posts de septembre 2018


Benjamin Biolay – Vengeance – 2012

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En 2012, après le succès critique et public de « La superbe », Biolay fait désormais partie du cercle restreint des artistes qui resteront. Avec « Vengeance« , il bouscule encore ses habitudes avec un album où souvent les guitares sont en avant, où les rythmes électro cognent et où les textes sont toujours aussi forts. Album d’une puissance émotionnelle immense, qui peut passer de la douceur au coup de poing, « Vengeance » impressionne. L’extraordinaire « Ne regrette rien » en duo avec Orelsan, compte parmi ce que Biolay a fait de mieux, ci-dessous:
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Christine and The Queens – Chris – 2018

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Ce n’est jamais très bon signe quand à sa sortie, un disque fait parler pour tout autre chose que la musique qu’il contient. Avec « Chris » le deuxième album de … Chris, enfin Christine and The Queens pour être plus clair, il faut bien dire qu’on est servis. D’abord avec un plan marketing hyper efficace où Chris, donc, nous explique sa métamorphose médiatisée à outrance – que le changement de nom et de coupe de cheveux illustrent – à grands coups de justifications laborieuses du genre « Je suis une femme phallique tu vois, une femme puissante… » dont on se contrefiche. On y apprend aussi que Chris veut maîtriser le processus créatif, qu’elle a donc produit elle-même l’album. Une bonne idée? Pas sûr.
Côté visuel, l’objet est également « léché ». Pochette griffée, cheveux courts, regard par en-dessous du genre « Tu vas voir ce que tu vas voir! » et clip de « 5 dols » gentiment érotique (et toc), pseudo provoc avec bric à brac SM qui ne choque plus personne.
Bref l’emballage a été soigné, réfléchi, pensé comme pour tout produit qui se respecte. Il y a même une version anglaise assez douteuse pour l’export. Si l’on ajoute à cela une polémique à la noix sur l’utilisation de boucles prises sur Internet que Chris a utilisées, comme si créer n’était pas emprunter, pomper, recycler ce qui a déjà été fait par d’autres, avant, comme si certains découvraient enfin l’eau chaude, on a un tableau complet!
Bref, pour toutes ces raisons, « Chris » est un album dont on parle. Et aussi parce qu’il succède à un succès international, adoubé par Madonna herself, « Chaleur humaine », le multiplatiné premier album. J’avoue ne pas l’avoir écouté depuis longtemps mais il serait faux-cul d’en nier l’originalité et les qualités. Succès mérité.
Chris se retrouve donc devant le toujours difficile exercice du deuxième album ultra attendu, ultra médiatisé, obstacle sur lequel beaucoup se sont cassés les dents. On comprend dès lors un peu mieux tout ce cirque marketing, cette volonté de donner du sens, de théoriser l’album en quelque sorte de peur que celui-ci ne se suffise pas à lui-même, avec le risque que tout ça ne sonne qu’artificiel. Car « Chaleur humaine » s’est présenté avec ses seules chansons et ce sont les chansons qui l’ont fait aimer, reconnaître et exister au-delà de toutes les prévisions. Comme si cette fois-ci, Chris n’avait pas eu suffisamment confiance dans le contenu pour soigner outre mesure le contenant.
Tout ça ne serait finalement pas grave si l’album était à la hauteur. Et c’est là que le bât blesse.
J’ai vu Christine and The Queens en concert il y a un peu plus d’un an. J’en garde le souvenir d’un show hyper rodé, millimétré, ou rien, jamais, ne dépasse. De chorégraphies parfaitement exécutées, parfaitement ennuyeuses, d’une chanteuse qui s’énerve un peu devant le peu de réactions du public douché par le manque de … chaleur humaine. Peut-être était-ce un mauvais concert parmi d’autres bien meilleurs je ne sais pas mais à l’écoute de ce deuxième essai, je ressens à peu près la même chose que ce soir-là. « Chris » fait l’effet d’un disque calibré, pensé, trop pensé, au son ultra synthétique et technologique (bonjour Pro Tools), parfait tue l’amour pour celui qui recherche quelques frissons de plaisir. Les titres s’enchaînent sans que rien ne retienne vraiment l’attention, sans qu’aucun accident, aucune rupture ne vienne briser la monotonie ambiante. On se dit qu’elle aurait justement eu besoin d’un producteur, c’est-à-dire de quelqu’un capable de prendre du recul, de travailler chaque titre pour essayer d’en tirer le meilleur au lieu de les noyer dans une bouillasse lorgnant fortement vers les 80’s et certains relents de funk technoïde sans âme comme dans l’affreuse « Le G », pénible imitation de Michael Jackson période « Bad ».
Même dans sa manière de chanter Chris est souvent irritante avec sa façon de découper les mots n’importe comment jusqu’à être fréquemment incompréhensible sans parler de ce tic qui consiste à répéter les sy-sy-sy-sy-syllabes pour que ça rentre ou encore ces « baby » tellement kitsch qui parsèment ses textes et articulés « bèiiibè ».
Au début de l’album, les tubes s’enchainent mais des tubes bien fades comme « Damn, dis-moi » où l’on mesure le gouffre qui la sépare des Daft Punk ou « La marcheuse » dont le texte aurait mérité écrin sonore moins commun. « Doesn’t Matter (voleur de soleil) » tient son rang mais on est loin des hits de « Chaleur humaine » et le morceau risque d’irriter assez vite. Enfin « 5 dols » dont le son ne diffère en rien des morceaux précédents accroche à peine l’attention.
Par la suite, plus grand-chose à retenir, peut-être un gimmick de clavier-basse sur « Goya!Soda! » mais c’est bien un ennui profond que génèrent « Follarse »; « Machin-chose »; « Bruce est dans le brouillard » voire même la plus délicate mais trop fade « Les yeux mouillés ». Il faut finalement attendre le dernier titre « L’étranger (voleur d’eau) » pour un début de frisson, au détour d’un refrain. C’est bien peu.
Chris semble avoir quelque peu oublié les chansons sur ce deuxième album, préférant tout donner sur l’emballage mais même celui-ci est bien peu attirant, exhibant son process de fabrication avec ce son sans chair, sans personnalité? Un comble pour quelqu’un qui justement fait du corps un thème essentiel de son propos. On est bien passé de la chaleur humaine à la froideur technologique mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Héloïse Letissier, de son vrai nom finalement beaucoup plus sympathique que l’anonyme et désincarné Chris, devra, si elle veut réaliser ses ambitions d’artiste internationale, surfant sur l’air du temps, revendiquant une sexualité « moderne », confectionner un album bien au-delà de la platitude ambiante de ce décevant deuxième disque. J’ignore si elle en est capable et certainement pas toute seule. Espérons que son grand oeuvre ne soit finalement pas déjà derrière elle.

