posts de décembre 2018


Art Blakey and the Jazz Messengers – !!Jazz Messengers! – 1961

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Art Blakey est un célèbre batteur de jazz qui a grandement contribué à mettre au devant de la scène son instrument pour en faire autre chose qu’un simple accompagnement. Il crée les Jazz Messengers en 1953 qui comprendra nombre de pointures comme Horace Silver, Wayne Shorter, Donald Byrd, Keith Jarrett et bien d’autres. En 1961, le quintet enregistre ce « !!Jazz messengers!! » vivifiant tel ce « Alamode » enlevé et d’une souplesse indémodable ci-dessous:
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Black Sabbath – Sabbath bloody sabbath – 1973

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Que s’est-il passé en 3 ans depuis le grand « Paranoid » , jusqu’à cette année 1973 où sort le 5ème album de Black Sabbath « Sabbath Bloody Sabbath« ? J’ai raté quelques épisodes mais comment un groupe d’une puissance aussi noire que le Black Sabbath des deux premiers albums a-t-il pu en arriver à cet album affreux?? Ici, la voix d’Osbourne est absolument insupportable et sa noirceur s’est transformée en un hurlement incontrôlé de quelqu’un qui se serait coincé un doigt (pour être poli) dans la portière. Côté musique, nous avons ici en germes tout ce qui fera l’horreur du heavy metal et du rock FM US des 80′s, une espèce de rock grand guignol, assez pompeux, qui commence à obtenir le renfort de claviers prog du pire effet et qui débouchera très vite sur ces groupes à justeaucorps avec guitares en formes d’éclairs et musiciens à permanente peroxydée, Iron Maiden puis Guns’n'Roses et consorts. Si le coeur vous en dit quand même « Sabbra cadabra » ci-dessous qui n’a rien d’une formule magique mais est le plus pop des titres de l’album:
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Black Sabbath – Paranoid – 1970

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Quelques mois seulement après le premier album, Black Sabbath remet ça en 1970 avec « Paranoid« . Me replonger dans ce disque que j’avais finalement peu écouté, n’étant pas un hardeux loin s’en faut, me rend à l’évidence: « Paranoid » est un classique incontournable. Reprenant les recettes du premier, Black Sabbath les porte à l’excellence. Pas de moments faibles ici, le son est tranchant et acéré comme jamais, les riffs intersidéraux, la batterie sonne comme les enclumes des forges de l’Enfer (oui j’avoue c’est un peu exagéré comme image!) et Ozzy installe son image de rock star. Les chansons sont incandescentes que ce soit le single « Paranoid » ou l’immense « War pigs, Luke’s wall » qui ouvre l’album de façon magistrale. Pas une once de graisse, que du muscle, et du surpuissant ci-dessous:
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Black Sabbath – Black Sabbath – 1970

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En 1970, Ozzy Osbourne et ses gais lurons de Black Sabbath publient leur premier album enregistré à la va-vite. Le nom du groupe fut choisi à cause du titre de la première chanson de l’album, puissante et lugubre à l’image de la pochette qui donne envie de se pendre. Le titre est même construit autour de l’accord « triton » interdit au Moyen-Âge car décrété diabolique. Le disque est considéré comme fondateur du heavy metal et se situe dans la lignée de groupes tels que Led Zeppelin et Deep Purple. On retrouve donc une batterie massue, des riffs lourds et le chant ténébreux d’Osbourne, qui deviendront les marques de fabrique du genre. L’album est cependant gorgé d’influences rock et blues comme sur « The wizard » et son harmonica. Sur la longueur, le disque tient cependant mal la distance en particulier dans sa deuxième partie où « Warning« , un titre de 10 mn semble partir un peu n’importe où. Mais peu importe, dans ses 70′s naissantes, le flower power n’a jamais semblé aussi loin de ces riffs implacables, de ces rythmes pachydermiques, comme si les ténèbres envahissaient le rock. « N.I.B » ci-dessous en est un des sommets dans une version live d’époque qui a dû faire trembler les fondations de l’Olympia!:

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Black Rebel Motorcycle Club – Baby 81 – 2007

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Le problème avec ce « Baby 81« , sorti en 2007, c’est que le Black Rebel Motorcycle Club ne surprend jamais. Après le très réussi « Howl« , le groupe a rebranché les amplis pour exécuter un rock pas toujours très fin mille fois entendu auparavant, et en mieux. Pas un roulement de batterie, un solo de guitare, un refrain qu’on n’ait pas vu venir de loin et des compositions dont je ne retiens pas grand-chose une fois le disque terminé. Disque que je range pour ne peut-être plus jamais le ressortir. C’est peut-être au détour de ce « Not wat you wanted« , plus inspiré, plus pop, sans être renversant, quand il singe Jesus and Mary Chain, que le groupe s’en sort le mieux. Ci-dessous:
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Dead Can Dance – Dyonisus – 2018

