posts de novembre 2017


The Acorn – Glory hope mountains – 2008

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Quel bonheur de redécouvrir l’album de 2008 « Glory hope mountains » de The Acorn, un groupe canadien. Sur ce disque ils brodent de merveilleuses dentelles folk et boisées d’une subtilité à toute épreuve. Ici avec « Crooked legs »:
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Abd Al Malik – Château rouge – 2010

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En 2010 l’album « Château rouge » d’Abd Al Malik mélange slam gonflant, rap lettré parfois verbeux, arrangements un peu trop variétoches. Pas ma tasse de thé mais ce  » Meilleur des mondes » est tout à fait acceptable.

Cannonball Adderley – Cannonball’s sharpshooters – 1958

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En 1958, Julian Cannonball Aderley saxophoniste de son état touche le cœur de la cible avec ce « Cannonball’s sharpshooters  » qui s’ouvre avec le rythmé et très enlevé « Our delight « .
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AC/DC – For those about to rock – 1982

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Tout s’alourdit sur cet album de 1982. Batterie pachydermique, riffs éléphantesques, refrains qui pèsent des tonnes, voix à se flinguer. Il faut subir 10 fois d’affilée ce rock bas du front. « COD » par déformation professionnelle mais il est permis de s’abstenir.
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AC/DC – Back in black – 1980

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En 1980 nombre de mes comparses collégiens ont marqué au feutre noir sur leur besace kaki US Army, les 4 lettres AC/DC. Le groupe a trouvé un nouveau chanteur pénible et vient de sortir un nouvel album identique au précédent. Ils en vendront des wagons. On en supporte encore les conséquences. « You shook me all night long » mais peu importe c’est à peu près toutes les mêmes
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AC/DC – Highway to hell – 1979

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Finalement AC/DC n’est qu’un honnête groupe de boogie rock qui fait toujours le même album, composé de la même chanson déclinée 10 fois à base de riffs tranchants sur une rythmique bien huilée. Faut aussi supporter le chanteur. En 1979 c’était le défunt Bon Scott depuis longtemps déjà « Shot down in flames  »
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ABC – Lexicon of love – 1982

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1982. L’album « Lexicon of love »de ABC cartonne. Au menu une new wave raffinée, aux relents de soul blanche, cuivres et claviers parfois datés il faut le reconnaître. Un mega hit « The look of love », mais je préfère ce « All of my heart  » moins pollué par certains tics de production 80′s et assez classe.
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Dominique A – La musique – 2009

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« La musique  » de 2009 est mon album préféré de Dominique A, le plus homogène, le plus inspiré. Parmi d’autres merveilles « Nanortalik  »
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Dominique A – L’horizon –

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En 2006 avec « L’horizon », Dominique A poursuit une carrière déjà conséquente et d’un niveau toujours irréprochable. « Rouvrir » est vraiment magnifique.
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Dominique A – Remué – 1999

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« Remué » le mot est faible à l’écoute de ce superbe mais difficile album de 1999. Une énorme prise de risques artistique. Sublime « Je suis une ville ».
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Dominique A – Auguri – 2001

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En 2001 Dominique A avait perdu des cheveux mais sa musique avait pris du corps. Sur « Auguri » il réussissait par exemple cette reprise des Polyphonic Size de 1982 « Je t’ai toujours aimée ». Superbe mais le meilleur était encore à venir.

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Dominique A – La mémoire neuve – 1995

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En 1995, Dominique A avait des cheveux et sur « La mémoire neuve » l’album de la consécration du public il chantait des paroles assassines sur des rythmes languides. « Il ne faut pas souhaiter la mort des gens »… mais le meilleur était à venir

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120 days – 120 days – 2006

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Rythmiques hypnotiques, chant halluciné sur ce « Keep on smiling » extrait du très bon et très noir premier album de 2006 du groupe norvégien 120 Days.

