The Last Shadows Puppets – Everything you’ve come to expect
26 janvier, 2017 @ 9:56 Critiques albums 2016

The Last Shadows Puppets – Everything you’ve come to expect – 2016

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Une chose est certaine, nos deux compères des Last Shadow Puppets connaissent leur pop anglaise sur le bout des doigts. Des Beatles au Kinks, en passant par les Smiths et bien sûr, David Bowie, référence incontournable. Ecriture pop classique, tapis de cordes, guitares tranchantes, voix doublées et crâneuses sont la marque de cet album. Album auquel il est difficile de reprocher quoi que ce soit d’ailleurs. Le savoir-faire est indéniable, les mélodies assez accrocheuses mais cependant si la copie est bonne, elle n’est pas brillante. Ce qui sépare Last Shadow Puppets de ses modèles c’est tout simplement le génie. Derrière l’apparente perfection de ces chansons bien troussées il n’y a pas beaucoup d’émotions, pas de chair de poule. Pour un « Aviation » placé en introduction, le grand titre de l’album, qui, à grands renforts de cordes mélodramatiques, a tout du classique pop intemporel, ou encore ce « Bad habits » rageur où tous les instruments vous sautent à la gueule accompagnés par les cris de sauvage des chanteurs, combien de morceaux qui respectent parfaitement la recette que ce soit pour les arrangements, parfaits, ou les mélodies mais qui manquent singulièrement de coeur, d’âme, de tripes ou de je ne sais quoi qui puisse nous faire chavirer? Irréprochables donc « Miracle aligner« , « Dracula teeth » ou encore « Element of surprise » et « Pattern« . Irréprochables mais tellement scolaires et appliqués. Il leur manque la félûre, la lézarde qui touchent dans le mille l’auditeur. C’est parfois même l’ennui qui prend le pas comme sur ce « Used to be my girl » anecdotique, un « She does the woods » trop sage et le slow final si ennuyeux « The dream Synopsis« . Mention spéciale cependant à « Everything you come to expect » dont le côté bancal fait tout le charme et à « Sweet dreams, TN » et son côté grandiloquent assumé.
Alex Turner et Miles Kane sont de bons élèves, qui ont parfaitement assimilés les notions de base et réalisent avec ce deuxième album du groupe un produit de qualité. C’est quand ils oseront vraiment briser les codes et pousser la pop anglaise dans ses retranchements, en un mot, prendre des risques, qu’ils seront alors à la hauteur de leurs illustres ainés.

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