À écouter: 5 dols – La marcheuse – L’étranger (voleur d’eau)

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Benjamin Biolay – La superbe – 2009

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Avec « La superbe« , en 2009, Benjamin Biolay fait définitivement taire les dernières critiques qui lui reprochaient d’être trop ci, pas assez ça, trop frimeur, pas assez chanteur, trop Gainsbourg, trop antipathique, … on s’en fout. « La superbe » l’installe définitivement au sommet, double album hyper ambitieux et magnifique, condensé de tout ce qu’il sait faire, aux mélodies ensorcelantes, aux arrangements qui s’autorisent tout, aux textes souvent bouleversants dans lesquels il se met à nu. Je ne me lasse pas de cette fantastique « Brandt rhapsodie » dans laquelle, en duo avec Jeanne Chéral, à coups de post it, sms et messages griffonnés au coin d’une table, défilent toutes les étapes d’une histoire d’amour. C’est superbe et c’est juste là dessous:
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Paul McCartney – Egypt station – 2018

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« When I’m sixty-four » chantait Paul McCartney il y a un siècle. Paulo en a aujourd’hui 76. On ne présente pas Paul McCartney. Il n‘a plus rien à prouver. Sans lui, la pop n’existerait pas. « Abbey Road » des Beatles, album indestructible est certainement ce qu’il a fait de mieux, ce qui s’est fait de mieux. Depuis 1970, Macca mène une carrière solo, même au sein de ses Wings du début, faite de hauts et de bas, constellée de perles mais aussi de titres dont on se demande bien s’il n’aurait pas mieux fallu les garder au frigo. Mais on n’y croyait plus vraiment non plus quand en 2005, il nous a refait le coup du chef d’oeuvre absolu avec l’extraordinaire « Chaos and creation in the backyards », de loin son meilleur album post-Beatles, dont on ne le croyait plus capable, fruit d’une collaboration miraculeuse avec l’immense Nigel Godricht, l’homme qui, à l’instar de George Martin pour les Beatles, fut le 5ème Radiohead. Depuis, McCartney est retombé dans l’insignifiance avec des albums qu’on écoute par politesse puis qu’on range définitivement. Cependant, l’oeil est toujours brillant, l’envie est toujours là, il a gardé cet air éternellement adolescent dans le regard, dans le sourire alors Mc Cartney continue, parce qu’il aime ça, parce que c’est sa passion.
Aujourd’hui voilà qu’un nouvel album pointe son nez, voilà même qu’il est double. Son nom? « Egypt station ». Bon. Comme à chaque fois, j’écoute, d’autant plus qu’il est précédé de rumeurs plutôt positives sans qu’il soit possible de démêler avis sincères et slogans promotionnels. Alors allons-y, prenons le train à « Egypt Station » et voyons si le voyage vaut la peine.
Première crainte, le producteur s’appelle Greg Kurstin, celui d’Adèle, de Sia, de Shakira… pas fait pour rassurer le chaland. Son travail est loin d’être indigne sur cet album mais là où Nigel Godricht il y a 13 ans, magnifiait les chansons, n’en gardant que l’essentiel, poussait McCartney dans ses retranchements, le son est ici juste conventionnel. Et puis une chose frappe immédiatement au fur et à mesure que se déroulent les 16 titres de l’album: la voix. Elle a changé, semble recouverte d’un voile, est parfois chevrotante. Non pas que cela soit gênant, simplement pour la première fois, comme on pensait que cela ne le concernait pas, cela s’entend, il vieillit.
