus sort son premier album « In that flat field« . Je reste impressionné aujourd’hui par ces basses énormes, cette batterie puissante et subtile à la fois, ces guitares broyées, torturées et par le chant de Peter Murphy, qui passe des ténèbres à la sauvagerie au sein de chansons dont on peut considérer avec le recul qu’elles auront été la clé de voute de tout un mouvement dans lequel Siouxsie and The Banshees, Sisters of Mercy se seront engouffrés. Un disque fondateur sombre, sauvage et sans aucune concession donc du rock anglais de la décennie 80 qui s’annonçait. Ci-dessous, l’immense chanson titre:

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Battles – Mirrored – 2007

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Oui « Mirrored » du groupe Battles, sorti en 2007, est un album radical, inclassable, expérimental, excessif, unique et génial. Maelstrom sonore porté par des rythmiques complexes et frénétiques, utilisant les voix de toutes les manières sauf mélodique, l’album propose un trip éprouvant mais jamais emprunté auparavant. On ne sort pas indemne de cette traversée mais on y revient, pour tenter d’apprivoiser cet étrange objet d’une modernité absolue. On l’adore et il insupporte à la fois, il ne laisse personne indifférent. Un extrait avec l’immense « Atlas » ci-dessous:

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Battant – No head – 2009

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En 2009, le trio de Battant eut son heure de gloire avec l’album « No head« . C’est un disque aux relents de punk mâtinés d’électro et emmené par une chanteuse qui rappelle souvent Siouxsie ou Patti Smith. Brut de décoffrage, le disque s’écoute sans déplaisir malgré ses airs de déjà entendu et des plages inégales. « Radio Rod » ci-dessous est une des bonnes chansons du disque mais bon, rien d’exceptionnel non plus:

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The Bats – Fear of God – 1992

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Dans les années 80 et 90, la Nouvelle Zélande, outre son équipe de rugby, sera le vivier d’une scène rock d’une richesse incomparable. En 1992, The Bats en est l’étendard avec « Fear of God« , album d’une simplicité lumineuse rarement égalé. La pop à guitares, légère et sautillante du groupe trouve ici son point culminant. Les chansons respirent les grands espaces, l’innocence et la liberté et évoquent le REM des débuts sans rougir de la comparaison. Parfait pour les longs trajets en voiture. La parfaite « Dancing at the boat goes down » est représentative de la qualité du disque ci-dessous:

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Bat For Lashes – Two suns – 2009

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En 2009, sur l’album « Gold » Natasha Khan avec Bat For Lashes cultive encore plus un côté folk néo baba à tendance électro chic, qui s’il est hyper maitrisé, a tout de même la capacité de m’emmerder assez souvent, malgré un duo étonnant avec Scott Walker. Heureusement certains titres accrochent un peu plus mes pauvres oreilles comme ce très bon « Pearl’s dream » ci-dessous:

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Bat For Lashes – Fur and gold – 2007

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Natasha Khan, tête pensante de Bat For Lashes, est très jolie. Et sa musique est aussi sophistiquée que la photo de pochette de « Fur and gold » de 2007, sur laquelle elle apparait en amazone d’un autre temps. Mêlant instruments médiévaux, expérimentations à la Björk, que sa voix rappelle souvent, elle sait créer des atmosphères fantastiques et étranges prenant le pas sur la mélodie. De la belle ouvrage mais quand même un tantinet ennuyeuse sur la longueur. Le plus martial « Trophy » ci-dessous est très réussi:

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Alain Bashung – Bleu pétrole – 2008

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Maintenant que l’agitation est retombée je voudrais remettre les choses dans le bon ordre. En ce qui me concerne, même pour les millions planqués en Suisse, même pour allumer le feu, même pour Sylvie, Nathalie, Laetitia et certainement quelques autres, et encore moins pour Goldman, pour le fiston, pour Zazie, pour Obispo, même pour des Stades de France pleins comme des oeufs, même pour un hommage populaire et national, même pour flamber comme un malade jusqu’à en crever, contre la discographie entière de Johnny, je n’échangerais pas un seul des couplets d’une seule des chansons de l’ultime « Bleu pétrole » d’Alain Bashung. Il y a l’idole et il y a l’artiste capable de produire cette « Vénus » ballade nocturne fantastique, seule à éclairer la nuit, ci-dessous et chef d’oeuvre inépuisable. Mais il y a quand même un point commun entre Johnny et M. Bashung: ils sont morts tous les deux.

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Alain Bashung – L’imprudence – 2002

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Avec « L’imprudence » en 2002, Bashung se libère de tous les carcans qui le retenaient encore. S’autorisant tout, ne plus chanter, éliminer la mélodie, il réalise un disque unique, d’une noirceur insondable, difficile et sublime. Peu avant lui se sont risqués sur des terres inexplorées, peu en sont revenus plus grands encore. Il en fait partie. On ne revient pas indemne de « L’imprudence » mais on en revient plus riche d’une expérience unique. Il suffit pour cela d’écouter cette splendeur qu’est « Je me dore » ci-dessous:

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Alain Bashung – Fantaisie militaire – 1998

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« La nuit je mens » justifierait à elle seule l’achat de « Fantaisie militaire« , l’album de 1998 de Bashung. Chanson inépuisable, que tout le monde aurait aimé écrire, qui se bonifie encore à la 500ème écoute, à la fois profonde et mystérieuse, elle postule au titre de meilleure chanson de tous les temps. Mais « Fantaisie militaire » en contient 12! 12 chansons parfaites, quintessence de l’écriture Bashungienne, magnifiées par des cordes panoramiques, des rythmes empruntés parfois au trip hop, une interprétation bouleversante. L’album est peut-être le plus grand disque français pour moi et un des meilleurs toutes catégories et origines. Plongez dans le terrifiant et pourtant extraordinaire « Samuel Hall » ci-dessous:

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Alain Bashung – Chatterton – 1994

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Dans « Chatterton » sorti en 1994, la petite entreprise Bashung tourne à plein régime. L’album, très atmosphérique, est d’une tonalité glacée. Il est la marque d’une liberté artistique totale, d’une créativité sans faille. Somptueux et aventureux de bout en bout, il sera le dernier camp de base avant le chef d’oeuvre « Fantaisie militaire ». Désormais au sommet, Bashung ne descendra plus des cîmes d’où il contemple « A perte de vue » le reste de la production française. Ci-dessous:

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Alain Bashung – Osez Joséphine – 1991

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En 1991, Bashung réalise son fantasme américain et va enregistrer là-bas « Osez Joséphine ». Immense succès commercial, l’album marque un pas décisif de Bashung vers la lumière et la simplicité aux antipodes des gouffres de « Novice ». Mais à coup de blues classiques, de reprises de standards US trop sages (Dylan, Buddy Holly, Moody Blues), le disque semble un peu terne. Il est sauvé par ses 3 tubes que sont « Volutes », « Osez Joséphine » et surtout par ce qui restera comme une des plus grandes chansons françaises de tous les temps pour moi, annonciatrice d’une fin de carrière qui va être phénoménale, la parfaite « Madame rêve » ci-dessous:

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Alain Bashung – Novice – 1989

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Après un « Passé le Rio Grande » décevant, Bashung en 1989, fait à nouveau le grand plongeon et sort « Novice« , immense album, sombre, dangereux, d’une beauté noire et accidentée. Souvenir d’un concert à Valence, où le grand Alain avait mis une claque à tout le monde lors de cette tournée. L’album est un pic de sa discographie et à ne pas mettre en toutes les mains. Ci-dessous la sublime plage « Alcaline« :

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Alain Bashung – Passé le Rio Grande – 1986

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L’obtention du Bac en 1986 fut récompensée par une belle chaine Hifi et cet album de Bashung « Passé le Rio Grande » l’un de mes premiers vinyles. Le disque est cependant un creux dans sa carrière. Avec sa production clinquante très datée, ses jeux de mots parfois limites, l’album sera cependant un succès mais sa réécoute ne convainc pas. Heureusement de très grands albums sont devant lui alors ce n’est pas si grave. « L’arrivée du Tour » fut à l’époque le single,avec le mémorable « Le feu au QG » ci-dessous:

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Alain Bashung – Live tour 85 – 1985

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Ce « Live tour 85 » de Bashung est pour moi, peut-être le meilleur disque live francais de tous les temps, enfin de ceux que je connais. Il me ramène en tous cas à mes années lycée, époque où je l’ai pas mal usé. Sauvage, sans concession, noir et rock, Bashung a dû surprendre pas mal de ceux qui étaient venus le voir pour « Gaby » ou « Vertiges« . Le disque clôt ainsi la première période de l’artiste, qui, définitivement libre, va pouvoir s’envoler vers les merveilles qui l’attendent. En témoigne cette extraordianaire version de « Toujours sur la ligne blanche » ci-dessous:

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Alain Bashung – Figure imposée – 1983

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Difficile de trouver titre plus ironique que ce « Figure imposée » de 1983, dans lequel Bashung poursuit le travail de démolition entrepris avec « Play blessures« . On y retrouve donc le même univers et, même si ce disque est en dessous du précédent, il pulvérise tous les codes du rock français de l’époque. Comme sur la pochette, au bord du gouffre, Bashung est en train de redéfinir pour longtemps la musique d’ici et avec « Elégance » évidemment. Ci-dessous:

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Alain Bashung – Play blessures – 1982

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En 1982, après « Pizza« , porté par « Vertige de l’amour« , Bashung est au sommet et décide pourtant de tout foutre en l’air. Concocté avec Gainsbourg, « Play blessures  » est un immense disque d’auto destruction, artistique et personnelle, un disque de défonce, d’une noirceur sublime, explorant les recoins d’une cold wave déglinguée où les mots choquent et s’entrechoquent sans concession. Le grand public ne suivra pas mais l’album reste comme un des plus importants de la décennie, clé de voûte dans l’oeuvre de Bashung, suicide commercial mais libération artistique. Le fantastique « J’croise aux Hébrides » comme déclaration d’intention ci-dessous:

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Alain Bashung – Pizza – 1981

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Tout le monde connait « Vertige de l’amour« , immense tube pourtant hautement improbable car décalé, de l’album « Pizza » de 1981. Le disque marque l’accès de Bashung au grand public, qu’il va pourtant bien déconcerter plus tard. Les progrès sont nets, l’artiste affirme son style avec des paroles brillantes et parfois obscures, faisant sonner le français comme jamais auparavant, coécrites avec B. Bergman (c’est l’époque de Sardou, Claude François et Johnny alors forcément…!). Musicalement le disque est encore bancal, entre rock et légères pointes new wave. J’adore ce « Rebel » hispanisant, subtilement engagé, qui n’a pas pris une ride ci-dessous:

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Alain Bashung – Roulette russe – 1980

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On entendait « Gaby » de Bashung à la radio dans la voiture, sur la route du collège, en 1980. Son sax déglingué, ses paroles si tellement loin de tout, ce chanteur à la classe cabossée. Pourtant, cette chanson, claque intégrale à l’époque, totalement hors circuit, de ce qu’on y entendait alors, fut rajoutée à la version originale du disque. Elle est le vrai envol de celui qui mettra bientôt toute concurrence hors jeu, et pour longtemps. car il faut bien dire que « Roulette russe« , à part ça, n’est pas un grand disque même s’il révèle une écriture, encore très imparfaite mais qui cherche sa voie. Musicalement, Bashung ne se distingue pas d’un rock blues franchouillard, difficile à entendre aujourd’hui. Mais on s’en fout c’est la suite qui compte. Tu veux que j’te chante la mer?:

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Barclay James Harvest – Ring of changes – 1983

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Barclay James Harvest est un de ces groupes hippie prog qui ont fleuri à la fin des 70′s. Mais BJH a du succès en plus. En 1983, alors que je suis au lycée, l’album « Ring of changes » est la preuve qu’il ne faut pas sacrifier ses goûts musicaux pour plaire à une fille, même baba cool édulcorée. Le disque, mi baba plan plan, mi rock FM laid à coups de solos de Charly Oleg, est quand même d’un ennui sidérant. Allez, je sauve « Paraiso dos cavalos« , classique mais qui se tient, pour les beaux yeux des babas cool même si peut-être que je l’aimais quand même bien cet album, en seconde:

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Bang Gang – Something wrong – 2003

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Derrière cette pochette énigmatique se cache un groupe islandais, Bang Gang, qui, en 2003, publie « Something wrong« . Le groupe a retenu du trip hop finissant cette capacité à maintenir des ballades en apesanteur sur beats complexes, froids et brisés. Il y a du Morcheeba parfois ou l’Archive des débuts chez Bang Gang, sans toutefois égaler les maitres du genre, Portishead, Massive Attack, Tricky. L’album, pourtant réussi, est passé injustement – au regard de titres tels que « Follow« , superbe décalque du « Power of love » de FGTH ci-dessous – inaperçu:

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Chet Baket – Let’s get lost – 1989

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J’ai découvert le jazz grâce au cinéma. d’abord avec « Bird » de Clint Eastwood sur Charlie Parker et en 1989, un an après sa mort, avec le documentaire consacré à Chet Baker « Let’s get lost« . Je me souviens d’images en noir et blanc où le musicien, entouré de superbes femmes, trimballait sa gueule incroyable, dans une décapotable américaine. Chet Baker joue de la trompette comme il chante, avec douceur et une profonde mélancolie, trainant derrière lui tous les accidents de sa vie. Et c’est sublime comme sur ce « Moon and sand » ci-dessous:

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Chet Baker – Peace – 1982

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En 1982, Chet Baker s’entoure d’un quartet avec vibraphone, très présent sur le disque, pour enregistrer « Peace ». L’album est parfait pour les soirées d’hiver au coin du feu, bouquin à la main, car il distille une atmosphère ouatée agréable. Un peu ennuyeux tout de même. « Peace », le standard d’Horace Silver ci-dessous:

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Chet Baker – Chet is back! – 1962

