Beck – Colors
9 novembre, 2017 @ 1:03 Critiques albums 2017

Beck – Colors – 2017

Colors

 

Je me pince, je vais même jusqu’à me gifler à l’écoute du nouvel album de Beck. Il faut en effet absolument que j’en aie la certitude: suis-je éveillé ou dors-je? AÏE! Non je ne rêve pas! «Colors » donc. Des couleurs il y en a en effet, sur la pochette, dans les clips des titres de l’album, partout, en à plats vifs, même le vinyle est jaune. C’est dire si le concept est bien décliné!

Des couleurs on en trouve également tout au long des 10 titres de « Colors », le problème c’est que le jaune est jaunisse, le rouge vulgaire, que tout est clinquant, de mauvais goût, selon mes conceptions du bon goût s’entend!

Beck, depuis plus de 20 ans, nous a habitués à être là où on ne l’attendait pas, il suffit pour cela de parcourir sa discographie: pop, rock, folk, funk tout y est passé avec suffisamment de bonheur même si j’avoue avoir suivi ses travaux d’assez loin depuis « Midnite vultures » en 1999. Les couleurs étaient d’ailleurs déjà au premier plan sur cet album mais à l’époque Beck en avait fait un album de funk jouissif et inspiré. Ça giclait de partout, moite à souhait pour chauffer les pistes de danse. On en est loin avec ce « Colors » nouveau. Comment expliquer cette collection de titres emballés pour les stades, taillées pour les pires radios FM, ces chansons-produits sans âmes, aux rythmiques massues, aux choeurs façon « WOOOOO – OOOOH! » qu’on jurerait tout droit sortis du kop des Ultras, aux guitares tapageuses, aux refrains beuglés tous en-sem-ble TOUS EN-SEM-BLE??? Et qu’est-il arrivé à la voix de Beck? Qui a eu l’idée de ces effets indigestes, de cette réverbération affreuse?? Beck est-il devenu sourd? Je me perds en conjectures et pourtant l’évidence est là. Le disque est manifestement produit pour cartonner et il a des chances d’atteindre son but mais à quel prix!

Si encore, malgré l’emballage on pouvait déceler ça et là quelques compositions acceptables, d’où émergent derrière le gros son un peu d’émotion mais on est bien en peine d’y parvenir. Alors il faut se contenter de peu de choses, parce qu’il faut bien positiver un peu. Dans ce marasme, sauvons la courte intro de « Dear life » dont le piano sautille, la rythmique resserrée de « No distraction » et encore c’est pour être gentil et … et … et c’est tout en fait. Non désolé ce disque est affreux, insupportable. Toutes les chansons sont produites de la même façon mais on atteint des sommets de laideur sur « I’m so free » bouse intersidérale à laquelle il faut décerner le prix du pire refrain entendu depuis bien longtemps. On atteint également les cimes de la daubitude avec le single « Dreams » et ses « Oooohh oooh oooh «  infects. Même LA ballade du disque « Fix me » est d’une insipidité absolue et donne envie de pleurer … de consternation.

Alors puisqu’il faut trouver un bouc émissaire à ce naufrage volontaire, outre Beck, c’est en lisant les notes de pochettes que l’on trouve le nom du corresponsable, car ils s’y sont mis à deux pour pondre cette horreur. Allez je balance mon porc moi aussi, il a pour nom Greg Kurstin. Et c’est un dangereux producteur récidiviste car responsable ces derniers temps des sons entre autres de Foster The People (hum!), de Sia (aïe!), de Kylie Minogue (ouille!), de Shakira (Ouch!), d’Adèle (Bim!), de Katy Perry (AAARGH!), de Pink (Je meurs!) !! Eh ben voilà mon petit Beck, ça t’apprendra à fréquenter des cochons qui salopent tout, les couleurs c’est joli parfois mais pas quand on colorie avec son groin!

À écouter: Dear life – Dreams – I’m so free

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