Passée la courte ouverture quasi ambient d’ « Opening station », le premier titre, « I don’t know » est une totale réussite. Dans cette très belle ballade West Coast mid-tempo, Paulo déroule une mélodie impeccable sur lit de piano et prouve qu’il a bien plus que de beaux restes, tout en émotion et sobriété. « Come on to me » qui suit fait retomber le soufflé. Cette espèce de rengaine rock sautillante, genre que McCartney affectionne depuis longtemps, semble bien longue et souffre du coup d’une production balourde et peu inventive. Et quand enfin on croit que ça s’arrête, eh bien ça repart pour un tour. On passe. « Happy with you », sans être renversante, rehausse le niveau. Cette ritournelle est portée par une guitare folk et, l’air de pas y toucher, finit par accrocher. « Who cares » pourrait être du ZZTOP unplugged, tant ce boogie assez banal fait parfois penser aux barbus Texans. Rien de très passionnant même si on ne peut nier le plaisir que semble prendre McCartney à jouer au rockeur. Quel dommage que le single « Fuh you » qui suit soit plombé par une production aussi laide que possible à grands coups de choeurs de stade qui tirent le refrain vers les pires moments de Coldplay. Et pourtant le titre a du potentiel mais.. C’est peut-être sur « Confidante » que la voix de McCartney fait le plus son âge. Mise à nu, sur cette honnête ballade mélancolique, elle hésite, chevrote quelque peu, et en devient touchante. Le violoncelle et les notes de piano aigües ne suffisent pas à faire de « People want peace » un grand titre, mais sa naïveté même et son côté enjoué me le rendent plutôt sympathique, comme échappé d’une autre époque et clin d’oeil involontaire à John Lennon. Mais « Hand in hand » avec ses relents de « Fool on the hill » est d’une autre trempe. Somptueuse ballade dénudée, voix, piano, guitare acoustique et violoncelle, elle exprime ce que McCartney sait faire de mieux. Avec sa mélodie à la fois simple et subtile, elle touche droit au coeur et plane facile au-dessus des titres précédents. Impeccable aussi ce « Dominoes » au registre pop légèrement vintage, aux choeurs fifties, aux claps entrainants et à la mélodie que l’on reprend sans même s’en rendre compte. J’aime beaucoup aussi ce « Back in Brazil » incongru et donc surprenant, qui sur un rythme latino n’est pas sans rappeler le fantastique « Tropicalia » de Beck. Décalé, assumant sa tonalité kitsch, une vraie prise de risques. On a l’impression que Paulo pourrait composer des dizaines de ballades du genre de « Do it now », dont rien ne ressort, où rien ne brille, encore alourdie par une production pachydermique. On s’ennuie. Pas grand-chose à tirer non plus de l’ultra poussif voire lourdingue « Caesar rock » qui confirme que quand Macca veut jouer au rockeur, c’est le rock qui en prend un sale coup en plus de mes oreilles. Retour vers les hauteurs de l’album avec l’ambitieuse « Despite repeated warnings » qui lorgne vers le rock progressif et les 70’s. Chanson à tiroir, ou plutôt à étages, elle commence comme une ballade pour dégoupiller ensuite, à coups de changements de rythmes et d’ambiances successifs, les différentes parties qui la composent. Evitant le gras, le morceau fonctionne parfaitement. On se croit arrivés avec « Station II » miroir de l’instrumental d’ouverture mais voilà que déboule « Hunt you down/Naked/C-link », morceau composé de trois titres enchainés les uns aux autres comme à la grande époque d’Abbey Road. La comparaison vaut pour les titres fondus les uns aux autres, pas pour la qualité intrinsèque de ceux-ci mais rien d’indigne ici. Le rythme se ralentit progressivement, jusqu’à la fin de l’album, des guitares tranchantes et des cuivres rutilants du très réussi et énervé « Hunt you down » au blues instrumental de «C-Link » en passant par le très pop « Naked ». McCartney joue avec les genres, les univers, les tempos et finit son disque en fanfare.
Alors non, on n’embaumera pas encore Paul McCartney, il est bien vivant. Son nouvel album « Egypt station » n’est pas un chef d’oeuvre, il est très inégal, parfois énervant mais comporte suffisamment de réussites pour être digne d’un vrai intérêt. Il aurait mérité d’être élagué de ses branches inutiles, et une production plus à même de mettre en valeur les bonnes chansons. Mais comment en vouloir à Paul McCartney?

