DJ Shadow – The mountain will fall
26 janvier, 2017 @ 11:23 Critiques albums 2016

DJ Shadow – The mountain will fall – 2016

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Il est toujours difficile de se remettre d’un premier album que tout le monde considère comme un chef d’oeuvre indépassable. En même temps, peu peuvent se targuer d’être les auteurs d’un chef d’oeuvre indépassable ! En 1995, avec « Endtroducing » DJ Shadow met tout le monde à genoux avec un disque qui n’a pas pris une ride aujourd’hui, majoritairement composé de samples dans de longs instrumentaux envoûtants. Pour ceux qui ne le connaissent pas, jetez une oreille pour voir sur « Building steam with a grain of salt » ou encore « Midnight in a perfect world », véritables bijoux instrumentaux. Depuis, DJ Shadow a délaissé en partie les samples, pour explorer de nouveaux horizons comme dans ce 5ème album à la pochette délicieusement rétrofoudroyante « The mountain will fall ».
On retrouve donc Josh Davis de son vrai nom, en grande forme sur un album vers lequel je reviens inlassablement tant il recèle de moments intenses et étonnants, d’autres plus pénibles aussi il faut l’avouer mais qui restent minoritaires.
Le premier des deux disques est d’un niveau impressionnant. L’inaugural et instrumental morceau éponyme force l’admiration. Après une introduction en nappes synthétiques, un hurlement lance des beats lourds, zébrés plus loin par des éclairs sonores façon SF. Juste derrière, en duo avec le rappeur Run The Jewel, « Nobody speak » est un incroyable mélange de musique de western spaghetti et de hip hop, traversé de cuivres puissants et profonds. Grand morceau. « Three ralphs » et sa voix fantomatique et inquiétante (Are you ready ? To die?) sur des rythmes brisés et hachés se termine dans un ressac de notes éparses de piano. Tout est dans l’atmosphère. Mais c’est sans doute avec « Bergshrund » que DJ Shadow atteint le summum. Cet instrumental somptueux est le diamant noir de cet album déjà réussi à ce stade. Les craquements de « The sideshow » rappellent la passion de Shadow pour les vinyles et Les Beasties Boys et le disque se termine par le difficile et menaçant « Depth charge » à ne pas mettre entre toutes les oreilles.
Le deuxième disque est plus inégal. La curieuse leçon de « Mambo » est plus irritante qu’autre chose, « California » fatigue à bombarder l’auditeur de beats bourrins tout comme « Ghost town » et ses accélérations de rythme incongrues. Heureusement, le plus jazzy « Ashes to oceans » avec ses bruits de vagues et une trompette lunaire, « Pitter patter » qui aurait cependant pu gagner en simplicité mais porté par une voix féminine Lynchienne et surtout « Suicide pact » qui, placé en fin d’album, est effectivement à bout de souffle, relèvent le niveau.
Pas un nouveau chef d’oeuvre donc que ce « The mountain will fall » mais un disque suffisamment intense, riche et surprenant pour faire oublier ses quelques scories.

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