Black Mountain – IV
26 janvier, 2017 @ 10:04 Critiques albums 2016

Black Mountain – IV – 2016

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Impressionnant 4ème album de Black Mountain, certainement leur meilleur. A l’image de la pochette, le disque est bien ancré en terre mais sa tête est dans l’espace, l’espace des 70′s. Si le tout début de « Mothers of the sun » laboure le sillon de Black Sabbath, il oscille rapidement vers le cosmos, porté par les voix planantes qui se répondent et un orgue omniprésent sur une pulsation lente. Virage toute sur « Flying saucer attack » qui renvoie de façon nerveuse aux premiers Siouxsie and The Banshees. Mais l’album est avant tout basé sur d’immenses pop songs que sont « Defector » dont le refrain renvoie au « Money lust » de Pink Floyd, « Constellations » et son riff imparable que des claviers venus d’un film de SF propulsent au sommet et entre lesquels deux voix se répondent sur une mélodie plus que parfaite mais aussi « Cemetery breeding » aux arrangement d’une richesse inouie. Entre ces sommets mélodiques, la ballade en or massif « Line them all up » démarre sur une guitare acoustique avant de décoller sous un déluge de cordes, le difficile « (Over and over) The chain » suspend d’abord son vol, planant sur des vents solaires 3 minutes durant avant de faire du rase-mottes au-dessus d’un paysage dévasté alors que « Crucify me » multiplie les faux départs.
L’album se termine par le morceau qu’on pouvait attendre de Pink Floyd depuis « Shine on you crazy diamond » et qui n’est jamais venu. Les 9 minutes de « Space to Bakersfield » débutent en écho à « Space oddity » de Bowie (Space to Bakersfield / Are you listening?), voix masculine et féminine ensemble, nappes de claviers stratosphériques, batterie élémentaire puis le voyage interstellaire sans retour commence. On suivra ensuite le groupe explorer les galaxies sur un SOLO de guitare de plusieurs minutes (que même je pensais que ça n’existait plus) juste complètement addictif tellement c’est bien. Un dernier (Are you listening?) pour la forme tellement Bakersfield est loin et l’album s’achève. Le retour à la terre ferme est difficile tant cet album réussit le tour de force de réunir l’amateur de heavy metal des 70′s (à dose très parcimonieuse tout de même), les envapés fans de Pink Floyd et l’amateur de rock indé exigeant alliant une puissance rythmique impressionnante, la capacité de s’élever de manière légère et fluide et des trouvailles mélodiques enthousiasmantes. On y retourne!

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