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Voici maintenant plus de 30 ans, leur premier album date de 1984, que Dead Can Dance, formé de Brendan Perry et de la chanteuse à la voix surnaturelle Lisa Gerrard, hante les bienheureux qui connaissent le duo. Ils furent parmi les fers de lance du label 4AD, durant les années 80, qui des Pixies aux Cocteau Twins, a toujours été à la pointe des innovations musicales. Leur musique est totalement inclassable, passant de la cold wave à la musique d’inspiration médiévale, du classique à des inspirations venant des quatre coins de la planète. Elle a toujours emmené l’auditeur à sortir de son confort, de sa routine pour l’entrainer sur des chemins rarement foulés auparavant, tout en réussissant à l’envoûter littéralement, tant Dead can Dance semble familier du surnaturel, des puissances mystérieuses, imprégnant sa musique d’un mysticisme, d’un mystère à la fois impénétrable et fascinant.
Sans nouvelle du groupe depuis 6 ans, voici que sort « Dionysus », son 10 ème album studio, qui retrace le parcours du Dieu grec Dyonisos, celui de la démesure, des excès, de la vigne et du vin qui vécut, mourut et ressuscita. Objet de cultes paiëns populaires, ce Dieu est célébré encore aujourd’hui parfois lors des récoltes de la vigne. De ces cultes dyonisiaques, Brendan Perry dit avoir incorporé la musique dans cet album. La pochette du disque représente un masque mexicain, objet rituel revêtu lors de la prise du peyotl hallucinogène. Car c’est bien à un triple voyage que nous convie ce disque. Un voyage dans le temps donc en célébrant ce Dieu antique, un voyage dans l’espace avec une inspiration musicale qui prend sa source dans de nombreux folklores disséminés autour du globe et un voyage mental tant cette musique est proche de la transe, de l’ivresse, par la perte de nos repères. Il faut donc être prêt à lâcher prise pour s’aventurer dans le merveilleux « Dyonisus », disque foisonnant et fascinant qui ne ressemble à rien d’autre et nous entraîne dans un univers unique, fait de magie, de mysticisme, en osmose avec la nature.
L’album se décompose en 2 actes, un par face, découpés chacun en 3 et 4 parties imbriquées les unes dans les autres.
Essentiellement instrumental, l’acte I débute par le bruit du vent, de la pluie, peut-être des vagues pour nous inviter à oublier le monde qui nous entoure et pénétrer dans celui du disque. Les instruments traditionnels tiennent le haut du pavé et les percussions tournent en boucles hallucinatoires pendant que des vagues affluent et refluent et que des voix venues d’ailleurs sous tendent le tout. Si les sonorités moyen orientales dominent en ce début d’album, il est impossible de lui attribuer une origine géographique précise, tant les influences sont multiples et se fondent les unes dans les autres avec une science extraordinaire de la composition musicale. Dead Can Dance ne nous emmène pas quelque part, le duo crée son propre monde, un monde unique et inédit. Après « Sea borne », on entend le bruit des vagues d’une mer millénaire, « Liberator of minds » prend le relai. Des percussions résonnent au milieu de bruits d’oiseaux nocturnes et des voix incantatoires montent dans la nuit. Enfin avec « Dance of the bacchantes », c’est à des rythmes tribaux que nous avons à faire avec des voix de femmes qui hurlent en transe derrière les vocalises de Lisa Gerrard. Nous avons définitivement perdu nos repères qu’ils soient spatiaux ou temporels pour atteindre des rivages peuplés d’images mentales. Magnifique et totalement hypnotique.
L’acte II débute par« The mountain » à tonalité plus sombre où les percussions martèlent toujours un rythme lent et régulier. C’est l’occasion d’entendre les voix de Brendan Perry et Lisa Gerrard se répondre dans une mélopée ample et majestueuse. Sur « The invocation » qui débute avec le son d’un troupeau, celui des animaux, des cloches, Lisa Gerrard, avec sa voix fascinante, se transforme en grande prêtresse païenne, relayée par un sitar et des choeurs de femmes. Le morceau est un monde à lui tout seul, ancré à terre par des percussions marquées et propulsé dans le ciel par les voix humaines. C’est dans une langue inconnue que Brendan Perry amorce « The Forest » aux sonorités un poil plus conventionnelles, ce qui n’enlève rien à sa force dramatique. Enfin, le voyage se termine par un « Psychopomp » très dépouillé. Les voix de Brendan et Lisa s’y répondent sur quelques percussions discrètes, pendant qu’en arrière plan, une nature mystérieuse se fait entendre. Le disque s’achève ainsi, en douceur, pour nous extirper à regret de cette rêverie dans laquelle il nous a plongés. Avec une seule envie, y replonger aussitôt.

À écouter – The mountain – Dance of the Bacchantes – Sea borne

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Black Rebel Motorcycle Club – Howl – 2005

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Pour cet album, « Howl« , en 2005, nos rockeurs débranche leurs amplis, laissent entrer la lumière dans leur musique et effectuent un retour aux sources du blues, de la country, de la folk et même du gospel. Guitares acoustiques, harmonica, claviers discrets illuminent un disque qui sent bon les grands espaces et vieillit comme un bon vin. Un exemple avec le très beau « Promise » ci-dessous:
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Black Rebel Motorcycle Club – B.R.M.C. – 2001

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On a oublié qu’en 2001, date de la sortie de « B.R.M.C. » premier album du Black rebel Motorcycle Club on vivait un revival du rock à guitare crades, les enfants du grunge sans doute. Donc ici, le format est rock basique avec guitare, batterie, basse, chant. L’album, sans rien inventer, déroule un rock sombre plutôt plaisant qui, dans ses meilleurs moments, lorgne du côté de Jesus and Mary Chain sans toutefois en égaler le venin. Le ténébreux « Rifles » est sans conteste un des meilleurs moments du disque ci-dessous:
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