posts de janvier 2018


Beastie Boys – Anthology – The sound of science – 1999

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Ce best of des Beastie Boys date de 1999. Il retrace la carrière d’un groupe caractéristique des 90′S. Sur une base hip-hop, le trio prend parfois des accents punks, ou bien sur d’énormes basses envoie d’énormes riffs de guitares lézardés de scratches. Ils évolueront ensuite vers des contrées plus électro. Ce n’est pas toujours ma tasse de thé et c’est assez usant à la longue mais il faut bien avouer que des titres incisifs de la trempe de ce « Shake your rump » ci-dessous extrait de l’album de 1989 « Paul’s boutique » sont des sacrées tueries.

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Beach House – Thank you lucky stars – 2015

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Il est tout de même très rare qu’un groupe sorte son nouvel album seulement deux mois après le précédent. On pouvait craindre le pire après l’exceptionnel « Depression cherry » dont je ne suis toujours pas revenu: fonds de tiroir, rebuts, démos? … il n’en est rien, bien au contraire, et ce « Thank your lucky stars » est aussi réussi sinon supérieur à son grand frère. On peut même considérer que les deux albums forment un ensemble cohérent même si ce nouvel opus est plus dépouillé, plus près de l’os que le précédent. Résultat, il ne reste plus que les chansons, toutes fantastiques et sublimes, qui planent très très haut sur une batterie réduite au strict minimum, des claviers discrets mais toujours inspirés. « She’s so lovely » est candidate pour être la BO parfaite d ‘un film de David Lynch, la beauté de « All your yeahs » semble suspendue comme en apesanteur et ne tenir qu’à un fil, « The traveller » a sa place sur n’importe quel album des Cocteau Twins avec son orgue d’église en appui d’une voix d’ange, « One thing » et « Elegy to the void » balladent l’auditeur sur fond de guitares légèrement noisy et détraquées, … on peut en dire autant de TOUTES les chansons de cet album dont le sommet est sans conteste « Rough song« , somptueuse ballade sur fond d’orgue et de batterie famélique, à elle seule supérieure et plus porteuse de frissons que l’intégralité du dernier album d’Adèle qui malgré le renfort d’une armada de compositeurs, producteurs et autre communicants ne véhiculera jamais rien d’autre que l’ennui de l’objet formaté.
« Depression cherry » / « Thank your lucky stars« , deux facettes d’un immense talent, albums incontournables de l’année 2015 qui se termine. Oui Beach House peut remercier sa (ses) bonne(s) étoile(s)!

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Beach House – Depression cherry – 2015

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Etonnante pochette en velours rouge mais qui a le mérite de donner une idée assez précise de ce 5ème album de Beach House. Je précise que les supporters de l’OM et autres raffinés personnages peuvent déjà passer leur chemin. En effet comme à son habitude, le groupe entraîne son auditeur dans un écrin cotonneux qui n’est pas sans rappeler les formidables Cocteau Twins des 80′s et le groupe de filles Lush des 90′s. De la mélancolie douce comme son titre l’indique donc! Le tout dans un cocon de guitares translucides, de voix éthérées, d’orgues planants. C’est un disque parfait pour l’automne, pour les feuilles qui tombent et les jours qui décroissent. Dès l’ouverture on entre en « Levitation » et on n’en redescendra qu’après « Days of candy » le bien nommé. Entre les deux, un voyage en apesanteur ouatée à peine chahuté par les guitares noisy de « Sparks« . « Space song; PPP; Wildflower; Bluebird » sont autant de pierres précieuses dans leur écrin de velours rouge. Un groupe unique qui creuse son sillon.

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Beach House – Bloom – 2012

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Avec « Bloom » en 2012, Beach House franchit incontestablement un palier pour accoucher d’une merveille absolue. La pop rêveuse et évanescente du duo a gagné en amplitude, en profondeur et en complexité pour atteindre la quasi perfection. Comment ne pas rendre les armes devant tant de beauté, devant ces dentelles sonores, ces strates complexes, ces mélodies parfaites? « Bloom » est un chef d’oeuvre à l’image de ce « The hours » renversant ci-dessous:

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Beach House – Teen dream – 2010

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En 2010, Beach House en est déjà à son troisième album quand je les découvre avec ce « Teen dream » de toute beauté. C’est une musique spectrale, fragile, comme une procession de fantômes par une nuit d’automne que l’on y entend. Des mélodies somptueuses, sur des arrangements à la fois sobres et riches d’émotions. L’étonnante voix de Victoria Legrand donne vie à ces titres mélancoliques et parfois décharnés. Ci-dessous, le magnifique « Walk in the park« :

