Mogwai – Atomic
26 janvier, 2017 @ 11:17 Critiques albums 2016

Mogwai – Atomic – 2016

cf0c9bb0-9b59-0133-6a36-6abd18460c90

Aux Nuits Sonores de Lyon, Mogwai a joué l’intégralité de son nouvel album « Atomic » sur fond de montage d’images retraçant l’aventure de l’atome dans ce qu’elle a de plus horrible mais aussi dans ses avancées les plus bénéfiques pour l’humanité. Ce n’est pas pour rien qu’en exergue de l’album on peut lire cette phrase « You’ll hear such hope in this brilliant music by Mogwai. But you’ll hear the abyss too. Paradise, and its loss« . Autant dire de suite que ce fut un des plus grands concerts que j’aie vu par la puissance de la musique et sa façon parfaite d’illustrer le concept de la radioactivité et de ses conséquences. Mogwai sur scène dégage une telle impression tellurique que c’est avec sidération que l’on se laisse emporter. Le groupe réussit sur cet album instrumental, comme souvent chez eux, le pari d’exprimer à la fois toutes les angoisses que peut susciter le nucléaire mais également les espoirs que l’on peut placer en lui dans divers domaines d’application.
L’exceptionnel « Ether » ouvre le disque, un instrumental rayonnant emmené par des cors d’harmonie sur un ruissellement de notes cristalines avant que les guitares et une batterie énorme emportent le tout. Fantastique ouverture. Les titres sont sans ambiguité en ce qu’ils renvoient à des événements liés à l’aventure de l’atome « U-235; Pripyat; Little boy; Fat man ». C’est cependant avec le plus électronique « Scram » que l’album se poursuit et c’est encore une fois superbe. On sent l’influence de Kraftwerk magnifiée par le lyrisme des claviers et des guitares. Le très sombre « Bitterness centrifuge » surprend moins contrairement aux pulsations électroniques de « U-235 » que des nappes de clavier se chargent d’élever pour notre plus grand bonheur. Mogwai se renouvelle et c’est une réussite. Les bourdonnements de « Pripyat » (la ville voisine de la centrale de Tchernobyl) expriment on ne peut mieux l’idée que l’on peut se faire de cette zone contaminée. C’est avec les notes de piano en écho de « Weak force » que débute le disque 2. L’atmosphère est toujours dans un subtil équilibre entre une pesanteur inquiétante et une forme de légèreté portant l’espoir. « Little boy » poursuit dans cette veine sombre avant l’apaisé « Are you a dancer? » et ses violons tournoyants. « Tzar » sillonne des chemins plus balisés par Mogwai avec son déluge de guitares final. L’album se termine en beauté avec « Fat man » et ses coups sourds en ouverture sur lesquels viennent ensuite s’égrener quelques notes de piano limpides que ne réussiront pas à faire taire des guitares grondantes éparses. Seul l’écho de ces notes subsistera jusqu’à la fin.
L’écoute de « Atomic » est éprouvante d’un seul trait mais elle est aussi réjouissante par sa profondeur et sa richesse. Les images qui l’accompagnent, loin d’en être une simple illustration, lui sont complémentaires.

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube
-galettesvinyles
rss pas de réponses

Laisser un commentaire

Listecds |
Projet Ouroboros |
Kim Wilde 2017 / MiniKim |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Graines de son
| Lerapetsonevolution
| Clipfr