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En 1962, Chet Baker, le trompettiste à la belle gueule, part enregistrer « Chet is back! » à Rome avec la crème des musiciens européens. Avec son sextet, il reprend des titres de bebop enlevés de Thelonious Monk ou Charlie Parker mais alterne aussi avec des ballades suaves évoquant la douceur des nuits romaines. Un extrait avec le standard de Thelonious Monk « Well you needn’t » ci-dessous:

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Badly Drawn Boy – It’s what I’m thinking: part one photographing snowflakes – 2010

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Revisiter sa discothèque a ceci de bon que cela permet de découvrir des albums qu’on n’avait à l’époque pas pris la peine d’écouter attentivement. Ce « It’s what I’m thinking: part one photographing snowflakes » de Badly Drawn Boy de 2010 en fait partie. Quasiment le dernier de sa discographie, il comporte de bien belles ballades hantées et des titres un peu plus pop portés par la superbe voix de l’anglais Damon Gough. Arrangement presque folk, montées de cordes, l’album se révèle à la longue comme sur ce lumineux « I saw you walk away » ci-dessous:

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Bad lieutenant – Never cry another tear – 2009

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Sur les cendres encore rouges de New Order, Barney Sumner (chanteur de New Order) décide en 2009 de fonder Bad Lieutenant et sort l’album, ce sera le seul,   »Never cry another tear« . Ressemblant à du New Order sans la basse mythique de Peter Hook, l’album peine à égaler le modèle surtout depuis le retour inespéré et miraculeux de New Order en 2001. Très inégal, assez pop, l’album convainc surtout sur les 4 premiers morceaux avant de sombrer dans une platitude sans intérêt, sitôt écouté sitôt oublié. On gardera donc les quelques bons singles de l’album comme ce « This is home » de très bonne facture sur lequel l’ombre de Cure plane, ci-dessous. Pour le reste on se repassera « Get ready » de New Order:

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Babyshambles – Shotter’s nation – 2007

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Je suis presque surpris d’apprécier finalement ce « Shotter’s nation » de 2007 des Babyshambles, Pete Doherty étant responsable d’un des plus mauvais concerts vus de ma vie. On entend ici des réminiscences des Clash, des Kinks, des Stones, que du 100% english of course. Doherty n’invente rien, n’est jamais génial mais s’inscrit dans la lignée des sales gosses du rock anglais avec talent comme sur ce « Delivery » ci-dessous dont on aurait bien tort de se plaindre:
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Thomas Azier – Hylas – 2014

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Avec « Hylas » en 2014, Thomas Azier, néerlandais qui vit à Berlin propose une musique techno froide et clinique que vient contrebalancer sa voix de crooner synthétique qui distille lyrisme et émotion sur des titres qui sortent grandis de cette alliance des contraires. Un album très contemporain et quasi sans faute comme sur le très impressionnant « Ghostcity » ci-dessous:
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Avia – I see that now… – 2001

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En 2001, le parisien Pierre Avia sortait « I see that now » son premier album. Rempli d’un trip hop faussement superficiel, essentiellement électronique, d’ambiances ouatées desquelles émerge un reggae comme étouffé, l’album finit par convaincre à la longue. Ces musiques souvent instrumentales semblent être la bande son d’un trip tropical et triste dont les étapes ne seraient que des aéroports. « Why should I cry? » ci-dessous:
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Kevin Ayers – Bananamour – 1973

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Après avoir été membre de Soft Machine avec Robert Wyatt, l’anglais Kevin Ayers se lance dans une carrière solo. « Bananamour » est en 1973 son 3ème album et une grande réussite même si méconnu du grand public. Balançant entre un glam rock sans les outrances qui peut faire parfois penser aux premiers Bowie d’avant Ziggy et des rock mid tempo inspirés, il est surtout bâti autour de sa pièce massive et centrale, monument de 8 minutes d’une liberté totale, au psychédélisme contrôlé et nommée « Decadence« , chef d’oeuvre des 70′s à entendre ci-dessous:

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Avi Buffalo – At best cuckold – 2014

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Les albums comme « At best cuckold » d’Avi Buffalo de 2014, dans lequel chaque chanson s’impose de façon évidente et donne l’impression qu’on l’a toujours connue, sont rares . C’est ce que j’appelle un « classique instantané ». Des compositions irrésistibles dans des écrins qui les mettent en valeur à renforts jamais lourdingues de cordes, de choeurs. On pense souvent au regretté Elliott Smith ou au Mercury Rev de l’époque « Deserter’s songs » en particulier sur « Memories of you » une des chansons que j’ai le plus écoutée cette année-là. Et Que dire de « Overwhelmed with pride », digne du meilleur Sufjan Stevens, belle à pleurer et qui le sera encore dans 100 ans? Ci-dessous:

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The Avalanches – Since I left you – 2000

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Avec leur premier album « Since I left you », les australiens de The Avalanches réalisent un disque-monstre. Incroyable collage, patchwork euphorisant, ils brassent mille influences. Ecouter ce disque c’est comme zapper les yeux fermés de chaines en chaines, de stations en stations et laisser le bruit du monde vous envahir. On entend de tout: musiques en tous genres, dialogues de films, bruitages,samples par dizaines … le tout sans aucune coupures entre les titres. « Two hearts in 3/4 time » en extrait ci-dessous:
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Autour de Lucie – Autour de Lucie – 2004

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« Autour de Lucie » en 2004 est le dernier album du groupe avant une coupure de 10 ans. Même si je le trouve un tantinet moins à mon goût que les deux précédents, comment ne pas reconnaître sa qualité, la maîtrise dont il est la preuve de la aprt d’un groupe qui ne s’est jamais fourvoyé. C’est précieux dans un pays où on adule des Saez et des Vianney, entre autres! Quant à « La grande évasion » ci-dessous c’est une invitation au grand large :
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Autour de Lucie – Faux mouvement – 2000

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En 2000 avec ce « Faux mouvement » pourtant hyper contrôlé, Autour de Lucie prend tous les risques et signe sans doute son meilleur album, en brisant l’image du groupe pop mélancolique. C’est pourtant dans ce registre qu’ils signent le majestueux mouvement de houle de « Je reviens » et ses somptueux arrangements de cordes. Une des meilleures chansons françaises ci-dessous:
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Autour de Lucie – Immobile – 1997

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Avec « Immobile » en 1997, Autour de Lucie avance à pas de géants. Ce deuxième album est en effet supérieur en tous points au premier et confirme tous les espoirs. Cette pop aux mélodies évidentes et mélancoliques place le groupe dans le peloton de tête du genre en France. Exemple ci-dessous avec « Sur tes pas »:
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Autour de Lucie – L’échappée belle – 1994

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Autour de Lucie sort en 1994 son premier album « L’échappée belle ». C’est une jolie collection de chansons pop, douces amères et fragiles auxquelles on peut cependant reprocher d’être un peu trop sages. La voix de Valérie Leulliot imprime sa couleur au groupe qui révèle un vrai potentiel comme sur sur « L’accord parfait » ci-dessous:
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The Auteurs – How I learned to love the bootboys – 1999