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The Beach Boys – California Gold

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Je n’ai que ce « California gold » des Beach Boys qui est un best of. Il faut bien sûr aller se plonger plus avant dans les albums studio pour découvrir l’immense oeuvre du génie torturé qu’est Brian Wilson et appréhender la complexité de ces cathédrales sonores que sont les chansons des Beach Boys. Ci-dessous l’extraordinaire « God only knows » extraite du chef d’oeuvre « Pet sounds » de 1966:

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Bauhaus – In that flat field – 1980

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En 1980, sur les braises encore chaudes du punk, le groupe anglais Bauhaus sort son premier album « In that flat field« . Je reste impressionné aujourd’hui par ces basses énormes, cette batterie puissante et subtile à la fois, ces guitares broyées, torturées et par le chant de Peter Murphy, qui passe des ténèbres à la sauvagerie au sein de chansons dont on peut considérer avec le recul qu’elles auront été la clé de voute de tout un mouvement dans lequel Siouxsie and The Banshees, Sisters of Mercy se seront engouffrés. Un disque fondateur sombre, sauvage et sans aucune concession donc du rock anglais de la décennie 80 qui s’annonçait. Ci-dessous, l’immense chanson titre:

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The National – Sleep well beast – 2017

The National – Sleep well beast – 2017

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Déjà 10 ans depuis Boxer, le quatrième album qui fut celui de la consécration pour The National, ce groupe situé quelque part entre Interpol, avec qui ils ont démarré, et avec lesquels ils ont en commun une énergie noire et les Tindersticks pour la classe impériale qu’ils dégagent sur scène et dans leurs chansons.Après que Bryce Dessner est parti en escapade avec le grand Sufjan Stevens pour le très réussi « Planétarium », voici donc « Sleep well beast » 7ème album d’un groupe jusque-là quasi irréprochable, à la pochette presque noire, comme si le groupe avait trouvé dans sa musique un abri pour se protéger des ténèbres.

C’est « Nobody else will be there » superbe ballade nocturne qui ouvre les hostilités.  Un piano ample et majestueux sur un rythme minimal et des nappes de claviers lancinantes constituent le socle d’un titre sur lequel la voix toujours aussi magnétique de Matt Berninger fait merveille. Magnifique entrée en matière. Sur « Day I die », National assume son côté emphatique. La chanson devrait être un tube, le genre  de titre que U2 ne sait plus écrire. Sur une rythmique frénétique, des guitares héroïques et un peu casse burnes introduisent une mélodie assez implacable. La tension ne se relâche jamais mais on finira par en avoir vite assez car les ficelles sont un peu grosses. « Walk it back » est d’une autre tenue. Sur quelques pulsations électroniques, la voix vient susurrer une mélodie somptueuse que la batterie souligne sans jamais l’étouffer. Puis quelques arpèges de guitare ajoutent une touche de mélancolie à ce titre sombre et classe. « The system only dreams in total darkness » rappelle Interpol par sa noirceur générale que viennent contrebalancer quelques traits de guitares tranchants. La mélodie est impressionnante et la chanson monte en intensité jusqu’à un solo de guitare imparable. Certainement le morceau le plus évident et tube en puissance.On s’ennuie tout de même ferme sur l’anodin « Born to beg ». Rien ne vient titiller l’oreille, le titre passe inaperçu. Et si très rock « Turtleleneck » a le mérite de réveiller l’auditeur ce n’est pas par sa subtilité ni son originalité. La mélodie assez banale, semble noyée sous des guitares trop bavardes pour avoir quelque chose à dire. L’album prend un peu l’eau en son milieu. « Empire line » relève quelque peu la tête avec ses boucles électroniques discrètes mais ne se dépare pas d’une certaine monotonie, d’une dramatisation potentielle qui ne verra jamais le jour même si la fin du morceau est d’assez belle facture. On ne peut s’empêcher de se dire que tout ça surprend bien peu. Heureusement « I’ll still destroy you » ramène l’album vers les sommets. Sur des boucles électroniques, le titre débute de façon sidérante. La mélodie fait mouche. Puis la batterie entre en piste et fait monter l’intensité. Un break assis sur des nappes de clavier ralentit la chanson avant une dernière partie fantastique. Les claviers poussent, la batterie s’affole et des cordes puissantes   achèvent ce qui est sans doute le meilleur titre du disque jusque là. « Guilty party » qui suit est de facture classique mais le titre parvient à éveiller l’intérêt par sa mélancolie tranquille et apaisée. Le savoir-faire du groupe est tout de même phénoménal qui sait maîtriser la tension d’un titre sans céder à l’emphase. Le piano débute la sublime « Carin at the liquor store » qui pourrait prétendre à une place sur les meilleurs REM. Cette ballade triste et lumineuse à la fois apporte ce qui manque à l’album: de l’émotion, de la simplicité. La chanson n’a besoin d’aucun oripeau, sa beauté classique se suffit à elle-même. « Dark side of the gym » poursuit dans la même veine sans atteindre cependant les hauteurs de son prédécesseur. Il faut cependant reconnaître la capacité du groupe à écrire des ballades irréprochables, à la structure certes classique, mais difficiles à prendre en défaut. Il faut attendre le dernier titre « Sleep well beast » pour trouver une véritable prise de risque. Beaucoup plus expérimental, truffé de bruits étranges et liquides, de trouées de claviers qui confèrent à la chanson une atmosphère à la fois étrange et aérienne, il constitue une vraie réussite et , enfin, une vraie surprise. Peut-être un peu long, il gagne cependant à vieillir et ouvre de nouvelles perspectives pour le groupe.

