posts de novembre 2017


Babyshambles – Shotter’s nation – 2007

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Je suis presque surpris d’apprécier finalement ce « Shotter’s nation » de 2007 des Babyshambles, Pete Doherty étant responsable d’un des plus mauvais concerts vus de ma vie. On entend ici des réminiscences des Clash, des Kinks, des Stones, que du 100% english of course. Doherty n’invente rien, n’est jamais génial mais s’inscrit dans la lignée des sales gosses du rock anglais avec talent comme sur ce « Delivery » ci-dessous dont on aurait bien tort de se plaindre:
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Thomas Azier – Hylas – 2014

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Avec « Hylas » en 2014, Thomas Azier, néerlandais qui vit à Berlin propose une musique techno froide et clinique que vient contrebalancer sa voix de crooner synthétique qui distille lyrisme et émotion sur des titres qui sortent grandis de cette alliance des contraires. Un album très contemporain et quasi sans faute comme sur le très impressionnant « Ghostcity » ci-dessous:
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Avia – I see that now… – 2001

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En 2001, le parisien Pierre Avia sortait « I see that now » son premier album. Rempli d’un trip hop faussement superficiel, essentiellement électronique, d’ambiances ouatées desquelles émerge un reggae comme étouffé, l’album finit par convaincre à la longue. Ces musiques souvent instrumentales semblent être la bande son d’un trip tropical et triste dont les étapes ne seraient que des aéroports. « Why should I cry? » ci-dessous:
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Kevin Ayers – Bananamour – 1973

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Après avoir été membre de Soft Machine avec Robert Wyatt, l’anglais Kevin Ayers se lance dans une carrière solo. « Bananamour » est en 1973 son 3ème album et une grande réussite même si méconnu du grand public. Balançant entre un glam rock sans les outrances qui peut faire parfois penser aux premiers Bowie d’avant Ziggy et des rock mid tempo inspirés, il est surtout bâti autour de sa pièce massive et centrale, monument de 8 minutes d’une liberté totale, au psychédélisme contrôlé et nommée « Decadence« , chef d’oeuvre des 70′s à entendre ci-dessous:

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Avi Buffalo – At best cuckold – 2014

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Les albums comme « At best cuckold » d’Avi Buffalo de 2014, dans lequel chaque chanson s’impose de façon évidente et donne l’impression qu’on l’a toujours connue, sont rares . C’est ce que j’appelle un « classique instantané ». Des compositions irrésistibles dans des écrins qui les mettent en valeur à renforts jamais lourdingues de cordes, de choeurs. On pense souvent au regretté Elliott Smith ou au Mercury Rev de l’époque « Deserter’s songs » en particulier sur « Memories of you » une des chansons que j’ai le plus écoutée cette année-là. Et Que dire de « Overwhelmed with pride », digne du meilleur Sufjan Stevens, belle à pleurer et qui le sera encore dans 100 ans? Ci-dessous:

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The Avalanches – Since I left you – 2000

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Avec leur premier album « Since I left you », les australiens de The Avalanches réalisent un disque-monstre. Incroyable collage, patchwork euphorisant, ils brassent mille influences. Ecouter ce disque c’est comme zapper les yeux fermés de chaines en chaines, de stations en stations et laisser le bruit du monde vous envahir. On entend de tout: musiques en tous genres, dialogues de films, bruitages,samples par dizaines … le tout sans aucune coupures entre les titres. « Two hearts in 3/4 time » en extrait ci-dessous:
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Etienne Daho – Blitz – 2017

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D’inquiétantes sirènes retentissent, puis une voix bilingue prononce ces mots: « Il y a une porte dans le désert, ouvre-la. Tu trouveras ici un autre paradis, un autre monde« . Ainsi débute « Blitz« , par le passage dans un autre univers, le 14ème album de l’immense Etienne Daho, celui qui, en plus de 35 ans de carrière a révolutionné à sa façon la pop d’en France, y digérant son amour de la musique anglaise, depuis les premiers Pink Floyd jusqu’aux Jesus and Mary Chain, sans jamais s’y soumettre et faisant sonner sans concession la langue française aussi bien (mieux?) que l’anglais qui règne pourtant sans partage sur le genre. Non Daho n’a aujourd’hui, à 61 ans, plus rien à prouver. Et pourtant il reste, physiquement et surtout artistiquement bien plus jeune que bien des jeunes déjà vieux parmi nos chanteurs, suivez mon regard. Et il possède ce plus, cette indicible classe qui lui fait transformer en or tout ce qu’il touche, se permettant même, sur une pochette trouble, d’apparaître tel un Marlon Brando mâtiné de Pierre et Gilles.