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Moins flamboyant que « New wave », ce « How I learned to love the bootboys » de 1999 de The Auteurs recèle tout de même quelques très bons titres de pop anglaise à l’image du titre éponyme ci-dessous:
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The Auteurs – New wave – 1993

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En 1993, « New wave » de The Auteurs va m’aider, avec les romans de James Ellroy, à supporter l’ennui du service militaire pourtant près de sa fin. La pop anglaise à son sommet est au rendez-vous de ce premier album en forme de coup d’éclat. Quand on pense que bientôt, dans ces années-là, certains se battront pour savoir qui de Blur ou d’Oasis est le meilleur groupe anglais! The Auteurs les surclasse tous en roue libre. Jamais les frères Gallagher n’ont écrit des morceaux de la trempe de ce « How could I be wrong » ci-dessous qui respire la classe:
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Aufgang – Aufgang – 2009

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Musique classique, électronique, jazz? Impossible de classer le premier album de ces trois musiciens français qui avec deux pianos et des machines proposent en 2009 sur « Aufgang » un voyage sonore époustouflant de maîtrise, de vertiges et de beauté. Un exemple avec le cinématographique « Channel 7″ ci-dessous:
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Au revoir Simone – The bird of music – 2007

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Même si on monterait bien en voiture avec elles, c’est bien Au Revoir Simone qu’il faut dire. En 2007, les trois musiciennes débarquent avec un album magnifique « The bird of music ». Voix éthérées, compositions mi-miel, mi-citron, synthétiseurs et boite à rythmes, on n’est pas étonné qu’elles aient été choisies par David Lynch pour figurer au générique de fin (désormais mythique) d’un épisode de Twin Peaks saison 3 avec le sublime « Lark » ci-dessous:
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Natacha Atlas – Halim – 1997

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En congé de son groupe Transglobal Underground, la chanteuse Belge d’origine égyptienne sort un album solo en 1997: « Halim ». Elle y poursuit son travail de mariage des cultures occidentales et orientales en mariant avec bonheur instruments traditionnels orientaux et occidentaux. Sa musique touche les jambes et la tête et l’album est une grande réussite commme sur l’excellent « Amulet » ci-dessous:
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At The drive-in – Relationship of command – 2000

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Pour appréhender « Relationship of command » du groupe américain At The Drive-In sorti en 2000, il faut imaginer un Cure hardcore. Cure pour la noirceur mais hardcore pour le déluge de guitares dans des chansons aux structures complexes d’une violence inouie. Ecouter cet album est un trip, un effort physique, une expérience sonore inédite. Il faut écouter ce chant halluciné, sauvage voire même possédé qui rappelle par son timbre Brian Molko de Placebo. Un grand disque radical. Le presque pop « One armed scissor » ci-dessous:
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Asyl – Petits cauchemars entre amis – 2006

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Ce « Petits cauchemars entre amis » du groupe Asyl est sorti en 2006. Je n’écoute pas ça tous les jours loin s’en faut, peut-être parce que l’influence de Noir Désir est trop criante. Mais on peut apprécier l’énergie, les guitares tranchantes et les paroles rentre dedans. « La fille d’à côté » ci-dessous illustre bien la tonalité générale de l’album:
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Aston Villa – Strange – 2002

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Avec « Strange » en 2002 le groupe français Aston Villa remporte un vrai succès public. Rien de bien révolutionnaire sur cet album dont le plus étonnant est la pochette. Un bon album de rock français, de qualité, sans plus. Ce n’est pas complètement ma tasse de thé. « Le chien » ci-dessous donne une bonne idée de la tonalité de l’ensemble:
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Asgeir – In the silence – 2013

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Un beau jour de 2013, débarque sur ma platine cet album d’un inconnu venu d’Islande et nommé Asgeir. « In the silence » est un coup d’essai et de maître. Asgeir renouvelle le folk en le drapant d’arrangements aussi discrets qu’électroniques, de l’électro folk donc, tout en écrivant des mélodies belles à tomber. Rajoutez-y sa voix d’une pureté céleste et vous avez un des grands albums de ces dernières années. Témoin ce « Summer guest » qui n’a rien à envier aux plus grands titres de Simon and Garfunkel, en live ci-dessous:
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Arthur H – L’homme du monde – 2008

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Cet album d’Arthur H de 2008 « L’homme du monde » fait partie de ceux que je n’écoute jamais car je le trouve insupportable. Porté par l’assommant single « Dancing with Madonna » il comporte d’insupportables chansons quelque part entre le blues, une espèce de disco lourdaude, des ballades looooongues le tout sur des paroles décalées juste pour le décalage. Arthur H aurait certainement voulu être Tom Waits, c’est loupé. Un exemple avec l’insupportable « Si tu m’aimes » ci-dessous:
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Art Of Noise – The ambient collection – 1990

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Art of Noise est le groupe du producteur Trevor Horn qui le fonda en 1983. Leur musique est surtout basée sur l’utilisation des échantillonneurs et essentiellement instrumentale. En 1990, sort cette compilation de certains de leurs titres remixés. Il en résulte de longues plages contemplatives, mais jamais ennuyeuses, d’une beauté tranquille comme ce magnifique « Islands » ci-dessous:
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Art Ensemble of Chicago – The third decade – 1984

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Les 5 musiciens du Art Ensemble of Chicago dont Lester Bowie à la trompette, gravent en 1984 « The third decade » qui est un album particulièrement éclectique. On y trouve en effet des titres assez expérimentaux et improvisés, des percussions africaines, une ballade nocturne mais je préfère cet énorme « Funky AECO » ci-dessous:
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Arrested Development – Zingamaladuni – 1994

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1994 et 2ème album pour Arrested Development intitulé « Zingalamaduni ». Réussite absolue encore une fois avec un disque dans l’exacte lignée du précédent mais avec un son encore plus ramassé et compact. À réécouter encore et encore tellement il transpire la facilité et la classe comme sur cet « United front » fantastique de détachement:
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Arrested Development – 3 years, 5 months and 2 days in the life of … – 1992

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Prenant le contrepied du gangsta rap urbain et violent, Arrested Development en 1992 signe son 1er album « 3 Years, 5 Months & 2 Days in the Life of… ». Prônant la paix, l’amour, le groupe joue avec de vrais instruments, fait du rap à la campagne, du rap bucolique, du rap hippie gorgé de blues, de soul, d’influences africaines et signe un classique instantané couronné de succès qui n’a pas pris une ride comme cet impeccable « Mr Wendall » ci-dessous:
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Arno – Future vintage – 2012

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Toujours aussi rugueux et déglingué, Arno publie le plutôt bon « Future vintage » en 2012. Paroles décalées, voix dézinguée, quelque part entre le rock et le blues, l’album tient la route même si je dois dire qu’il me fatigue un peu sur la longueur. Ce « Die lie » ci-dessous est un des bons moments du disque:
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Craig Armstrong – The space between us – 1997

