posts de mai 2018


Bertrand Belin – La perdue – 2007

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Sur « La perdue » deuxième album de Bertrand Belin datant de 2007, on entre dans un monde quasi fantastique où l’onirisme des mots fait planer une étrangeté permanente. Curieusement, les riches orchestrations ne peuvent empêcher ces titres de se départir d’une austérité tenace. L’album n’est pas facile et pourtant abordable dans la forme, semblant intemporel. J’avoue avoir du mal à succomber sur la longueur de l’album mais il comporte pourtant des moments de grâce pour qui sait les dénicher. La chanson-titre ci-dessous:
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Beirut – March of Zapotec / Realpeopleholland – 2009

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Zach Condon est un personnage mystérieux qui apparait puis s’éclipse comme il est venu, sans flonflons ni trompettes. C’est pourtant bien une fanfare qu’il est allé chercher au Mexique sur le premier des deux Ep que constituent « March of Zapotec / Realpeopleholland » en 2009. Plus exactement il est allé enregistrer avec un orchestre traditionnel de la province d’Oaxaca, spécialisé dans les marches funèbres et c’est somptueux. Ces 6 titres sont empreints d’une mélancolie impressionnante. Le deuxième Ep « Realpeopleholland » est beaucoup plus conventionnel et finalement assez quelconque mais sur « March of Zapotec » vous entendrez des merveilles comme « The Akara » ci-dessous:

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Beck – Midnite vultures – 1999

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1999, Beck découvre les choses de la vie! Avec « Midnite vultures » et sa pochette flashy à souhait, il surprend son monde avec un album dégoulinant de sueur, suintant la luxure, empruntant son funk moite à Prince et Sly & The Family Stone voire au « Emotional rescue » des Stones. On ne l’attendait pas sur ce terrain mais le blondinet s’en tire avec les honneurs et plus que ça. Suite à ce dépucelage en règle, il peut voler de ses propres ailes, désormais tout lui est permis. Malheureusement il ne profitera de cette liberté acquise qu’à demi car la décennie suivante ne sera pas aussi impressionnante que celle qui s’achève le concernant. Il reste ces titres enthousiasmants tel ce « Mixed bizness » endiablé ci-dessous.

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Beck – Mutations – 1998

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1998. Entre deux albums, au sommet de sa période la plus créative, Beck sort « Mutations« . Censé être un disque de transition, il se révèle être une petite merveille, certainement mon album préféré du blondinet. Son écriture est toujours aussi irréprochable et les arrangements ont gagné en simplicité, en sobriété. Les chansons sont toutes réussies dans une veine laid back, sans les débordements parfois brouillons et irritants des premiers albums. Et puis c’est là que l’on trouve cette merveille de samba pop qu’est « Tropicalia » ci-dessous:
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Beck – Odelay – 1996

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Le chien de la pochette est à l’image de « Odelay » l’album de Beck de 1996, à la fois très apprêté et pourtant totalement décalé et foutraque. Sur ce disque, certainement le meilleur de son auteur, les chansons sont beaucoup mieux produites et maitrisées qu’auparavant sans perdre toutefois le grain de folie qui les caractérisent. Les tubes s’enchaînent au même rythme que les idées originales, témoignant d’un élan créatif sans faille. Beck continue à mélanger différents styles, du blues au hip hop en passant par le folk et la pop pour au final, ne ressembler qu’à lui-même. Même si je suis pas toujours transporté, il faut bien reconnaître que l’album se pose là, incontournable au milieu des 90′s. « Lord only knows » ci-dessous, n’a rien à envier au meilleur des Stones période « Beggars banquet » et ce n’est pas peu dire.

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Beck – Mellow gold – 1994

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Pour son premier album « Mellow gold » en 1994, Beck Hansen frappe un grand coup. L’album est un véritable chaudron de sorcier en ébullition dans lesquels tous les ingrédients - folk, rock, hip-hop, noise, country, hardcore, blues – distillent leur venin. Porté par le tube « Loser » et son rythme hip-hop mâtiné de guitares slide, le disque est encore aujourd’hui une pierre de touche de l’indie rock folk. Parfois en surchauffe brouillonne cependant, l’album a du mal à garder un niveau élevé tout du long. On ne peut s’empêcher souvent de penser au maître Tom Waits dans ses moments les plus barrés d’expérimentations bruitistes. J’avoue ne pas être totalement client d’un album fatigant sur la longueur mais le talent et la folie sont au rendez-vous surtout dans ses moments les plus posés comme sur ce « Pay no mind (snoozer) » ci-dessous.

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