Bonobo – Migrations – 2017

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En 2017, avec la sortir de son 6ème album « Migrations« , Simon Green alias Bonobo est plébiscité, sans doute avec raison. Cependant, j’ai toujours du mal de mon côté à apprécier pleinement sa musique. Comme son titre l’indique, « Migrations » propose un voyage, souvent instrumental, à travers les cultures et les influences. Bonobo ouvre son électro hyper ouvragée aux influences des quatre coins du globe, avec la présence de percussions, de sonorités orientales. On ne peut que constater le savoir-faire évident, le souci apporté à chaque son, travaillant jusqu’à sa texture avec précision. On note aussi la place plus importante qu’à l’habitude laissée au chant comme sur le très beau « Break apart » avec Rhye. Je reconnais tout cela et pourtant le disque peine à me captiver sur la longueur, se transformant en un bruit de fond, agréable bien sûr, mais assez lisse et ennuyeux, dont je perds jusqu’à la sensation même de la présence parfois. Il reste tout de même, ci-dessous, cet excellent « Bambro koyo ganda » mêlant chants marocains et l’électro, sommet du disque.

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Aldous Harding – Designer – 2019

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Aldous Harding est une artiste Néo-zélandaise et son fantastique 3ème album « Designer » tourne sur ma platine de façon quasi ininterrompue depuis le printemps. Impossible de se lasser de ces 9 titres aux airs de classiques instantanés, de cette voix douce et suave capable de monter dans les aigus et souvent doublée sur les refrains ou accompagnée de choeurs discrets de ses musiciens. Pas besoin de fioritures pour ces chansons TOUTES excellentes, qui n’ont besoin que d’apparats sobres et simples  et magistralement produites et mises en valeur par John Parish, bien connu pour son travail avec PJ Harvey. La tonalité générale est celle d’une musique pop folk où dominent la guitare acoustique et la voix d’Aldous Harding. Mais les titres sont en général enjolivés par des instruments aussi variés que la guitare électrique, le piano, quelques cuivres, des violons discrets dont les interventions tombent toujours à propos. On peut jeter une oreille sur ces 9 titres quasi parfaits mais attention c’est une drogue dure!

La face 1 déroule dans un enchainement parfait 5 titres absolument intouchables. De l’irrésistible et quasi pop « Fixture picture » au refrain enjoué, à la ligne de basse ronde qui ouvre le disque jusqu’au tubissime « The barrel » qui clôt la face 1, on passe par « Designer » tout en ruptures, qui accueille en son milieu un piano avant que des percussions ne l’agitent quelque peu. « Zoo eyes » ensuite avance avec assurance sur un couplet hyper sobre avant que la voix d’Aldous ne décolle vers des sommets célestes sur un refrain ouaté. Pas de répit ensuite avec la sublime perle folk qu’est « Treasure » On reste sans voix devant tant d’évidence pendant qu’Aldous double la sienne sur une mélodie à tomber. Pas de batterie sur un titre qui n’a besoin que de quelques notes de piano et d’une ou deux guitares pour nous saisir à la gorge. Extraordinaire leçon de simplicité pour un résultat époustouflant. Très grande chanson. Il ne reste à « The barrel » certainement déjà tube mondial qu’à achever le travail. Vous y entendrez sur une mélodie à l’évidence encore confondante tout ce qui fait l’art D’Aldous Harding et de son producteur John Parish qui savent que pour faire sonner une chanson il faut s’effacer devant elle et l’habiller du juste nécessaire. Du grand art pour une face 1 parfaite.

La face 2 sera beaucoup plus aride en particulier dans des choix d’arrangements bien plus dépouillés. En effet, il faudra attendre 5 minutes pour que le piano-voix du superbe « Damn » laisse un peu de place à une clarinette, un saxophone, une guitare pour un final instrumental d’une beauté apaisante.  La sombre ballade « Heaven is empty » n’admet qu’une guitare acoustique pour accompagner la voix quasi plaintive.   Mais c’est « Weight of the planets » qui retient l’attention qui, avec ses légères percussions nous transporte quelque part sous des Tropiques alanguis, allongé sur le pont d’un voilier par une nuit étoilée. Strié de traits de violons, porté par une basse arrondie, renforcée de choeurs masculins, la chanson, contrairement à ce que son titre laisse penser, est une ode magnifique à la légèreté, à l’oisiveté. Enfin sûre d’elle et de ses chansons, Aldous Harding conclut piano-voix sur le sublime « Pilot » qui n’a besoin de rien d’autre pour nous filer la chair de poule.

Après cette démonstration de composition, d’interprétation, cette réussite absolue, je le répète qu’est cet album il ne reste outre la fait de se repasser en boucle qu’à aller découvrir l’album précédent de la belle: « Party » sorti en 2017. Quoiqu’il en soit, ce « Designer »  est d’ores et déjà candidat pour le titre de meilleur album de l’année.

À écouter: Fixture picture – The barrel – Treasure

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