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1997, sur leur label Melankolic, Massive Attack signe Craig Armstrong pour son album « The space between us », presqu’entièrement instrumental. C’est un déluge de cordes puissantes et amples sur lesquelles un piano majestueux vient s’ancrer. On peut trouver ces titres très cinématographiques un peu too much sur la longueur mais comment ne pas être ébloui par une splendeur telle que « This love » chantée pat Elisabeth Frazer des Cocteau Twins ci-dessous?
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Ariel Pink – Pom pom – 2014

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En 2014 avec « Pom pom », Ariel Pink publie un album complètement fou avec ses 17 titres qui partent dans tous les sens, se réfèrent à la fois à la pop des 60′s, aux Beach Boys, à la cold wave des 80′s, au punk, à la musique de dessins animés, … bref un truc complètement inclassable avec ses moments de pur génie mais aussi de foutage de gueule intégral. « Black ballerina » ci-dessous est un des sommets du disque:
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Arctic Monkeys – Humbug – 2009

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En 2009, sous la houlette de Josh Homme des Queens of the stone age, les Arctic Monkeys enregistrent « Humbug » leur 3ème album. Les anglais ont mûri, et s’ils ont perdu de leur flamboyance, ils ont pondu là un disque plus homogène que les précédents. Le tempo s’est ralenti et les compositions sont plus complexes qu’auparavant. Un exemple avec le très Smithien et excellent « Cornerstone » ci-dessous:
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Arctic Monkeys – Favourite worst nightmare – 2007

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Après un premier album adulé que je trouve pourtant bien faible, les Arctic Monkeys publient « Favourite worst nightmare » en 2007. Tout n’est pas parfait dans cet album mais le groupe, s’il ne le réinvente pas, a le mérite d’entretenir la flamme du rock anglais avec des titres fiers et énergiques, certains de grande qualité. L’album se termine sur le fantastique « 505″ à entendre ci-dessous:
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Archive – Axiom – 2014

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« Axiom » album d’Archive sorti en 2014 est à double tranchant. Rock progressif sans génie et plutôt ennuyeux sur la face A, il devient passionnant en face B, retrouvant l’esprit du « Wish you were here » du Floyd. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter ce fabuleux « The Noise of Flames Crashing » en apesanteur ci-dessous :
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Archive – Controlling crowds Part IV – 2009

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Enregistré en même temps que l’album précédent, « Controlling crowds part IV » se distingue cependant nettement de son grand frère. Il faut passer les deux premiers titres anecdotiques pour découvrir un disque étonnement sobre, loin des envolées lyriques et parfois pompeuses du disque précédent. Archive retrouve ainsi de la fraîcheur, de la simplicité sur cet album très attachant. Un bel exemple avec «The empty bottle « ci-dessous :
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Archive – Controlling crowds – 2009

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Impressionnante cathédrale de noirceur que ce « Controlling crowds » de 2009 dans lequel Archive pousse sa formule au point limite. Car c’est aussi souvent un album ampoulé, boursouflé rappelant dans ce registre un certain Roger Waters. Éprouvant sur la longueur, il n’en recèle pas moins des passages captivants comme ce « Bullets » ci-dessous :

Archive – Noise – 2004

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En 2004 l’album « Noise » est un must. Celui-là je l’aime sans réserve. Archive trouve la bonne formule avec un son à la fois crasseux, rageur, teigneux tout en restant Floydien dans l’âme. Cet équilibre, rehaussé par une inspiration sans faille, en fait de loin le meilleur album du groupe période post « Londinium ». «Get out » ci-dessous en est l’illustration parfaite :
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Archive – You all look the same to me – 2002

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Pour ce 3ème album en 2002 intitulé « You all look the same to me », Archive semble avoir pour ambition de devenir le Pink Floyd des années 2000. C’est partiellement réussi, en particulier sur les très bons titres de 15 minutes que sont « Again » et « Finding it so hard ». Cependant sur la longueur, on n’évite pas les pesanteurs et parfois l’ennui dans ces arrangements aux croisements du rock progressif et de l’électro planante. Grand succès public, l’album est celui avec lequel Archive trouvera sa voie musicale. « Finding it so hard » ci-dessous pour un long trip ambitieux:
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Archive – Take my head – 1999

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1999, 2ème album d’Archive après le chef d’oeuvre « Londinium » et c’est la plantade absolue. Abandonnant le trip hop pour une production mastoc et bien peu subtile, le groupe se vautre dans les plus grandes largeurs. On peut quand même sauver la belle « Cloud in the sky » ci dessous:
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Archive – Londinium – 1996

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1996, un groupe inconnu, constitué d’inconnus débarque avec un chef d’oeuvre: « Londinium ». Archive livre ici son premier album, rempli d’un trip hop irrésistible. Empruntant le meilleur de Portishead, de Massive Attack et de Morcheeba ils font une entrée fracassante. Plus jamais le groupe ne tutoiera de tels sommets sur un album entier, et pourtant sa carrière ne fait que commencer. Préparez-vous pourle trip de l’extraordinaire « Nothing else » ci-dessous:
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Architecture In Helsinki – Places like this – 2007

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Toujours aussi foldingues les Architecture in Helsinki en 2007 avec l’album « Places like this » qui ressemble à sa pochette: foisonnant; inclassable; avec une multitude de détails tous aussi barrés les uns que les autres mais toujours pop. Rien que pour cette folie douce à l’air libre ce groupe mérite le détour. « Heart it races » ci-dessous en est le parfait exemple:
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Architecture In Helsinki – In case we die – 2005

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« Au cas où on meure » que faire? En 2005, les australiens d’Architecture in Helsinki répondent clairement: en jouant une musique hors normes quelque part entre la fanfare, la pop, la sarabande. Si l’album dans son intégralité fatigue un peu, force est de reconnaître leur folie dans ce bastringue à l’énergie communicative. Tout est permis comme avec ce « Do the whirlwind » ci-dessous:
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Arcade Fire – Reflektor – 2013

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En 2013, Arcade Fire est au sommet de son art et de sa gloire et pourtant le groupe sort l’incroyable « Reflektor » propulsé par son extraordinaire chanson titre dans laquelle Bowie donne de la voix. L’album, double encore, est un formidable maelström dans lequel le groupe prend tous les risques, largue les amarres et s’autorise tout même et surtout une plongée électronique. La réussite est totale comme avec ce « Porno » qui n’a rien de vulgaire ci dessous:
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Arcade Fire – The suburbs – 2010

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Le 3ème album d’Arcade Fire sort en 2010, il s’appelle « The suburbs », il est double et c’est une bombe. Le groupe n’a jamais été aussi resserré, et aligne les classiques avec une intensité digne du E Street Band de Springsteen. L’album est leur « The river » à eux alternant titres enlevés et ballades poignantes jusqu’à l’échappée électro de « The sprawl II ». INDISPENSABLE. Un extrait avec « Ready to start » ci-dessous:
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Arcade Fire – Neon bible – 2007

