posts de janvier 2019


Blonde Redhead – 23 – 2007

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2007, je découvre avec « 23 » le trio New-Yorkais Blonde Redhead dont c’est déjà le 7ème album et c’est un enchantement. Dès le morceau introductif éponyme, au parfum de My Bloody Valentine, à savoir une noisy pop vaporeuse aux guitares tordues, emmenée par la voix céleste de Kazu Makino, tout à fait dans le ton du label 4AD on est transporté. L’album enchaine les perles, sans fausses notes, parfois sur des rythmes enlevés parfois plus apaisées comme sur cet impeccable « The dress » ci-dessous:
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Bloc Party – Intimacy – 2008

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Avec son 3ème album « Intimacy » en 2008, Bloc Party retrouve le mordant et l’inspiration qui l’avaient en partie quitté sur « A weekend in the city« . Même, mais c’est toujours le cas avec Bloc Party, si l’album reste inégal, les titres péchus envoient la sauce de façon efficace et font taper du pied. Mais une production un peu survitaminée les dessert quelque peu. C’est cependant du côté de morceaux plus calmex, un peu plus expérimentaux qu’il faut rechercher les perles de l’album notamment avec les clochettes enthousiasmantes de « Signs » ci-dessous (éviter à tous prix l’horrible remix d’Armand Van Helden):

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Bloc Party – A weekend in the city – 2007

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Après le succès de « Silent alarm » les anglais de Bloc Party étaient très attendus avec leur 2ème album « A weekend in the city » qui parait en 2007. Derrière sa très belle pochette, se cache un album plus ambitieux que le premier mais qui n’atteint pas vraiment son objectif. Moins éruptif, moins basé sur des riffs de guitares immédiatement accrocheurs, « A weekend in the city » fait la part plus belle aux claviers et aux samples électroniques et gagne en complexité ce qu’il perd en évidence. Le son se fait beaucoup plus froid, évoquant certains groupes cold des 80′s. Si certains titres comme l’introductif « Song for Clay » ressortent, il est difficile de se passionner pour ce disque un peu ennuyeux sur la longueur, où défilent des titres parfois fades. Il faut aller chercher, comme souvent avec Bloc Party, les singles pour trouver l’excitation, ici avec le très bon « Hunting for witches » ci-dessous:

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Jacco Gardner – Somnium – 2018

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« Somnium » est un mot latin qui signifie « songe; rêve » mais aussi une oeuvre littéraire considérée comme le premier récit de science-fiction qui date de 1608 par l’auteur hollandais Kepler, féru d’astronomie. Il y raconte le voyage quasi onirique du personnage vers la Lune. Le premier voyage spatial en quelque sorte. Mais « Somnium » c’est aussi le titre du nouvel album de Jacco Gardner après « Hypnophobia » sommet de pop psychédélique qui tourne toujours régulièrement sur ma platine.

De rêve et de voyage il est évidemment question ici puisque c’est bien à un voyage mental, un véritable trip auquel nous convie Gardner dans ce disque entièrement instrumental et d’une richesse inouïe.  Si la base rythmique constituée de basses bien rondes et chaleureuse et d’une batterie assez pop accompagnées fréquemment par une guitare acoustique assurent l’ancrage de ces morceaux, les nombreux synthétiseurs en assurent le décollage vers les étoiles. Il pourrait s’agir d’une BO pour film de SF dans cet album qui d’ailleurs fait penser souvent en vrac à Vangelis, Air ou Brian Eno. Mais le voyage, s’il est étrange, est toujours apaisé et apaisant, nous entrainant à la découverte de nouveaux mondes que nous parcourons en orbite.

