Michael Kinawuka – Love & hate
26 janvier, 2017 @ 12:36 Critiques albums 2016

Michael Kinawuka – Love & hate – 2016

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Ce n’est pas tous les jours que je tombe sur un classique instantané. « Love and hate » le 2ème album de Michael Kinawuka (que je ne connaissais pas) en est un. Comme son titre l’indique, c’est un disque qui a le contraste pour fil conducteur. Michael Kinawuka a digéré ses influences, essentiellement la soul, le gospel voire le blues, les a faites siennes pour proposer une musique complètement personnelle tout au long des 11 titres absolument parfaits de ce disque qu’on écoutera encore dans 30 ans.
Le premier titre est une claque absolue, une chanson extraordinaire de 10 minutes, d’ores et déjà le titre de l’année, car on n’affronte pas « Cold little heart« . Si la voix, qui n’arrivera qu’au bout de 5 minutes d’une intro fantastique, reste soul, le morceau n’est pas sans rappeler le Pink Floyd de « Shine on you crazy diamonds« . La progression du morceau, entre cordes, nappes de synthé, choeurs, guitare cristalline, fout encore les frissons à la 50ème écoute.. La mélodie est déchirante de beauté, la chanson parfaite du début à la fin. Après un tel début, difficile de maintenir le niveau, et pourtant Michael Kinawuka va relever le défi haut la main. Le revendicatif « Black man in a white world » devrait être un tube, mâtiné de claps et de gospel, le tout sur une rythmique teintée d’afro beat. Irrésistible. Et que dire de « Falling » slow à tomber amoureux, supérieur à « Everybody hurts » de REM, c’est dire? Au fur et à mesure que l’album avance, on guette le faux pas, il ne viendra pas. Ni avec « Place I belong » et ses choeurs 60′s et psychédéliques, encore moins avec l’incroyable « Love and hate« , véritable chanson à double détente, assise sur son motif répétitif de choeurs, qui dans sa seconde partie est propulsée par des cordes et un chant absolument phénoménaux. L’enlevé « One more night » et sa basse ronde sur voix granuleuse précède l’extraordinaire quatuor de ballades mid tempo qui vont clôre le disque. Du sublime « I’ll never love » en passant par « Rule the world », ses choeurs féminins et ses cordes, « Father’s child » et son piano jusqu’à « The final frame » qui débute comme un blues pour finir par un solo de guitare.
Michael Kinawuka réussit ce qui est la marque des grands, un album solidement ancré sur des références classiques qu’il réussit à renouveler, à transcender, pour proposer un disque qui peut plaire à la fois au grand public et à l’amateur exigeant: un classique donc. La musique noire américaine irrigue ce disque qui pourtant intégre des éléments spécifiques à la pop music blanche. Au final, cet album ne ressemble à rien d’autre qu’à lui-même et pose un jalon incontournable.

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-galettesvinyles
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