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En 2007, Arcade Fire fait mieux que transformer l’essai « Funeral », il le surpasse avec « Neon bible ». L’album est fait du même bois mais plus cohérent, plus équilibré et d’un lyrisme toujours aussi échevelé. Les classiques s’y enfilent comme des perles. Ci dessous « Intervention » en live et c’est énooorme:
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Arcade Fire – Funeral – 2004

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En 2004 avec « Funeral », la tornade Arcade Fire déboule et renverse tout sur son passage. Le gang Canadien balance ses hymnes à la face du monde et rien ne l’arrêtera plus. Mais c’est en concert que le groupe est encore plus irrésistible par l’incroyable énergie mise à les propulser et à opérer une véritable communion avec leur public, jamais démentie depuis. Un extrait avec l’énorme « Neighborood#3 (power out) » ci dessous:
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Apparat – The devil’s walk – 2011

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J’ignore si le Diable marche mais en 2011 avec son album « The devil’s walk », Apparat fait un pas de géant. Toujours dans un équilibre subtil entre expérimentations électroniques et une pop accessible dans laquelle viennent se fondre des instruments traditionnels, le musicien allemand livre un album quasi parfait. On peut en juger sur ce « Black water » de très haut niveau ci-dessous:
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Apparat – Walls – 2007

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L’album «Walls » du Musicien électro allemand Apparat est sorti en 2007. Il est pour moi ce qui se fait de mieux dans le domaine des musiques électroniques, à la fois très expérimental et accessible. Ici, les machines pleurent, souffrent et rient, bien loin de la froideur habituelle. C’est absolument magnifique comme sur l’instrumental « Useless information » ci dessous:
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Aphex Twin – Syro – 2013

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Si vous aimez la drum’n'bass, la jungle et les sonorités des 90′s alors l’album de 2013 « Syro  » d’Aphex Twin est pour vous. C’est plein de bleeeep et de twiiiiizzz, de voix trafiquées, de sons étranges sur des morceaux progressifs, on se croirait parfois dans un film de SF à la tonalité mélancolique. Fatigant sur la longueur cependant. Et puis il faut aussi s’entraîner à prononcer les titres comme « xmas_evet10 120 (thanaton3 mix) »!!!! ci dessous:

The Apartments – Drift – 1993

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Groupe australien à la discographie rare (5 albums en 30 ans), The Apartments sort en 1993 « Drift » son 2ème album. Groupe vénéré des critiques, et à mon avis surestimé, The Apartments produit ici une jolie brochette de chansons assez brut de décoffrage, à la tonalité pop folk boisée bucolique, alternant les titres un peu rythmés et les ballades dont la superbe « What’s left of your nerves » ci-dessous:
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Antony & The Johnsons – The crying light – 2009

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Sur « The crying light » en 2009, Les Johnsons se sont presque transformés en orchestre de chambre, sculptant un écrin de cristal pour la voix d’Antony. On reste sans voix justement devant la beauté de « Daylight and the sun » ci-dessous:
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Antony & The Johnson – I’m a bird now – 2005

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« I am a bird now » le 2ème album de Antony & the Johnsons sort en 2005. C’est un disque de soul décharnée, porté par la voix hallucinante de son chanteur androgyne qui transpire l’émotion, la douleur, la mélancolie. Magnifique comme sur ce duo avec l’ancienne idole Boy George « You are my sister » ci dessous:
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Keren Ann – 101 – 2011

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En 2011, Keren Ann sur son album « 101 » n’est plus gentille, elle porte du noir, et même un flingue. Sa musique a mûri, s’est épaissie, elle chante en anglais sur son meilleur disque. Témoin l’excellentissime « My name is trouble » ci-dessous :
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Keren Ann – La disparition – 2002

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Keren Ann semble gentille en 2002 quand sort son album « La disparition ». Album rempli de jolies et gentilles chansons, un peu trop d’ailleurs, on s’ennuie à la longue. Mais enfin ça ne fait de mal à personne comme sur ce joli titre « Le sable mouvant » ci-dessous:
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Animal Collective – Merryweather post pavillion – 2009

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En 2009 Animal Collective publie « Merriweather post pavillion », incontestablement un des chefs d’œuvre de la décennie. Sur des boucles entrelacées et des rythmes complexes les voix célestes se superposent. Rien à jeter parmi la jungle bruissante de « Lion in a coma », la dérive de « No more runnin’ », les splendeurs d’ »In the flowers  » ou encore l’évidence de « My girls » ci-dessous. Chef d’œuvre je dis!
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Animal Collective – Strawberry jam – 2007

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Comment décrire la musique d’Animal Collective sur leur 7ème album de 2007 « Strawberry jam »? A la fois pop et expérimentale, les pieds sur terre et complètement barrée, sereine et survoltée, … On peut trouver ici et là des réminiscences du « Lodger » de Bowie mais cela serait encore bien réducteur. Chaque chanson recèle 1000 idées et il y en a 9 sur cet album extraordinaire comme l’énormissime « Peacebone » ci-dessous:
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Horace Andy – You are my angel – 1973

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Comme beaucoup j’ai découvert Horace Andy et son incroyable voix avec les albums de Massive Attack. En 1973 sur l’album « You are my angel » il officiait déjà cependant. Curieux disque dont on se demande s’il s’agit de reggae ou d’un chanteur de romances des 50′s. Pas indispensable donc mais ça passe cependant sur « Thank you lord » ci dessous:
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Laurie Anderson – Anthology

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Les best-of sont toujours un moyen de découvrir l’oeuvre d’un artiste, ici donc Laurie Anderson, tout au long des 34 titres de l’album. Quant à moi c’est au lycée par l’intermédiaire du défricheur Fabrice Charreyronque je l’ai découverte. Je le répète, c’est une artiste incontournable même si souvent déroutante dans ses expérimentations. « Language is a virus » ci dessous:
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Laurie Anderson – Mister Heartbreak – 1984

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« Mister heartbreak » est le deuxième album de Laurie Anderson, sorti en 1984. Dans la lignée de « Big science », l’artiste expérimente et donne ici une large place au synclavier dont les notes liquides et répétitives donne leur tonalité au disque. Beaucoup d’invités sur ce disque envoûtant dont Peter Gabriel qui chante sur le somptueux « Gravity’s angel » ci-dessous:
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Laurie Anderson – Big science – 1982

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« Big science » sort en 1982. C’est le premier album de celle qui deviendra la reine de l’avant garde, porté par le « single » « O Superman ». C’est un disque étrange et magnifique, évoquant par ses atmosphères, un futur froid et déshumanisé. Laurie Anderson expérimente les nouveaux instruments de l’époque et crée un univers unique. Un album indispensable de celle qui était aussi l’épouse de Lou Reed à la ville. Le titre « Big science » ci-dessous:
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American Music Club – San Francisco – 1994

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En 1994, « avec « San Francisco », American Music Club livre un album plus brut que le précédent, plus énergique et renoue avec la simplicité. Les sonorités sont toujours chaudes et boisées et la musique s’inscrit dans un la tradition d’un rock américain intelligent. Exemple avec « Can you help me? » ci-dessous:
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American Music Club – Mercury – 1993

