posts de octobre 2019


The Boo Radleys – Giant steps – 1993

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Bon n’y allons pas par 4 chemins: voici un des 10 meilleurs albums des 90′s. Tout simplement. Après le déjà excellent et inaugural « Everything’s alright forever » (1992) Les Boo Radleys vont passer la surmultipliée pour ce « Giant steps » qui en plus de faire référence au grand disque de John Coltrane, porte on ne peut mieux son nom. « Giant steps » est une jungle, un kaléidoscope touffu et hallucinant de 17 titres brassant les influences noisy, pop, reggae collectionnant les arrangements les plus excitants qui soient. Les idées fusent dans un maelstrom de sons et de mélodies hyper accrocheuses à tel point que certains l’ont surnommé l’album blanc des 90′s. « Giant steps » est une lessiveuse de tout ce qui se faisait de mieux dans la pop anglaise de l’époque, brassant, recyclant, mixant et digérant les sons. La bande à Martin Carr est ici au sommet de son incroyable créativité, les titres s’enchaînent enfilant des tubes irrésistibles et évidents aux arrangement prodigieux. L’album est une claque absolue tout comme le souvenir d’un concert au Globe à Lyon en 1993 ou 1994 Même si le groupe par la suite n’atteindra plus de telles hauteurs sur la longueur d’un album, il est incroyable que les Boo Radleys soient aujourd’hui tombés dans un oubli relatif. « Giant steps » reste, lui, et se pose là. Qu’il est difficile d’isoler un titre entre l’hallucinant « Lazarus » qui commence comme un reggae dub et se termine dans l’espace aux sons de trompettes venues d’ailleurs, « Barney (and me) » et « Rodney King » bombes noisy irrésistibles ou encore « Upon 9th and fairchild« , fusée à plusieurs étages. Le disque est une grenade à fragmentations inépuisable alors allons-y ci-dessous pour ce « Lazarus » qui n’a pas fini de renaître.

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The Boo Radleys – Everything’s allright forever – 1992

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À bien des égards, le début des 90′s aura été beaucoup plus passionnant que la période brit pop/grunge, deux genres qui ont pris toute la place, pour le meilleur mais aussi souvent pour le pire. Les early 90′s ont été marquée par le shoegaze, genre initié par My Bloody Valentine et dont les caractéristiques étaient une alliance entre des murs de guitares bruitistes et des chansons aux mélodies limpides et pop. De Ride à Slowdive, on compte quelques albums parmi les meilleurs de la décennie. Cette vague à la fois sonique et mélodique ne pouvait que ravir l’étudiant avide de nouvelles sonorités que j’étais alors, fatigué par certaines outrances et le clinquant des 80′s.
The Boo Radleys, dont le nom est emprunté à un personnage du roman « To kill a mockingbird », est le groupe de Martin Carr. Il en est le compositeur et le parolier et force et de constater que leur 2ème album sorti en 1992 et intitulé « Everything’s allright forever » est une merveille absolue.
Dès l’inaugural « Spaniard » aux fantastiques trompettes hispanisantes, le ton est donné. Ce disque sera une explosion d’idées et de sons, un tourbillon de mélodies toutes aussi fabuleuses les unes que les autres. On passe d’ambiances quasi psychédéliques hautes en couleurs « Losing it (song for Abigail) », à des bombes noisy pop « Toward the light ; Memory babe ; Does this hurt ?», d’une escapade bossa nova noisy « I feel nothing » à des passages plus expérimentaux comme « Room at the top« , le tout sans jamais briser la cohérence de l’ensemble. Ce que tout le monde ignorait alors à l’époque c’est que la suite allait se révéler totalement renversante. En souvenir du choc initial, du moment où, pour la première fois de ma vie, j’allais me plonger dans cet album inépuisable, voici ci-dessous l’énormissime « Spaniard » et ses trompettes venues d’ailleurs.

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