Alors « Blitz » est-il une bombe ou un pétard mouillé.? Daho a le goût sûr, une culture pop solide et sa maîtrise quasi totale de son art sont à l’origine d’une discographie sans faute. « Blitz« , non seulement ne déroge pas à la règle, mais se situe parmi les pics de sa production. Depuis « Les chansons de l’innocence« , le son s’est fait plus rock. Le disque, très produit, rappelle certains albums des Jesus and Mary Chain, quand les voix des frères Reid, se fondaient dans une brume de guitares sans que jamais, elles ne s’y perdent. Car Daho a trop l’amour des mots et de leurs sons pour les diluer dans un magma sonore. Les guitares sont donc très présentes, mais jamais envahissantes. Elles grondent, elles vrillent, se superposent et forment un écrin parfait pour le chant désormais hyper maîtrisé. Il suffit d’écouter « Les filles du canyon« , titre introductif, pour s’en persuader, cavalcade de western nocturne et fantastique, où de mystérieuses furies  féminines « pourfendent la nuit« , semant la désolation sur leur passage. Dans ce cauchemar éveillé, cinématographique au possible, Daho se hisse au niveau du meilleur de la pop anglaise. L’album démarre fort et ne faiblira quasiment jamais. L’autre motif récurrent est le psychédélisme qui apparait sous différentes formes tout au long du disque, depuis la fumée de la pochette jusqu’aux arrangements, guitares et orgue en tête venus droit des 60′s,  en passant par les thèmes abordés. . On ne compte plus les références aux dérives intérieures ou états seconds, ce sont les:   »célestes vapeurs; esprit ailleurs, flou; insomnie, quaalude, narcolepsie, contorsions cosmiques; poudre blanche, artificielles orgies; … » et bien d’autres qui confirment l’attrait de Daho pour cette musique et en particulier celle de Syd Barrett, premier cerveau des Pink Floyd. Psychédélisme omniprésent donc mais jamais mis en vitrine, simplement comme une composante, une influence parfaitement digérée et mise au service des chansons.