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L’American Music Club de Mark Eitzel est l’archétype du groupe indy et arty acclamé par la critique. en 1993, « Mercury » semble être le grand disque d’un groupe pourtant un peu trop sérieux, qui semble prendre un malin plaisir à surtout ne pas chercher la facilité dans les mélodies et les arrangements et qui, du coup, parvient tout de même à être souvent prise de tête. Cependant c’est parfois très beau comme sur « Over and done » ci-dessous:
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America – America’s greatest hits history

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America est un groupe américain et … britannique des 70′s et à mon avis très sous estimé malgré le tube « A horse with no name ». Il est vrai que je n’ai que ce best of mais c’est une perle absolue. Cette musique des grands espaces est aussi réussie que CSN&Y ou plus récemment que Midlake. Mélodies fantastiques, harmonies vocales à tomber comme sur ce « Ventura highway » ci-dessous. À (re)découvrir absolument!
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Alpha – Come from heaven – 1997

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Ce « Come from heaven » de 1997 du duo Alpha est sorti en pleine vague trip hop d’ailleurs sous l’aile de Massive Attack qui les a accueillis sur son label. Avec ses beats au ralenti, l’album est une mer tranquille et majestueuse avec sa houle de cordes, ses voix sophistiquées, ses légères touches dub. C’est calme et apaisant comme sur ce superbe « Sometimes later » ci dessous :

The Aloof – A constant chase for thrill – 1999

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« This constant chase for thrill  » 4eme album de The Aloof est beaucoup plus réussi que le précédent, plus inspiré toujours dans la veine trip-hop, dub dans le sillage de Massive Attack et assez caractéristique du son de ces années 1999. Un extrait très réussi avec »Doing it for money » et son énorme basse ci-dessous :
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The Aloof – Seeking pleasure – 1998

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En 1998, le trio anglais The Aloof chassait sur les terres de l’inaccessible « Mezzanine » de Massive Attack, avec infiniment moins de talent sur l’album « Seeking pleasure ». On trouve ici un mélange de cold wave, de dub et de trip hop mais les compositions n’engendrent l’ennui que trop souvent. Quelques rares bons passages cependant comme sur « What I miss the most » ci dessous:
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Lily Allen – It’s not me, it’s you – 2009

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Cet album de 2009 de Lily Allen a fait un carton. Bien sûr ce n’est à première vue qu’une sucrerie acidulée et donc addictive bien qu’on sache en son fors intérieur qu’il existe des nourritures plus nobles. Mais il faut avouer que cette pop sautillante, espiègle et sucrée atteint son but. On ne le pose pas forcément sur sa platine mais quand on l’entend à la radio, on se surprend à taper du pied comme sur « Not fair », imparable dans ce style ci dessous.
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Tony Allen – Film of life – 2014

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À 70 ans l’immense Tony Allen, qui fut jadis le batteur de Fela, livre en 2014 ce « Film of Life » d’une fraîcheur incomparable. Damon Albarn ne s’y est pas trompé en collaborant sur un titre, le languide « Go back ». On retrouve ici les atmosphères afro beat mais aussi funk et chaloupées comme sur le félin « Boat Journey » ci dessous
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Aline – La vie électrique – 2015

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Aline sort en 2015 « La vie électrique  » qui, sous haute influence des Smiths, se pose comme un grand album de pop. Mélodies imparables, finesse et légèreté des arrangements, paroles de qualité comme sur l’impeccable et coquin « La vie électrique  » , chanson titre ci dessous.
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Alexis HK – L’homme du moment – 2004

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Soyons honnête cet album de 2004 d’Alexis HK ne fait pas partie de ce que je préfère. Chansons très inégales, arrangements très classiques avec une pointe d’accordéon et influence Brassens très présente. Cependant l’album vaut surtout pour ses paroles douces amères, assez drôles parfois comme sur la meilleure chanson du disque, le formidable « Coming out »ci dessous.
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Damon Albarn – Everyday robots – 2014

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En 2014, Damon Albarn s’aventurait pour la première fois en solo pour un album absolument somptueux, à la richesse incroyable, aux arrangements d’une subtilité permanente. Et quand les chansons sont à la hauteur que dire de plus? Ecouter par exemple le magnifique « The selfish giant » ci dessous:
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Alan Parsons Project – Ammonia Avenue – 1984

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En 1984, je suis au lycée et je cherche, j’explore (Internet n’existe pas!) un continent musical qui semble infinie (joie!). « Ammonia avenue », 7ème album d’Alan Parsons Project n’est pas , avec le recul, un grand disque, dans la lignée de leur précédent « Eye in the sky » mais il reste le tube « Prime time » tout à fait agréable ci dessous.
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Alan Parsons Project – Eye in the sky – 1982

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Sorti en 1982, « Eye in the sky » sera le plus gros succès commercial du Alan Parsons Project et l’un des premiers albums que j’ai acheté à l’époque en cassette. C’est pourtant un disque très inégal avec une grosse moitié de rocks lourdauds, un « Silence and I » très progressif et très pénible et une ballade dégoulinante « Old and wise »au solo de saxo baveux pour finir, mais dont le meilleur est constitué par le tube qui donne son titre à l’album et par deux célèbres instrumentaux « Mamagamma » et surtout le fantastique « Sirius » ci dessous.
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Alan Parsons Project – The turn of a friendly card – 1979

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En 1979, Le mouvement punk a balayé les dinosaures du rock progressif. Sur son 5ème album « The turn of a friendly card », The Alan Parsons Project propose pourtant une pop progressive, par exemple sur le morceau-titre de 22 minutes, loin des emphases du genre. Arrangements sobres, mélodies subtiles, les écueils sont évités malgré, ça et là, certains sons un peu trop pop rock FM. Écoutez l’instrumental « The gold bug » ou Le merveilleux « Time » ci dessous.
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Akhenaton – Black album – 2000

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En 2000, malgré l’immense succès d’IAM, Akhenaton poursuit une carrière solo. Son « Black album » (hommage à Prince?) est constitué de faces B, de titres laissés de côté. L’ensemble est très inégal, trop long mais contient quelques perles comme ce « Petite apocalypse » ci dessous
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Akhenaton – Métèque et mat – 1995

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Premier album solo en 1995 avec « Métèque et mat » pour Akhenaton entre deux albums d’IAM. C’est un de mes albums de rap français préféré (faut dire y’a pas de mal!). Akhenaton se raconte, parle de ses origines italiennes, évoque la mafia et surtout balance des mots qui sonnent, qui claquent sans jamais céder un pouce à la bêtise. Dans le formidable « Le calme comme essence » on voit à quel point on est loin des clichés nazes du rap français ci dessous.
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Air – Love 2 – 2009

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En 2009 Air n’a plus rien à prouver. Sur « Love 2″ et sa pochette classe, ils balancent pourtant en 12 titres impeccables toute l’étendue de leurs talents. Tubes pop immédiats, morceaux plus complexes, tout y passe sans aucune faute de goût comme sur l’atmosphérique « You can tell it to everybody » ci dessous.
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Air – Pocket symphony – 2007