Le premier titre « Rising » a pour charge de nous faire quitter la Terre avec de grandes nappes de synthés qui se superposent tandis que tournoient des notes cristallines. Le voyage promet d’être beau, étrange et dépaysant. Dès lors les titres se succèdent, tous aussi magnifiques les uns que les autres, produisant une sensation d’accélération tout au long de la face 1 depuis le superbe « Volva » qui fait irrésistiblement penser à Air, avec ses synthés aigus et aériens, en passant par l’apaisé « Langragian point », le sublime « Past navigator » à l’imparable motif de clavier qui sous-tend ce morceau d’une ampleur, d’une profondeur impressionnantes. Nous voici définitivement dans l’espace et même sur la Lune (c’est son nom dans « Somnium » de Kepler) avec « Levania », morceau ultra accrocheur, au tempo plus rapide et aux boucles de synthés quasi hallucinatoires. Avec « Eclipse », à la basse omniprésente zébrée de claviers spatiaux, parcourue de percussions, le voyage reprend et nous emmène encore plus loin dans le vide intersidéral, au plus profond de notre esprit. La face 1 se termine avec le court « Utopos », délicate peinture d’un monde étrange, peuplé de créatures délicates et craintives.

La face 2 s’ouvre sur les 6 minutes du très beau et psychédélique « Rain », magnifique morceau en apesanteur et contemplatif qui ne prendra racine que dans sa dernière partie avec l’entrée d’une batterie. « Privolva » est une nouvelle référence à « Somnium » de Kepler car c’est ainsi qu’est désigné un des hémisphères de la Lune mais c’est surtout un des sommets du disque. Un motif répétitif y tourne en boucle du début à la fin sur lequel des sonorités mouvantes, psychédéliques viennent se greffer alliant l’immobilité au mouvement incessant. « Pale blue dot » joue le rôle d’intermède planant avant « Descent » qui, comme son nom l’indique, amorce le retour, la redescente, par quelques notes semblant évoquer une spirale qui tournerait à l’envers, nous attirant vers son centre, « Somnium » dernier morceau de l’album et point d’arrivée de ce voyage merveilleux auquel nous a conviés Jacco Gardner qui semble, grâce à cet album, s’être libéré des dernières entraves à sa créativité. Désormais tout lui est permis et j’attends avec impatience la suite de son travail. Mais pour l’instant, je me replonge dans « Somnium » et ses vapeurs entêtantes.

À écouter – Past navigator – Levania – Privolva

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Bloc Party – Silent alarm – 2005

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Après une série de singles qui faisait monter la sauce, les anglais de Bloc Party sortaient en 2005 « Silent alarm » leur premier album. Composé de chansons à l’énergie survitaminée, de singles explosifs tels le formidable « Banquet« , l’album révélait un groupe aux influences à aller chercher du côté des Pixies, des Cure mais aussi de The Fall et des Talking Heads. Il révélait aussi Kele Okereke, leur chanteur noir à la voix on ne peut plus blanche comme un décalque de Robert Smith. Passé le buzz de l’époque, la réécoute du disque est agréable. Propulsé par une série de singles absolument imparable et à grimper aux rideaux, l’album n’est pas le chef d’oeuvre annoncé à l’époque mais un disque de haute tenue qui se perd peut-être un peu sur la longueur. Mais la batterie est énorme, les guitares tranchantes et Okereke parvient par son timbre et son interprétation à transfigurer ces titres déjà de bonne facture. On ne peut qu’être emporté par ce « Like eating glass » ci-dessous qui ouvre l’album qui débute dans un concerts de guitares ressemblant à des sirènes inquiétantes avant de décoller dans une impressionnante deuxième partie.

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Art Blakey & The Jazz Messengers – Mosaic – 1961

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Freddie Hubbard et Wayne Shorter font entre autres parties du fabuleux sextet des Jazz Messengers quand, en 1961, sort ce « Mosaic » qui  reste un des grands disques de jazz de l’histoire. Influences africaines et arabes mais aussi blues, référence à la peur de la guerre nucléaire, le disque est virtuose et capte l’esprit d’une époque, d’un monde en plein bouleversement. Il suffit d’écouter ce « Mosaic » ci-dessous d’une richesse incroyable, brisé en deux par un solo d’Art Blakey à la batterie pour s’en convaincre.

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