posts de février 2018


The Beatles – Help! – 1965

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En 1965 avec « Help! » les Beatles signent un album majeur de la pop des sixties. L’extraordinaire chanson titre est un véritable appel au secours d’un groupe dépassé par son succès. Tout le monde connait « Ticket to ride » et « Yesterday« , classiques incontournables. Ce dernier titre est magnifié par des arrangements de cordes et annonce les splendeurs à venir. Pas une seule fausse note sur cet album comme sur le plus méconnu mais excellent « The night before » ci-dessous:
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The Beatles – Beatles for sale – 1964

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En 1964, en pleine Beatlemania, enchainant les concerts, les Beatles sont tenus par leurs producteurs d’enregistrer deux albums par an. Ce qui est le plus réussi dans « Beatles for sale »‘est peut-être la pochette. L’album comporte à nouveau 6 reprises et marque un certain essouflement dans la créativité du groupe. S’il n’est pas mauvais, ce disque peine à proposer des titres marquants exception faite de « Eight days a week » ci dessous. On sait que cette phase de surplace précède de peu ce qui reste aujourd’hui la plus formidable série d’albums de l’histoire de la pop music.

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The Beatles – A hard day’s night – 1964

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« A hard day’s night« , bande originale du film éponyme, le 3ème album des Beatles date de 1964. Il marque un saut qualitatif impressionnant et fait accéder le groupe à une notoriété planétaire qu’aucun musicien n’a jamais connue auparavant. Pour la première fois on ne trouve aucune reprise et le duo Lennon/Mc Cartney fait déjà des étincelles. Outre la chanson titre et « Can’t buy me love« , tubes intemporels, l’album recèle nombre de trouvailles mélodiques et d’arrangements beaucoup plus élaborées. Le groupe grandit, progresse en maturité comme sur le superbe « And I love her » ci-dessous:
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The Beatles – With the Beatles – 1963

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Enregistré seulement 4 mois après le premier album, « With the Beatles » est composé de 8 chansons originales et de 6 reprises. Malheureusement il ne contient pas les tubes de l’époque, ceux-ci étant sortis en singles. On note peu d’évolution par rapport à « Please, please me » et il est assez difficile en l’écoutant aujourd’hui d’y déceler les prodiges qui vont suivre. Se démarquent cependant certains titres dont le nerveux « It won’t be long » ci-dessous:

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The Beatles – Please, please me – 1963

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Si les Beatles sont déjà un groupe rodé sur scène, « Please, please me » est leur premier album enregistré en 1963 dans les conditions du live. Si le disque témoigne déjà d’une belle osmose entre les musiciens, ses singles vont déclencher la fameuse Beatlemania. Le disque est certainement celui qui témoigne le mieux de ce qu’étaient à l’époque les Beatles en concert: deux guitares, une basse et une batterie pour un album frais et simple. Le classique « I saw her standing there » ci-dessous:
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The Horrors – V – 2017

The Horrors – V – 2017

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The Horrors est un groupe en perpétuelle évolution depuis des débuts très sombres, lorgnant du côté de Joy Division sur des guitares maltraitées à la My Bloody Valentine jusqu’à des productions plus léchées et l’introduction de sons électroniques sur le dernier « Luminous » Toujours passionnants et surprenants, gardant une capacité à suggérer le malaise, à bousculer l’auditeur, les anglais sont un des grands groupes de ces dix dernières années. La rencontre avec Paul Epsworth, responsable des pires productions du moment (U2, Adèle, Florence and the Machine) avait de quoi faire peur car confronter des univers si opposés pouvait faire doute de l’issue du mariage. Miraculeusement, l’alliage fonctionne souvent sur « V »  cet album à la pochette affreuse, cultivant le goût du groupe pour le bizarre mais l’entrainant aussi vers des directions nouvelles et passionnantes.

Tout commence par « Hologram », incroyable chanson à étages. Le rythme imposant et martial cogne sur un tapis de sons électroniques qui grincent, bourdonnent, puis élèvent le titre vers les cieux. Les guitares sont inquiétantes, la basse suggère un malaise sous jacent, issu de ténèbres inconnues. La voix de Faris Badwan si atypique porte le titre jusqu’à un final électronique absolument fabuleux que des guitares torturées viennent lézarder de l’intérieur. Le morceau s’achève sur une plage inconnue et étrange. Extraordinaire entrée en matière. « Press enter to exit » ensuite, convoquent des guitares presque funk pour un titre beaucoup plus pop que le précédent toujours assis sur une rythmique  imposante. La voix se fait douce et les nappes de synthés dominent. Cependant je suis plus circonspect sur un refrain qui a tendance à enfler un peu trop mais ce serait chercher la petite bête. Le titre s’achève curieusement dans une ambiance dub sur fond d’échos électroniques. Avec « Machine » c’est du côté de Depeche Mode que lorgne The Horrors. Des  beats lourds, presque industriels placent l’album sur orbite pour un titre sombre et urbain. La machine est implacable. Mais la suite sera encore meilleure. Tout d’abord avec « Ghost » et sa sublime intro vaporeuse sur un rythme lent. Des grincements plaintifs, des bourdonnements mélancoliques créent une ambiance étrange comme la respiration d’un monstre endormi. La voix filtrée s’intègre parfaitement. La chanson monte en intensité avant d’exploser dans une myriades de cascades électroniques. Pas de répit avec « Point of no reply » qui marque une accélération, la basse est ronde et chaude, le rythme métronomique et le morceau exceptionnel,  d’une ampleur à la mélodie imparable. On est en suspens le temps d’un moment de flottement en nappes superposées avant que la chanson finisse en apothéose sonique. Le premier disque est achevé et on est stupéfait de sa richesse.

Dans « Weighed down » les cordes de l’intro préparent le terrain à une batterie massive. La noirceur prime encore mais toujours compensée par des nappes et une voix qui s’envolent. Un équilibre subtil. La fin convoque les fantômes My Bloody Valentine. Le  titre est plus difficile à apprivoiser cependant, un poil gonflé par une production très présente. Mais « Gathering » va réduire à néant toute velléités de contestation. De surprenantes guitares folk enchantent une intro parfaite d’une légèreté inédite sur l’album. Le titre est somptueux, la classe à l’état pur. La voix est est à son sommet, naturelle et décontracté. Refrain fantastique, pont instrumental  phénoménal, tout y est.  On regrette donc que « World below » et ses guitares torturées ne parviennent pas à faire passer un titre trop survitaminé, pollué par une production encore dopée outre mesure. Rare défaut d’un album de haut niveau. Mais les deux derniers titres font basculer définitivement l’album du bon côté. »It’s a good life » débute sur une pulsation électronique, avant que ne s’installe une sublime mélodie d’une évidente beauté, dans le meilleur registre du disque, la mélancolie électronique en apesanteur . Quand la batterie démarre, des claviers tournent et préparent une fin extraordinaire où les guitares trouent la nuit, avant que les cristaux de « Something to remember » lance un titre qui n’est pas s’en rappeler le meilleur Pet Shop Boys, le lyrisme en plus. Fin idéale d’un disque en tous points excellent.

C’est en mariant le meilleur de la noirceur des 80’s avec des sonorités électroniques modernes que The Horrors signe peut-être là son meilleur disque d’une discographie pourtant déjà excellente. Espérons que les quelques excès de graisse de la production ne l’empêchent pas de mal vieillir.

À écouter – Gathering – Point of no reply – Hologram

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