A écouter: I don’t know – Hand in hand – Despite repeated warnings

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Benjamin Biolay – Trash yéyé – 2007

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En 2007, Biolay sort ce « Trash yéyé » impressionnant de maîtrise et pose une pierre de plus dans l’édifice de sa carrière déjà immense en terme de qualité. Disque très pop, contenant plusieurs tubes, Biolay y chante comme souvent ses fractures, ses blessures, ses pertes comme sur le superbe « Laisse aboyer les chiens » ci-dessous et ses envolées de cordes.:
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Benjamin Biolay – À l’origine – 2005

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En 2005, Biolay pour son troisième album « À l’origine » casse sa barraque. Dans ce disque d’une densité extraordinaire, il brise ses jouets, prend tous les risques et signe son meilleur album jusque là, un immense album. Le ton se fait sombre, les textes brillent comme des diamants noirs, les arrangements fusent dans tous les sens, de la ballade au piano en passant par une pop flamboyante et des passages électro tordus. Les refrains claquent, les couplets caressent et Biolay prend une dimension qui le place définitivement dans la lignée des plus grands, pas si loin du roi Bashung. Bashung à qui on pense d’ailleurs dans cette fantastique version live et dark de la chanson qui ouvre et donne son titre à l’album « À l’origine » ci-dessous:
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Tunng – Songs you make at night – 2018