De ces douze chansons de « Blitz« , à peu près rien à jeter. Je suis cependant un peu moins client de « Voodoo voodoo« , de son ambiance rituel nocturne sur mélodie assez banale ainsi que de « Deep end » en duo avec Jade Vincent trop ouvertement estampillé psychédélisme sixties. Ces deux titres aux ambiances voisines, trainent un peu la patte, semblent laborieuses au regard du reste du disque, exceptionnel de qualité. En effet, on ne peut être qu’impressionnés devant cette inspiration sans failles, ces mélodies subtiles, ces arrangements à la classe internationale. Après « Les filles du canyon » déjà citée, « Chambre 29 » place le curseur très haut, pour un titre « chaud et léger » qui s’insinue petit à petit dans l’esprit pour ne plus en sortir, avec ses paroles mystérieuses qui sonnent comme jamais, jusqu’aux choeurs et claviers qui la maintiennent en apesanteur. « Le jardin » accélère le tempo et tape dans le mille: mélodie imparable, hyper accrocheuse, claps, riffs légers. En un mot: tube dans le plus pur Daho style, jardin aux vertus curatives, allégeant les peines et les soucis. « Les baisers rouges » commence par quelques accords dissonants avant qu’une basse liquide nous emmène sur une mer d’un calme absolu, d’une sérénité totale, « toutes voiles ouvertes avant garde » comme un manifeste en figure de proue. Mais on n’est pas revenu de ses joies car « Les cordages de la nuit » est un must et un nouveau tube célébrant la double appartenance franco anglaise de l’artiste. Si un orgue supporte les couplets, ce sont les guitares qui portent un refrain parfait où « le vent nous emporte, les esprits nous escortent » et les mots sonnent à la perfection. On connaissait déjà « Les flocons de l’été » peut-être un tantinet moins aventureux que les précédents titres du disque, dans lequel Daho laboure un terrain déjà connu, celui de la ballade sucrée qu’il sait rendre douce, légère comme du cristal. Mais c’est pour préparer un nouveau sommet avec « L’étincelle« , chef d’oeuvre ample et monumental dans lequel Daho chante de manière parfaite, les infidèles qui dissimulent dans la nuit leurs passions interdites. On ne voit pas qui aujourd’hui en France, peut produire une telle chanson, faite de vagues lentes, de montées de claviers d’une mélancolie absolue. C’est somptueux, du grand art. Ce sont à nouveau tous les plaisirs interdits qui sont célébrés dans « Hôtel des infidèles » aux arrangements de cordes classieux pour le plus gainsbourgien des titres de l’album. Les deux derniers titres vont achever toute velléité de résistance. « Après le blitz » où son introduction trompeuse va laisser place à la tension d’une batterie pilonnant sans relâche mais « régresse l’ombre quand le glaive est battu par l’esprit » chante Daho dans une atmosphère de fin du monde où les guitares en furie partent en vrilles. Il ne reste plus qu’à conclure. C’est chose faite avec « Nocturne« , une des plus belles chansons entendues depuis longtemps, digne du meilleur Léonard Cohen, épurée, rythmée par quelques cymbales discrètes et des pulsations de claviers.

L’annonce du début n’était pas trompeuse, c’est bien un autre paradis que ce « Blitz« . Mais ce n’est pas la fin du parcours, les derniers mots de « Nocturne » le disent: « Nous allons voyager, légers » avec et sans virgule. À ce niveau de qualité, au sommet de la pop, on n’a effectivement pas besoin de s’encombrer ni le corps, ni l’esprit.

À écouter – Les flocons de l’été -

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Autour de Lucie – Autour de Lucie – 2004

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« Autour de Lucie » en 2004 est le dernier album du groupe avant une coupure de 10 ans. Même si je le trouve un tantinet moins à mon goût que les deux précédents, comment ne pas reconnaître sa qualité, la maîtrise dont il est la preuve de la aprt d’un groupe qui ne s’est jamais fourvoyé. C’est précieux dans un pays où on adule des Saez et des Vianney, entre autres! Quant à « La grande évasion » ci-dessous c’est une invitation au grand large :
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Autour de Lucie – Faux mouvement – 2000

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En 2000 avec ce « Faux mouvement » pourtant hyper contrôlé, Autour de Lucie prend tous les risques et signe sans doute son meilleur album, en brisant l’image du groupe pop mélancolique. C’est pourtant dans ce registre qu’ils signent le majestueux mouvement de houle de « Je reviens » et ses somptueux arrangements de cordes. Une des meilleures chansons françaises ci-dessous:
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Autour de Lucie – Immobile – 1997

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Avec « Immobile » en 1997, Autour de Lucie avance à pas de géants. Ce deuxième album est en effet supérieur en tous points au premier et confirme tous les espoirs. Cette pop aux mélodies évidentes et mélancoliques place le groupe dans le peloton de tête du genre en France. Exemple ci-dessous avec « Sur tes pas »:
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Autour de Lucie – L’échappée belle – 1994

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Autour de Lucie sort en 1994 son premier album « L’échappée belle ». C’est une jolie collection de chansons pop, douces amères et fragiles auxquelles on peut cependant reprocher d’être un peu trop sages. La voix de Valérie Leulliot imprime sa couleur au groupe qui révèle un vrai potentiel comme sur sur « L’accord parfait » ci-dessous:
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The Auteurs – How I learned to love the bootboys – 1999

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Moins flamboyant que « New wave », ce « How I learned to love the bootboys » de 1999 de The Auteurs recèle tout de même quelques très bons titres de pop anglaise à l’image du titre éponyme ci-dessous:
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The Auteurs – New wave – 1993

