Tindersticks – The waiting room
26 janvier, 2017 @ 10:30 Critiques albums 2016

Tindersticks – the waiting room – 2016

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Déjà plus de 20 ans qu’un des groupes les plus classes de la planète, les Tindersticks déroulent leur musique à la fois lyrique et mélancolique. Au fil des albums, sans jamais se fourvoyer, le groupe a gagné en maturité, en équilibre sans changer la formule gagnante qui fait son succès depuis les débuts. Les cuivres, les cordes, les pianos majestueux sont toujours là emmenés par la voix fabuleuse de Stuart Staples. Le nouvel album « The waiting room » joue la sobriété, les envolées lyriques se font rares, les arrangements dépouillés au service de chansons toujours irréprochables. La face A de l’album est quasi parfaite (pourquoi quasi?). L’instrumental « Follow me » (avec joie!) plante le décor de façon somptueuse, on est au cinéma, durant la veillée d’un western crépusculaire sous un ciel étoilé. « Second chance man » démarre avec cette extraordinaire voix accompagnée d’un semblant de basse, d’un piano famélique et c’est beau à pleurer. La chanson va crescendo accueillant guitare, cuivres puis retrouve le calme au final. Comment faire mieux? Avec « Were we once lovers« , l’exceptionnel morceau suivant. Tout y est, mélodie imparable, arrangements plus classe tu meurs, envolée du refrain, basse ultra présente, cordes, orgue, grands traits de guitare et frissons garantis. Pas le temps de se remettre qu’on est cueillis par les cuivres en avant de « Help yourself« , titre plus complexe et moins évident de prime abord mais qui tient parfaitement son rang dans cette face de haute volée qui se termine par une splendeur absolue « Hey Lucinda » en duo avec Lhasa. Les clochettes d’introduction installent une ambiance de conte de Noël sur laquelle Stuart Staples vient sussurer de la voix la plus suave du monde. La chanson est tellement belle qu’elle peut tout se permettre, même les silences. Une face A stratosphérique qui n’aura pas pris une ride dans 20 ans. Mais la face B démarre sur les mêmes bases avec à nouveau un instrumental et ses bruits de casseroles au début, que l’on retrouvera avec la pluie sur « Planting holes ». « Fear of emptiness » est encore un voyage quasi cinématographique. L’album se terminera d’abord par « We are dreamers » tout en tension dramatique et surtout par le magnifique et apaisé « Like only lovers can » comme aboutissement d’un voyage sonore d’une beauté et d’une intensité époustouflantes.
Les Tindersticks sont en tournée en France pour ceux qui fuient la vacuité clinquante de Coldplay ou les vocalises formatées et sans âme d’Adèle

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