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22 Pisterpirkko – Drops & Kikcs – 2005

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J’avoue que j’avais oublié 22 Pisterpirkko (d’où l’intérêt de revisiter sa discothèque), groupe finlandais qui en 2005, mêlait blues, garage et country sans génie mais avec cohérence et talent. « I knew » est un des meilleurs titres de l’album:

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!!! – Thri!!!er – 2013

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En 2013, !!! avait à peine arrondi les angles et restait une formidable machine à danser sur l’album « Thri!!!er ». Exemple avec ce « One girl/one boy »
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!!! – Louden up now – 2004

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Les fous furieux de !!! déboulaient en 2004 avec l’album « Louden up now  » toujours aussi barge et passionnant aujourd’hui comme en témoigne ce « Pardon my freedom » explosif.
https://youtu.be/WG_bLkAuqPo

Baxter Dury – Prince of tears

Baxter Dury – Prince of tears – 2017

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Sur la pochette de l’album, Baxter Dury semble en bien mauvaise posture, perdu au milieu du désert, en train d’escalader une dune de sable. Mais si l’on retourne l’objet, c’est pour le voir les 4 fers en l’air, battant des jambes, la tête enfoncée dans le sable. On mesure alors l’auto dérision du personnage, l’humour dont il est capable. Pourtant quand on est le fils de l’auteur de « Sex, drugs and rock’n'roll« , quand ses quatre précédents albums, dont l’excellent « It’s a pleasure » de 2014, ont été unanimement salués par la critique,  on pourrait avoir tendance à se prendre au sérieux. Que nenni. Ce n’est donc pas avec ce nouveau « Prince of tears » que Baxter fils de Ian va commencer à se prendre la tête. Cependant, cet album semble beaucoup plus triste que le précédent.

En termes de mise en son, « Prince of tears » fait dans la simplicité et la sobriété sans jamais être dans la sécheresse. On remarque dès « Miami« , le premier titre, une énorme basse chaude et ronde qui sera présente sur tous les morceaux, la batterie simple et imperturbable, une guitare incisive mais jamais bavarde, des arrangements de cordes classes et soyeux, des nappes de claviers qui ne la ramènent pas et les voix, celle de Baxter Dury, en dandy décontracté, alternant le talk-over et un chant désabusé, et celles de Madeleine Hart et Rose Dougall omniprésentes, transformant de fait presque toutes les chansons en duos. C’est d’ailleurs Madelaine que l’on entend en premier sur l’album dans « Miami » donc, ouverture à la fois mélancolique et dilettante, charriant le soleil, le clinquant et l’ordure sous-jacente. Porté par une énorme basse répétitive comme dans un morceau disco tétanisé, une batterie métronomique et un motif de clavier, le titre accueille le chant parlé de Baxter Dury, M. Hart se chargeant des refrains. Viendront plus tard quelques nappes de claviers et de cordes. Le titre est imparable, à la limite d’un je m’en foutisme hyper classe et ironique. « Porcelain » est encore mieux, toujours basé sur une énorme basse , quelques traits de guitares, des notes de piano limpides, véritable écrin pour les voix féminines qui y ont la part belle. La profonde mélancolie de ce titre magnifique est rehaussée par des orchestrations de cordes amples et des claviers quasi spatiaux. Comment pleurer en apesanteur?   »Mungo » redonne quelques couleurs au disque mais le tempo plus rapide ne peut cacher très longtemps la tristesse. On retrouve ce son qui fait la marque de l’album et l’alternance des voix masculine et féminine. Le morceau conclut en beauté une triplette d’ouverture très réussie. Du coup « Listen » qui suit directement fait un peu pâle figure, non que le titre, assez sautillant, soit mauvais mais il semble plus anecdotique. Heureusement « Almond milk » conclut de la plus belle des façons la face A et me rappelle de façon insistante l’album « Feline » des Stranglers de 1982, pour la basse, pour le talk-over de cette voix grave, pour les claviers. Ce dernier étant un de mes disques chéris, inutile de dire que j’adhère.