Le disque n’arrive pas à m’enthousiasmer sur sa durée mais ses sommets restent suffisamment passionnants et l’altitude moyenne élevée, de par la maîtrise du groupe et des titres qui recèlent tous un intérêt, même si de façons inégales. « Sleep well beast » est peut-être une transition vers des prises de risques artistiques, car aujourd’hui The National a déjà prouvé qu’ils savaient torcher un bon disque, jamais racoleur et avec assez de classe pour tempérer les réserves. Il leur reste à produire le chef d’oeuvre de la maturité et ils en sont capables.

En écoute : The system only dreams in total darkness – I’ll still destroy you – Carin at the liquor store

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Battles – Mirrored – 2007

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Oui « Mirrored » du groupe Battles, sorti en 2007, est un album radical, inclassable, expérimental, excessif, unique et génial. Maelstrom sonore porté par des rythmiques complexes et frénétiques, utilisant les voix de toutes les manières sauf mélodique, l’album propose un trip éprouvant mais jamais emprunté auparavant. On ne sort pas indemne de cette traversée mais on y revient, pour tenter d’apprivoiser cet étrange objet d’une modernité absolue. On l’adore et il insupporte à la fois, il ne laisse personne indifférent. Un extrait avec l’immense « Atlas » ci-dessous:

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Battant – No head – 2009

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En 2009, le trio de Battant eut son heure de gloire avec l’album « No head« . C’est un disque aux relents de punk mâtinés d’électro et emmené par une chanteuse qui rappelle souvent Siouxsie ou Patti Smith. Brut de décoffrage, le disque s’écoute sans déplaisir malgré ses airs de déjà entendu et des plages inégales. « Radio Rod » ci-dessous est une des bonnes chansons du disque mais bon, rien d’exceptionnel non plus:

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The Bats – Fear of God – 1992

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Dans les années 80 et 90, la Nouvelle Zélande, outre son équipe de rugby, sera le vivier d’une scène rock d’une richesse incomparable. En 1992, The Bats en est l’étendard avec « Fear of God« , album d’une simplicité lumineuse rarement égalé. La pop à guitares, légère et sautillante du groupe trouve ici son point culminant. Les chansons respirent les grands espaces, l’innocence et la liberté et évoquent le REM des débuts sans rougir de la comparaison. Parfait pour les longs trajets en voiture. La parfaite « Dancing at the boat goes down » est représentative de la qualité du disque ci-dessous:

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Bat For Lashes – Two suns – 2009

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En 2009, sur l’album « Gold » Natasha Khan avec Bat For Lashes cultive encore plus un côté folk néo baba à tendance électro chic, qui s’il est hyper maitrisé, a tout de même la capacité de m’emmerder assez souvent, malgré un duo étonnant avec Scott Walker. Heureusement certains titres accrochent un peu plus mes pauvres oreilles comme ce très bon « Pearl’s dream » ci-dessous:

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Bat For Lashes – Fur and gold – 2007

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Natasha Khan, tête pensante de Bat For Lashes, est très jolie. Et sa musique est aussi sophistiquée que la photo de pochette de « Fur and gold » de 2007, sur laquelle elle apparait en amazone d’un autre temps. Mêlant instruments médiévaux, expérimentations à la Björk, que sa voix rappelle souvent, elle sait créer des atmosphères fantastiques et étranges prenant le pas sur la mélodie. De la belle ouvrage mais quand même un tantinet ennuyeuse sur la longueur. Le plus martial « Trophy » ci-dessous est très réussi:

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