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J’avoue avoir lâché en cours de route le groupe anglais Tunng en 2010. En effet après le formidable « Good arrows » de 2007 et son tube « Bullets », l’album suivant m’avait quelque peu déçu. J’avais tort. La preuve éclatante avec ce somptueux « Songs you make at night ». Sa pochette façon patchwork illustre assez bien ce qui nous attend une fois la galette posée sur la platine. Un disque à la fois léger et lumineux, ensoleillé, la tête dans le ciel mais aussi comme enfoui sous des profondeurs aquatiques, plus sombres et mélancoliques. Musicalement, le groupe reste dans la veine d’un folk électronique de grande classe. Ici, les guitares acoustiques cavalcadent sur des boucles électroniques aussi subtiles qu’inventives, les voix nous entraînent en douceur au summum de l’émotion et les nappes de claviers jamais envahissants assurent le décollage.
On aura beau chercher, pas une seule fausse note tout au long des 11 titres qui composent l’album. La face A est une splendeur. « Dream in » débute presque accapella, sur quelques notes de claviers qui seront bientôt rejointes par des boucles électroniques superposées en forme de pulsation, pleines de bruissements et de crépitements. « It’s a beautiful dream » répète la voix en boucles, et c’est exactement cela qui nous attend en pénétrant dans cet album d’orfèvres. « ABOP » qui suit est une pure merveille à la mélodie parfaite, où les choeurs métalliques répondent au chanteur sur des arrangements électroniques brillants. Et que dire alors de « Sleepwalking » qui, dans la même veine, confirme l’exceptionnelle qualité de l’ensemble. « Crow » est de ces chansons qui ont le pouvoir de vous faire hérisser le poil de bonheur et d’émotion. Sublime ballade folk mélancolique, elle parvient à égaler le grand Nick Drake sur son propre terrain avec l’électronique qui, si elle ancre ce titre dans son époque, amplifie sa beauté intemporelle. « Dark heart » est un tube de pop électro absolument imparable caractérisé par une ponctuation récurrente sous la forme d’une voix féminine qui ne sort plus de la tête. Fin de la face A: réussite totale.
Crépitements, cordes frottées, ambiance feu de camp et bruits d’orage caractérisent la ballade nocturne et acoustique « Battlefront ». Voix masculine et féminine se répondent, se superposent. Le calme avant la tempête? De mystérieux bruits, presqu’inquiétants zèbrent le fantastique « Flatland » pendant que la guitare acoustique tisse de merveilleux arpèges. Encore un titre parfait. C’est la pluie qui tombe et d’angoissants coups de tambour qui ouvrent l’extraordinaire « Nobody here » peut-être le sommet d’un album qui vole pourtant à très haute altitude. Sans oublier ses racines folk, le titre laisse la part belle à des divagations électroniques affirmées, évolue en cours de route avant que, peu à peu, la pluie du début remplisse le silence. « Evaporate » et ses faux airs psychédéliques est d’une simplicité absolue malgré ses arrangements complexes. Espèce de rengaine faussement naïve, elle semble presque immatérielle, ouatée. « Like water » débute avec des bruits de ressac du bout du monde puis la guitare acoustique introduit une voix féminine. On pourrait presque se croire dans un titre de Beach House, chanté les yeux fermés face à l’immensité. C’est beau. Si « Dream in » avait débuté l’album, c’est fort logiquement avec « Dream out » que nous allons en sortir. Le titre agit comme un sas, permettant de retrouver le monde réel. Court et instrumental, peuplé de bruits étranges, d’une voix venue d’ailleurs, il agit comme le signal qu’il faut nous réveiller, quitter ce merveilleux univers sonore et onirique que Tunng a conçu pour nous émerveiller.
Cependant, la potion est trop forte et entêtante, on y replonge illico.

À écouter: ABOP – Flatland – Dark heart

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