« Letter bomb » qui ouvre la face A est une pochade, un truc pour déconner, on attendrait presque un éclat de rire à la fin. Faut bien se détendre. Passons. Etant un des rares morceaux sans voix de femmes, « Oi » est un titre bien décharné, sans orchestrations de cordes non plus, laissant bien seul le pauvre Baxter et son talk-over. Un morceau loin d’être inoubliable il faut bien le dire. Il faut attendre « August » pour que cette face prenne enfin de l’ampleur. Le titre renoue avec les réussites de la face A et avec les choix d’arrangements qui y ont été opérés. On se laisse porter par le balancement de cette déambulation, par le détachement du chant, la douce tristesse de l’ensemble même quand sur la fin, les claviers perdent un peu la boule. « Wanna » qui suit est une belle ballade tranquille qui sent la fin de soirée, les verres renversés et les lumières qui se rallument sur la salle désormais vide. « Prince of tears » fait entendre des guitares qu’on jurerait sorties de « Melody Nelson« . « Everybody loves to say goodbye » chante Madeleine Hart, « I’m the prince of tears » lui répond Baxter, superbe de chagrin magnifié par les violons. On comprend maintenant pourquoi ce disque est si triste!

Si l’album n’a pas la flamboyance de certains de ses disques passés, ni l’énergie du précédent, force est de constater que Baxter Dury a su transformer sa tristesse insondable en un album inégal mais troué de grandes réussites dans le registre d’une pop jamais plaintive, jamais pénible. En outre le détachement sied au personnage, classe même dans la peine. Baxter pépère?

À écouter: Miami – Porcelain – August

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Beck – Colors

Beck – Colors – 2017

Colors

 

Je me pince, je vais même jusqu’à me gifler à l’écoute du nouvel album de Beck. Il faut en effet absolument que j’en aie la certitude: suis-je éveillé ou dors-je? AÏE! Non je ne rêve pas! «Colors » donc. Des couleurs il y en a en effet, sur la pochette, dans les clips des titres de l’album, partout, en à plats vifs, même le vinyle est jaune. C’est dire si le concept est bien décliné!

Des couleurs on en trouve également tout au long des 10 titres de « Colors », le problème c’est que le jaune est jaunisse, le rouge vulgaire, que tout est clinquant, de mauvais goût, selon mes conceptions du bon goût s’entend!

Beck, depuis plus de 20 ans, nous a habitués à être là où on ne l’attendait pas, il suffit pour cela de parcourir sa discographie: pop, rock, folk, funk tout y est passé avec suffisamment de bonheur même si j’avoue avoir suivi ses travaux d’assez loin depuis « Midnite vultures » en 1999. Les couleurs étaient d’ailleurs déjà au premier plan sur cet album mais à l’époque Beck en avait fait un album de funk jouissif et inspiré. Ça giclait de partout, moite à souhait pour chauffer les pistes de danse. On en est loin avec ce « Colors » nouveau. Comment expliquer cette collection de titres emballés pour les stades, taillées pour les pires radios FM, ces chansons-produits sans âmes, aux rythmiques massues, aux choeurs façon « WOOOOO – OOOOH! » qu’on jurerait tout droit sortis du kop des Ultras, aux guitares tapageuses, aux refrains beuglés tous en-sem-ble TOUS EN-SEM-BLE??? Et qu’est-il arrivé à la voix de Beck? Qui a eu l’idée de ces effets indigestes, de cette réverbération affreuse?? Beck est-il devenu sourd? Je me perds en conjectures et pourtant l’évidence est là. Le disque est manifestement produit pour cartonner et il a des chances d’atteindre son but mais à quel prix!

Si encore, malgré l’emballage on pouvait déceler ça et là quelques compositions acceptables, d’où émergent derrière le gros son un peu d’émotion mais on est bien en peine d’y parvenir. Alors il faut se contenter de peu de choses, parce qu’il faut bien positiver un peu. Dans ce marasme, sauvons la courte intro de « Dear life » dont le piano sautille, la rythmique resserrée de « No distraction » et encore c’est pour être gentil et … et … et c’est tout en fait. Non désolé ce disque est affreux, insupportable. Toutes les chansons sont produites de la même façon mais on atteint des sommets de laideur sur « I’m so free » bouse intersidérale à laquelle il faut décerner le prix du pire refrain entendu depuis bien longtemps. On atteint également les cimes de la daubitude avec le single « Dreams » et ses « Oooohh oooh oooh «  infects. Même LA ballade du disque « Fix me » est d’une insipidité absolue et donne envie de pleurer … de consternation.

