Archive – The False Foundation
26 janvier, 2017 @ 11:10 Critiques albums 2016

Archive – The False Foundation – 2016

archive

A la fin des 90′s, Archive a sorti un album fantastique appelé « Londinium», un des meilleurs du trip hop porté alors par Massive Attack et Portishead. Depuis, le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont pas chômé car voici avec « The false foundation » leur 12ème album. On ne peut pas dire non plus qu’ils se soient reposé sur leurs lauriers. Le groupe est en effet en perpétuelles évolution et recherche qui les ont fait passer par le rock progressif mâtiné de Pink Floyd. Même si le groupe a tendance à l’emphase parfois, malgré certains creux et lourdeurs inévitables avec une telle production, le niveau a toujours été élevé et chaque album recèle ses perles.
Nouveau virage aujourd’hui. La couleur sonore de ce disque se rapproche fréquemment d’un rock à la fois industriel et truffé d’expérimentations électroniques, le tout sur des rythmes souvent frénétiques et puissants, telles des machines turbinant incessamment, et conservant des propensions au vol plané vers la stratosphère, en tout cas sur ses plages les plus calmes.
L’album est inégal mais comporte à partir du 2ème morceau, l’incroyable et hypnotique « Driving in nails », un carré magique digne de celui de Platoche et consorts. 4 morceaux sur les 10 que comptent l’album, placés à la file indienne atteignent de véritables sommets, alors que les 6 autres sont soit banals ou franchement des purges. Dans cette dernière catégorie, je place « Sell out » et « The weight of the world » tellement looooongs et désagréables, le premier pour sa platitude et sa lourdeur, le second pour sa mélodie affreuse qu’on imagine bien chantée à tue tête et le poing levé.
Il faut donc passer le « Blue faces » d’introduction avec sa première moitié piano/voix assez ennuyeuse et sa fin assommée par une batterie pachydermique pour lancer à la queue leu leu « Driving in nails/The pull out/The false foundation/Bright lights », extraodinaire ensemble de titres enchainés, s’imbricant à la perfection, avec ses montées (les fins de « Driving in nails » et « The false foundation) d’une intensité sonore et d’une beauté très noire, et ses moments de calme aux arrangements technoïdes hyper travaillés « The pull out » jusqu’au magnifique « Bright lights » qui clôt la face B. Ces 20 minutes justifient l’achat de l’album par elles mêmes. On peut tout de même aussi jeter une oreille à « Splinters » qui est très réussi sans atteindre les splendeurs des 4 de tête.
Archive est certainement le Pink Floyd des années 2000, capable du pire de certaines lourdeurs qu’on peut trouver dans « The wall » parfois, mais aussi d’atteindre les cîmes de « The dark side of the moon ». Cependant il faut leur reconnaître ce goût du risque qui accouche parfois du pire mais surtout du meilleur.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

-galettesvinyles
rss pas de réponses

Laisser un commentaire

Listecds |
Projet Ouroboros |
Kim Wilde 2017 / MiniKim |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Graines de son
| Lerapetsonevolution
| Clipfr