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En 1993, « New wave » de The Auteurs va m’aider, avec les romans de James Ellroy, à supporter l’ennui du service militaire pourtant près de sa fin. La pop anglaise à son sommet est au rendez-vous de ce premier album en forme de coup d’éclat. Quand on pense que bientôt, dans ces années-là, certains se battront pour savoir qui de Blur ou d’Oasis est le meilleur groupe anglais! The Auteurs les surclasse tous en roue libre. Jamais les frères Gallagher n’ont écrit des morceaux de la trempe de ce « How could I be wrong » ci-dessous qui respire la classe:
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Aufgang – Aufgang – 2009

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Musique classique, électronique, jazz? Impossible de classer le premier album de ces trois musiciens français qui avec deux pianos et des machines proposent en 2009 sur « Aufgang » un voyage sonore époustouflant de maîtrise, de vertiges et de beauté. Un exemple avec le cinématographique « Channel 7″ ci-dessous:
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Au revoir Simone – The bird of music – 2007

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Même si on monterait bien en voiture avec elles, c’est bien Au Revoir Simone qu’il faut dire. En 2007, les trois musiciennes débarquent avec un album magnifique « The bird of music ». Voix éthérées, compositions mi-miel, mi-citron, synthétiseurs et boite à rythmes, on n’est pas étonné qu’elles aient été choisies par David Lynch pour figurer au générique de fin (désormais mythique) d’un épisode de Twin Peaks saison 3 avec le sublime « Lark » ci-dessous:
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Natacha Atlas – Halim – 1997

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En congé de son groupe Transglobal Underground, la chanteuse Belge d’origine égyptienne sort un album solo en 1997: « Halim ». Elle y poursuit son travail de mariage des cultures occidentales et orientales en mariant avec bonheur instruments traditionnels orientaux et occidentaux. Sa musique touche les jambes et la tête et l’album est une grande réussite commme sur l’excellent « Amulet » ci-dessous:
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At The drive-in – Relationship of command – 2000

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Pour appréhender « Relationship of command » du groupe américain At The Drive-In sorti en 2000, il faut imaginer un Cure hardcore. Cure pour la noirceur mais hardcore pour le déluge de guitares dans des chansons aux structures complexes d’une violence inouie. Ecouter cet album est un trip, un effort physique, une expérience sonore inédite. Il faut écouter ce chant halluciné, sauvage voire même possédé qui rappelle par son timbre Brian Molko de Placebo. Un grand disque radical. Le presque pop « One armed scissor » ci-dessous:
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Asyl – Petits cauchemars entre amis – 2006

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Ce « Petits cauchemars entre amis » du groupe Asyl est sorti en 2006. Je n’écoute pas ça tous les jours loin s’en faut, peut-être parce que l’influence de Noir Désir est trop criante. Mais on peut apprécier l’énergie, les guitares tranchantes et les paroles rentre dedans. « La fille d’à côté » ci-dessous illustre bien la tonalité générale de l’album:
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Aston Villa – Strange – 2002

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Avec « Strange » en 2002 le groupe français Aston Villa remporte un vrai succès public. Rien de bien révolutionnaire sur cet album dont le plus étonnant est la pochette. Un bon album de rock français, de qualité, sans plus. Ce n’est pas complètement ma tasse de thé. « Le chien » ci-dessous donne une bonne idée de la tonalité de l’ensemble:
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Asgeir – In the silence – 2013

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Un beau jour de 2013, débarque sur ma platine cet album d’un inconnu venu d’Islande et nommé Asgeir. « In the silence » est un coup d’essai et de maître. Asgeir renouvelle le folk en le drapant d’arrangements aussi discrets qu’électroniques, de l’électro folk donc, tout en écrivant des mélodies belles à tomber. Rajoutez-y sa voix d’une pureté céleste et vous avez un des grands albums de ces dernières années. Témoin ce « Summer guest » qui n’a rien à envier aux plus grands titres de Simon and Garfunkel, en live ci-dessous:
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