Alors puisqu’il faut trouver un bouc émissaire à ce naufrage volontaire, outre Beck, c’est en lisant les notes de pochettes que l’on trouve le nom du corresponsable, car ils s’y sont mis à deux pour pondre cette horreur. Allez je balance mon porc moi aussi, il a pour nom Greg Kurstin. Et c’est un dangereux producteur récidiviste car responsable ces derniers temps des sons entre autres de Foster The People (hum!), de Sia (aïe!), de Kylie Minogue (ouille!), de Shakira (Ouch!), d’Adèle (Bim!), de Katy Perry (AAARGH!), de Pink (Je meurs!) !! Eh ben voilà mon petit Beck, ça t’apprendra à fréquenter des cochons qui salopent tout, les couleurs c’est joli parfois mais pas quand on colorie avec son groin!

À écouter: Dear life – Dreams – I’m so free

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St Vincent – Masseduction

St Vincent – Masseduction – 2017

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« Masseduction » ou bien « Masses séduction » ou encore « Ma séduction »?? Certainement tout ça à la fois sur le nouvel album d’Annie Clark alias St Vincent. D’ailleurs la pochette réussit le tour de force d’être à la fois du plus grand mauvais goût, certainement dans le but d’attirer le regard du plus grand nombre, tout en étant, il faut bien le reconnaître, aussi brûlante et troublante que le rouge vif dominant. Il en va de même du contenu, concentré hyper actuel de rock à guitares trafiquées, d’électro pop, de new wave, jouant sur les contrastes tout au long de 13 morceaux sans fioritures, aux mélodies hyper efficaces et inspirées. Cet album sans concession aucune pourrait bien parvenir pourtant à son objectif: séduire les masses.

Pas besoin d’artifices pour faire tenir debout « Hang on me » qui ouvre l’album. Les leçons du maître Prince ont été ici merveilleusement retenues. Sur une boite à rythme décharnée, quelques arrangements discrets tissent un cocon dans lequel la voix d’Annie Clark fait des merveilles. Car ce disque sera celui d’une chanteuse au meilleur de sa forme, capable de passer d’intonations à la Kate Bush à la rugosité de Chrissie Hynde sans coup férir, d’affoler les pistes de danse comme de susurrer une ballade fragile et touchante. « Pills » débute comme une comptine de film d’horreur, une ritournelle répétitive avant de se transformer en grande chanson pop qu’Annie s’offre le luxe de briser au beau milieu avant une fin lyrique, osant même le solo de saxophone. « Masseduction » est un concentré de guitares torturées, trafiquées, striant l’espace de grondements inquiétants tout en restant une chanson pop accessible sur laquelle la voix d’Annie s’envole dans les aigus. « Sugarboy » est une cavalcade électro dérangée taillée pour les pistes de danse juste avant que ne déboule la grande « Los Ageless », immense tube au refrain irrésistible. Sur un mid tempo implacable, la voix se fait se fait caressante, entêtante et remporte la mise haut la main. Il ne reste plus qu’à porter le coup de grâce avec la sublime ballade « Happy birthday Johnny » qui pourrait fonctionner en mode piano/voix tellement la chanson provoque les frissons. La face A s’achève, l’auditeur est KO.

La face B est du même acabit, à l’exception peut-être de « Fear the future », un peu trop artificielle et éprouvante mais le reste vole à haute altitude. Que ce soit avec « Savior », merveilleuse pépite pop, qui n’est pas sans rappeler le dernier Chairlift, en particulier sur le refrain où la voix tournoie, puis avec « New York » superbe chanson d’amour dans laquelle un piano s’écoule jusqu’au refrain relayé par un violon discret. Sur la fière et épique « Young lover », la voix d’Annie atteint des hauteurs insoupçonnées pour laisser ensuite l’album s’achever dans la douceur de deux titres magnifiques. « Slow disco » tout d’abord avec ses arrangements de cordes et sa mélodie automnale, « Smoking section » enfin, empreinte d’une profonde mélancolie, aux arrangements amples et majestueux débarrassés de tout artifice, qui s’achève sur la phrase répétée comme à bout de souffle « It’s not the end ».

Et pourtant si, c’est la fin, mais je sais que je remettrai souvent le disque au début car, comme les bons vins, gageons que cet album se bonifiera encore en vieillissant.

A écouter: Los Ageless – New York – Pills

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