Foxygen – Hang
3 février, 2017 @ 10:12 Critiques albums 2017

Foxygen – Hang – 2017

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Voilà un album sacrément ambitieux! Pas par sa longueur, il ne comporte que 8 titres, 4 par face, mais déjà par les impressionnantes sections de cuivres, de cordes et de bois convoquées. Pas moins de 40 musiciens oeuvrent ici en plus des 4 membres du groupe qui s’était révélé en 2013 avec le formidable « We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic » dans lequel ils entreprenaient de revisiter les années 60/70. Foxygen se paie donc une super production en Technicolor pour ce 3ème album « Hang« . Le cinéma est d’ailleurs omniprésent tout au long du disque, évoquant tour à tour, la comédie musicale ou encore le mélodrame.

C’est cependant par l’excellent et radieux « Follow the leader » que débute l »album à grands renforts de cuivres très 70′s. Le titre, hyper orchestré, ne sombre jamais dans la lourdeur ni l’emphase, ce qui ne sera pas toujours le cas tout au long du disque. Un début fracassant donc avant « Avalon » (rien à voir avec Roxy Music) et son ambiance cabaret 30′s qui terminerait sa course à Broadway dans les 50′s. L’ambiance est toujours aussi gaie, le tempo s’accélère le temps d’une sarabande, les choeurs sont parfois un peu pesants mais le coeur est léger. Le niveau monte de quelques degrés pour un des meilleurs titres à savoir « Mrs Adams » dans lequel le chanteur Sam France fait des merveilles passant de l’apaisement à l’énergie la plus brute. Les montées de cordes et de cuivres sont fantastiques, et on se croirait revenus à la grande époque des Stones sur la fin du morceau. J’ai plus de réserves sur le pourtant très ambitieux « America » mais qui n’évite pas l’indigestion en particulier dans la première partie du morceau avant de s’alléger, de trouver son rythme de croisière et de nous enchanter sur la fin.

C’est Dylan qui est convoqué sur « On lankershim« , mais un Dylan symphonique pour un morceau de facture plus classique, aux arrangements beaucoup plus légers, qui renvoient directement aux 70′s. « Upon a hill » commence comme du Divine Comedy, hyper classe, aux arrangements superbes d’une mélodie léchée puis accélère curieusement pour finir encore une fois comme la bande son d’une comédie musicale. Ce n’est pas la première fois que le groupe, sur cet album, opère des virages radicaux en plein milieu d’un morceau, pour un résultat surprenant  mais pas toujours plaisant pour l’auditeur que je suis. Aucune faute de goût par contre sur l’impressionnant « Trauma« . Le ton se fait mélancolique, mais une mélancolie sur grand écran, lyrique et somptueuse où les cordes et les cuivres se répondent par grandes envolées jusqu’à ce qu’un solo de guitare grandiose enveloppe le tout. C’est par le grandiloquent « Rise up » et ses roulements de tambours que se termine le disque. Un titre en trois vagues successives, qui après un départ un peu trop emphatique, s’apaise avant un final tonitruant tout de cordes, de cuivres et de guitares poussées au maximum.

Ambitieux donc que ce « Hang« . Foxygen se donne les moyens de son ambition qui aurait fait flop sans la force et la complexité des compositions. L’album n’évite pas toujours le gras mais ne s’y vautre jamais trop longtemps. Une belle bouffée de Foxygen (facile mais j’ai pas pu résister).

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