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Sur la pochette de « Pocket symphony » leur album de 2007, le duo Air apparaît vitrifié ou cristallisé. À l’image de leur musique à la fois fragile et subtile et en même temps pour la première fois immobile depuis leur précédent album. La formule de « Talkie walkie » est ici reprise, des stars comme Jarvis Cocker ou Neil Hannon collaborent et si le niveau reste haut, on voit poindre sur un bon tiers du disque quelques redites, des facilités, un peu moins d’inspiration et parfois l’ennui. Qu’on se rassure les perles sont là aussi comme ce « Napalm love » très beau ci dessous.
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Air – Talkie walkie – 2004

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2004. Air opère une nouvelle mue, le duo s’essaye au chant et prend un virage plus pop. Résultat bluffant. Jamais leur musique n’a été aussi subtile, faussement superficielle, avec des trouvailles mélodiques permanentes et des arrangements d’une finesse impressionnante sous une apparente simplicité. Leur meilleur album? « Another day  » est envoûtant ci dessous.
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Air – The virgin suicides – 2000

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En 2000, le duo signe la BO de « The virgin suicides ». L’histoire des sœurs Lisbon, plus diaphanes tu meurs, trouve ici l’écrin sonore parfait, fragile et soyeux, dans les différentes déclinaisons du sublime thème principal « Playground love »
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Air – 10000 Hz legend – 2001

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Pas de « Sexy boy » sur ce deuxième album de Air en 2001. En effet la progression est impressionnante, le groupe a évolué, est devenu adulte et signe un album majeur et inépuisable comme ce fantastique « How does it makes you feel »:
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Air – Moon safari – 1998

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En 1998, Air duo bien de chez nous part à la conquête du monde voire de la lune après quelques Ep remarquables. « Moon Safari  » contient des tubes interplanétaires mais je préfère de loin ses plages instrumentales somptueuses telles ce « Talisman » d’orfèvre.
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AIM – Cold water music – 1999

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1999, le trip hop bristolien a déjà changé la donne. Dans la foulée, les anglais de AIM produisent sur « Cold water music » un hip hop majestueux, souvent instrumental, un hip hop en CinémaScope sur papier glacé qui convoque les violons. Le titre « Cold water music » ci dessous
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The Acorn – Glory hope mountains – 2008

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Quel bonheur de redécouvrir l’album de 2008 « Glory hope mountains » de The Acorn, un groupe canadien. Sur ce disque ils brodent de merveilleuses dentelles folk et boisées d’une subtilité à toute épreuve. Ici avec « Crooked legs »:
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Abd Al Malik – Château rouge – 2010

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En 2010 l’album « Château rouge » d’Abd Al Malik mélange slam gonflant, rap lettré parfois verbeux, arrangements un peu trop variétoches. Pas ma tasse de thé mais ce  » Meilleur des mondes » est tout à fait acceptable.

Cannonball Adderley – Cannonball’s sharpshooters – 1958

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En 1958, Julian Cannonball Aderley saxophoniste de son état touche le cœur de la cible avec ce « Cannonball’s sharpshooters  » qui s’ouvre avec le rythmé et très enlevé « Our delight « .
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AC/DC – For those about to rock – 1982

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Tout s’alourdit sur cet album de 1982. Batterie pachydermique, riffs éléphantesques, refrains qui pèsent des tonnes, voix à se flinguer. Il faut subir 10 fois d’affilée ce rock bas du front. « COD » par déformation professionnelle mais il est permis de s’abstenir.
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AC/DC – Back in black – 1980

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En 1980 nombre de mes comparses collégiens ont marqué au feutre noir sur leur besace kaki US Army, les 4 lettres AC/DC. Le groupe a trouvé un nouveau chanteur pénible et vient de sortir un nouvel album identique au précédent. Ils en vendront des wagons. On en supporte encore les conséquences. « You shook me all night long » mais peu importe c’est à peu près toutes les mêmes
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AC/DC – Highway to hell – 1979

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Finalement AC/DC n’est qu’un honnête groupe de boogie rock qui fait toujours le même album, composé de la même chanson déclinée 10 fois à base de riffs tranchants sur une rythmique bien huilée. Faut aussi supporter le chanteur. En 1979 c’était le défunt Bon Scott depuis longtemps déjà « Shot down in flames  »
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ABC – Lexicon of love – 1982

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1982. L’album « Lexicon of love »de ABC cartonne. Au menu une new wave raffinée, aux relents de soul blanche, cuivres et claviers parfois datés il faut le reconnaître. Un mega hit « The look of love », mais je préfère ce « All of my heart  » moins pollué par certains tics de production 80′s et assez classe.
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Dominique A – La musique – 2009

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« La musique  » de 2009 est mon album préféré de Dominique A, le plus homogène, le plus inspiré. Parmi d’autres merveilles « Nanortalik  »
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Dominique A – L’horizon –

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En 2006 avec « L’horizon », Dominique A poursuit une carrière déjà conséquente et d’un niveau toujours irréprochable. « Rouvrir » est vraiment magnifique.
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Dominique A – Remué – 1999

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« Remué » le mot est faible à l’écoute de ce superbe mais difficile album de 1999. Une énorme prise de risques artistique. Sublime « Je suis une ville ».
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Dominique A – Auguri – 2001

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En 2001 Dominique A avait perdu des cheveux mais sa musique avait pris du corps. Sur « Auguri » il réussissait par exemple cette reprise des Polyphonic Size de 1982 « Je t’ai toujours aimée ». Superbe mais le meilleur était encore à venir.

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Dominique A – La mémoire neuve – 1995

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En 1995, Dominique A avait des cheveux et sur « La mémoire neuve » l’album de la consécration du public il chantait des paroles assassines sur des rythmes languides. « Il ne faut pas souhaiter la mort des gens »… mais le meilleur était à venir

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120 days – 120 days – 2006

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Rythmiques hypnotiques, chant halluciné sur ce « Keep on smiling » extrait du très bon et très noir premier album de 2006 du groupe norvégien 120 Days.

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22 Pisterpirkko – Drops & Kikcs – 2005

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J’avoue que j’avais oublié 22 Pisterpirkko (d’où l’intérêt de revisiter sa discothèque), groupe finlandais qui en 2005, mêlait blues, garage et country sans génie mais avec cohérence et talent. « I knew » est un des meilleurs titres de l’album:

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!!! – Thri!!!er – 2013

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En 2013, !!! avait à peine arrondi les angles et restait une formidable machine à danser sur l’album « Thri!!!er ». Exemple avec ce « One girl/one boy »
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!!! – Louden up now – 2004

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Les fous furieux de !!! déboulaient en 2004 avec l’album « Louden up now  » toujours aussi barge et passionnant aujourd’hui comme en témoigne ce « Pardon my freedom » explosif.
https://youtu.be/WG_bLkAuqPo

Teenage Fanclub – Shadows – 2010

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En 2010 la mélancolie radieuse du Teenage Fanclub faisait merveille sur ce « Baby Lee » irrésistible.

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